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 Ose me regarder en face. Si ce n'est pas mon regard qui te désarçonne ce sera mon sourire

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Ai Nanase
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MessageSujet: Ose me regarder en face. Si ce n'est pas mon regard qui te désarçonne ce sera mon sourire   Ven 20 Sep - 18:28





Ai Nanase

Signication : Ai signifie tristesse ou amour en fonction du kanji utilisé. Pour le prénom de Nanase, il s'agit de tristesse.
Âge : Vingt printemps, elle est née une nuit de Mai
Sexe : Jusqu'à présent elle est une femme
Nationalité : Japonaise
Orientation : On ne demande pas cela à une jeune femme !
Groupe : Le Saint ordre des Alkystes
Rang : Qwaser




Innocence

Taux de résonnance : 65%

L'Aile du Séraphin, est une innocence de type équipement. Sous sa forme inactive, il n'est qu'un éventail doré orné de plumes blanches. Mais lorsque Ai fait appel à elle, le manche s'allonge pour atteindre la taille d'une lance. Les plumes deviennent plus imposantes et ressemblent à une aile d'oiseau. Grâce à son arme, Ai peut maîtriser les molécules d'eau contenues dans l'air.
Cinq attaques constituent l'Aile du Séraphin : Le vent du Nord qui permet de créer des pointes de flèches transparentes aux endroits où les plumes glissent et plus les offensives sont près plus elles sont destructrices ; le vent de l'Est qui sert à guérir les blessures légères ; le vent du Sud qui donne la capacité de courir dans le vide en rendant rigide l'air, Ai peut créer un passage sur son sillage pour seulement trois personnes mais le chemin disparaît au bout de quelques secondes ; et le vent de l'Ouest qui conçoit une protection d'air contre les coups directs.
La dernière attaque, la Rose des vents est une capacité pour augmenter le pouvoir des quatre précédentes. Cependant Ai ne sait pas encore bien l'utiliser et l'attaque améliorée est choisie au hasard. Ce qui donne souvent des résultats stupéfiants....



Physique.

Tu es assise dans ta chambre. Ton kimono ornée de fleurs roses ne fait aucun plis sous tes genoux. C'est comme cela que l'on t'a appris à t’asseoir. A toi, et aux autres. Tes cuisses te font doucement souffrir mais tu reste dans cette position inconfortable. Tes pieds sont bien petits par rapport à ceux des occidentaux. Tu es bien une fille du Levant : droite, les yeux baissés. C'est comme cela que l'on t'a appris à te taire. A toi, et aux autres.  

Ton corps est celui d'une femme féconde. A ton âge, tu aurais du voir la marieuse depuis longtemps. Tu serais prête à avoir des enfants. Tes mains seraient occupées et tu ne serais pas dans cette chambre.

Tu ne sais pas combien de temps tu es restée ainsi. Dehors, il fait nuit.

Tu relèves la tête. En face, une jeune femme te regarde. Elle a ton âge. Jeune. Même taille, moyenne pour ceux de l'Est, petite pour ceux de l'Ouest. Vos poitrines rebondies se soulèvent doucement, ceinturées par les tissus de soie. Ses cheveux sombres, attachés en un chignon piqué de fleurs, mettent en relief le visage blanc de poudre et les lèvres carmines. Avec légèreté, tu défaits la coiffure. Une cascade noir qui s'étale au sol. Les petites fleurs sont tombées sur tes genoux, se confondant avec ton kimono. Tu rejettes en arrière les mèches qui tombent sur le visage de inconnue. Puis, tu plonges une main fine dans un bol rempli d'eau et en ressort un tissu. Tu l’essores avant d'essuyer le maquillage de la jeune femme. La poudre de riz s'efface faisant place à une peau claire. Le rouge disparaît ne laissant que le rose des lèvres d'enfant.  Au coin du menton, un grain de beauté est visible.
Tu dévisages les traits de la jeune femme. Ses yeux sont bleus comme de l'eau de rivière, ses cils longs et sombres, sa bouche est trop petite, pas assez charnue, et son front trop large. Pourtant, toutes ces imperfections donnent une certaine beauté à ce visage. A ton visage.

Tu te lèves, ne laissant que le miroir vide.

D'un mouvement ample, tu défaits ta ceinture et les pans de tissus s'ouvrent frottant avant de tomber à tes pieds. Tu prends un peigne de nacre posé à même le sol, puis démêles ta longue chevelure qui caresse tes reins. Tu les attaches avec un lien blanc, emprisonnant tes mèches rebelles pour qu'elles ne te gênent pas. Deux pinces dorées coincent les cheveux encadrant ton visage.
Tu vas chercher de nouveaux habits dans un meuble en bois. Tu en sors un Samue blanc et un Hakama pourpre. Tu les enfiles, ainsi qu'une paire de Tabi.

Puis doucement, tu t'accroupis, et sors de dessous une latte du plancher un éventail à plumes. D'une main, tu ouvres la porte coulissante et sors. De l'autre tu tiens une petite lanterne où deux papillons se cognent.  

Caractère.

Tu es quelqu'un de simple. Tu n'es pas difficile, ne demande jamais rien. D'ailleurs à quoi cela servirait ? Tu es serviable, aimable et douce. Tu as toutes les qualités pour devenir une jeune femme à marier. Pourtant, tu ne l'es pas. A ton âge, tu devrais alors pourquoi ? Parce que tu as choisi une autre voie. Celle du combat et des guerres saintes. Tu le fait par dignité, mais tu ne peux pas oublier les règles que l'on t'a si souvent répétées.

Reste droite.

Tu as été élevé dans la dignité, le respect des anciens et des vieilles religions. Tu ne croies pas en ce dieu tout puissant qui régit le monde car tu sais que se sont les ancêtres qui te donnent le chemin à suivre, que se sont les kappa qui protègent le fleuve et le shirokinakatsukami qui mange les rêves. Tu ne démords pas de tes opinions mais le ton de ta voix reste toujours doux. Tu n'élèves pas la voix, même si tu es en colère.

Ne froisse pas tes habits.

Tu l'as compris bien assez tôt, tout passe par la beauté pour une jeune femme. Mais que tu sois laide ou belle tu seras femme de marchand ou de paysan. Tu as trouvé mieux. Tu es devenue Geiko. Tu as tout dans cette profession. De beaux habits, du maquillage, des miroirs de nacre, et tu rêves d'avoir une de ces petites choses occidentales qui sonnent l'heure en sifflant comme un oiseau. Mais que tu sois joyeuse ou étonnée, tu gardes toujours ce joli sourire sur les lèvres. L'occident, pour toi, synonyme de richesse, te fait rêver. Tu t’extasies devant toutes les choses de là-bas avant de te souvenir d'être neutre.

Marche avec de petits pas.

En ville ou à la campagne tu restes cette demoiselle, la tête haute. Tu es trop fière de ton rang, de ton origine. Tu défendras ton camp et ta famille quoi qu'il arrive. Tu n'abandonneras même si ta vie est en jeu. Car, la honte suffit à déchoir les plus nobles.
Ta plus grande peur, l'eau sûrement parce que tu ne sais pas nager.

Ne parle que lorsque l'on te l'a demandé.

Le propre d'une femme est de se taire quand il faut. Tu remplies admirablement cette tâche. Tu ne parles pas tant qu'on ne fais pas attention à toi. Tu sais aimer sans bruit, marcher sans bruit, parler sans mot et même pleurer sans sanglot. Tu es exactement ce qu'il faudrait à chaque homme ! Ha... pourquoi donc les femmes ne sont pas toutes ainsi... Hein, Ai ? Pourquoi ?
Peut-être que même toi tu ne peux t'empêcher de parler. Seulement tu le fais sans phrases. Tu le fais avec le regard et ton sourire qui reste toujours sur tes traits. Ne serait-ce pas un sourire d'insolence ?


Ne regarde jamais en face les hommes. Jamais.


Les hommes... Ha les hommes. Toi, femme, tu es si insignifiante par rapport à eux ! Si faible et prisonnière de ton corps alors qu'eux ont la Raison. Ils savent ce qui est bien pour toi. Alors tu ne résiste pas. Tu te laisses faire sans broncher. Pourtant ton regard parle pour toi mais tu ne les dévisages jamais, alors il ne sauront pas ce que cache tes yeux bleus baissés.


Histoire.
Kyoto, milieu du 19e siècle.

L'été était venu beaucoup plus tôt que prévu. Une chaleur dévastatrice terrassait le bétail, les fleurs séchaient, racines toujours en terre et les chevaux soufflaient comme des bœufs. Cependant, les habitants vaquaient toujours à leurs occupations habituelles.
Sur le palier d'une petite boutique, deux enfants sont assis. Toi et ton frère. Ses petites mains serrées sur les pans de ton habit. Tu aimerais repousser cette source de chaleur mais tu ne fais rien. Une fille doit toujours respecter un garçon. Même si c'est son petit frère. Même si on a que dix ans. Lui, en a sept. Il est haut comme trois pommes et t'arrive un peu au dessus des hanches. Tu es trop grande pour ton âge. Yuri, le fils du voisin se moque sans cesse de toi et te traite de grue. Tu ne peux rien dire en répartie. Au fond, cela ne te fait plus rien, tu sais qu'il est jaloux !

Tes pieds se balancent dans la poussière de la rue. Le magasin est ouvert depuis l'aube et l'heure du Cheval est déjà passée depuis longtemps. Pourtant, pas un souffle, pas une brise rafraichissante. Tu transpires à grosse goutte, la tête de ton cadet sur tes genoux. En face, séparé de vous par une allée brûlante, Yuri vous fixe. Il n'a pas de frère ou de sœur. Il avait un jumeau mais ses parents ont fait de lui un 'habitant d'un jour' pour les réunifier. Les jumeaux, c'est une marque de malheur.  

- Ai j'ai trop chaud ...
- je sais Haku, mais je ne peux rien faire. A part prier, je ne vois pas quoi fai-... J'ai peut-être une idée en fait !

Tu te lèves soudain manquant de faire tomber le petit garçon. Tu lui saisis la main et le tires à l'intérieur. Haku gémit de douleur mais ne pleure pas. Il n'est plus un bébé. Tu cours jusqu'à la remise. Aussitôt l'enfant se met à geindre.

- Pourquoi on est ici ? Il fait beaucoup plus chaud qu'à l'extérieur.
- Parce que l'autre jour, j'ai trouvé quelque chose de très intéressant.

De tes bras maigres tu déplaces plusieurs objets avant de trouver une boîte en bois. Tu l'ouvres délicatement. Tu te tournes vers ton cadet, attendant. L’expression de surprise et d'émerveillement se fait, aussi vive qu'une aile de libellule. Au fond du boitier, un objet fait de plumes banches brille comme un soleil. Ton petit frère le prend, les mains tremblantes.

- Qu'est-ce que c'est ? On dirait un trésor de la mer. Peut-être que Urashima Taro l'a ramené du royaume de la mer ? *

Tu souris devant le visage enfantin de ton cadet.

- Sûrement. Avec ça on pourra s'éventer ... Kya !!

Soudain, une main te tire en arrière. Tu gigotes pour te défaire de la prise, mais les doigts emprisonnent fermement ton col.

- Ai où est-ce que tu as trouvé cet éventail ?!
- ... Mère. C'est moi qui ait demandé à Onesan !

La femme brune vous regarde à tour de rôle. Elle est affaiblie par le travail et les efforts lui ont fait des rides que l'on ne porte pas à trente ans. Elle t'a toujours détestée. Pourquoi ? Parce que tu es une fille ou parce que tu es née la même nuit qu'est morte sa mère ? Son amertume se retrouve bien en toi, jusqu'à ton nom : Tristesse.
La claque retentit. Fort.
Un peu comme quand la chèvre de Yuri donne des coups de corps contre son piquet. La différence : un piquet n'a pas mal et la douleur qui te fend la joue est bien réelle. Tu sers les dents et fixe le parquet. Tu sens le regard noir de celle qui t'a donné la vie te pourfendre de part et d'autres. Seul le souffle de ton petit frère est audible.

- Je vous interdit de fouiller dans la remise !, dit-elle en prenant l'éventail pour le remettre dans sa boîte. C'est... C'est un trésor de famille. La preuve de notre ascendance.
- Si tu ne veux pas qu'on le trouve, cache le mieux, murmurais-tu en sortant de la pièce les larmes aux yeux.  

Les jours ont passés lentement, quand tu étais enfant, rapidement, quand tu as commencé à devenir plus âgée. Silencieusement, l'été s'est enfui, laissant derrière lui la douleur sur ta joue, deux veaux, quatre récoltes et une douzaine de personnes desséchés par le soleil. A croire que les animaux sont plus résistants.... Puis l'automne s'est installé, avec ces feuilles mortes jaunies comme des papillons et ces bourrasques glacées. Et enfin l'hiver déposa ses neiges sur les plaines et les vallons. Le printemps, ensuite, de nouvelles fleurs, de nouveaux sourires.
Et ainsi de suite. Combien de temps s'est écoulé ? Quatre ans, six ans ? Le souvenir de l’éventail trouvé dans sa boite en bois s'est tari tel un puits.  Tu es passée à autre chose : t'occuper de la maison, des clients.Tu as arrêté de grandir. Tu n'es plus une grue. Ton frère a appris à gérer la boutique. Encore deux ans et tu seras mariée.
Seulement, les temps sont durs. Au coin de la rue, une boutique de produit d'Europe a ouvert. Les ventes baissent à vu d’œil, inférieures aux objets si beaux de l'autre continent. Qui voudrait de l'alcool de riz alors qu'on peu acheter du vin ? Cependant, cet alcool rouge est de mauvaise qualité, mais qui pourrait le dire sans avoir goûter du véritable ?  
Souvent, tu passes devant la devanture du marchand 'd'Europe'. Toutes ces couleurs et ces choses inconnues te donnent vite le tournis et s'est pressée que tu regagnes à chaque fois, la petite boutique familiale.

Un jour, alors que tu rentres, Haku vint à ta rencontre. Il était affolé et, essoufflé, il t'annonce l'explication de sa venue. Votre mère s'est évanouie. Depuis, elle ne s'est pas réveillée.

Juste avec Haku et ton père pour t'occuper des clients et toi pour le maintient de la maison, les difficultés sont nombreuses. Ta mère est toujours alitée. Elle s'est réveillée mais ne peut pas encore se lever. On suppose qu'il s'agit d'un rhume. On suppose, vous n'avez pas assez d'argent pour payer un médecin.  
Ce fut par une matinée d'été alors que tu faisais le ménage que tu l'as retrouvé. Tu avais remarqué un vase dans la chambres de tes parents. Il n'avait rien de particulier mais on refusait que toi et ton cadet, le touche. Normalement, c'était ta mère qui nettoyait ce lieu, mais ce jour-là, ce fut toi. Et tu compris pourquoi on insistait autant pour que vous ne veniez pas fouiller la chambre. Il était toujours aussi beau avec ces plumes blanches et son manche doré. Un trésor de famille ? C'est alors qu'une idée germa dans ton esprit.
Tu glissas l'objet dans un sac et sortit sans bruit de la maison. Tu courus jusqu'au marchand 'd'Europe' aussi vive qu'un lapin.

L'état de ta mère s'aggrava au file des jours. Une semaine plus tard, elle demanda à tous vous voir : ton père, Haku et toi. Mais dans ses yeux éteints tu n'y voyais aucun reflet brillant à ton égard.

- Je sens que ma fin est proche, gémit-elle. J'aimerai... avoir une dernière chose avant de rejoindre les ancêtres. Tu te souviens, Haku, de l'éventail dans la remise ? J'aimerai le toucher une dernière fois. C'est la preuve que nous venons d'une ancienne famille noble, aujourd'hui déchue.... Il se trouve dans ce va-...
Ta voix était tremblante mais tu arrivas à la couper, n'en pouvant plus.
- Mère, pardon mais ce ne va pas être possible. Je... je l'ai vendu la semaine dernière au magasin au bout de la rue.

Ton cœur battait à tout rompre dans ta poitrine. Tu avais fermé les yeux, attendant la douleur mais il n'en fut rien.
'' Petite sotte !'', fut les dernière paroles de la femme malade. Elle mourut dans la nuit, n'ayant plus prononcé autre parole.

- Ai ! Tu portes bien ton nom ! Tu n'apportes que la tristesse, la honte et le désarroi !

Tu ne dis rien quand ton frère te cria ces mots si acides à la figure. Tu ne cherchas pas l'empêcher de partir quand il décida d'aller voir le marchand 'd'Europe'. Tu espérais vraiment qu'il reviendrait avec l'éventail, même s'il devait payer le double du prix que tu avais reçu. Tu ne savais pas ! Tu pensais sauver la boutique, tu y as vraiment cru. Tu aurais dû en parler au reste de la famille. Tu aurais vraiment dû.
Le soir, Haku rentra les mains vides. L'éventail avait été vendu à un riche. Un certain dénommé Suzuki Birei.
''Tu n'es pas obligé de faire tout cela'', tu aurais voulu dire. Mais tu sais qu'il ne renoncera pas. Pour la famille, pour l'honneur.

Tu as vu son ombre partir tôt le matin. Une larme glissa le long de ta joue sur ton oreiller de bois.

Pendant toute la journée, tu es resté dans ta chambre luttant contre l'envie de sortir en courant dans la rue et de demander de l'aide. A qui ? Aucune idée. Vers la fin de l'après-midi, tu as osé poser un pas hors de la boutique. La rue était mouvementée, mais tu n’entendais pas les voix. Un jeune homme de ton âge vint à ta rencontre.

- Ai ce n'est pas une bonne idée que tu y ailles.
- Peut-être bien Yuri. Peut-être bien.

Tu ne regardes pas l'adolescent, ne croises pas ses yeux noirs et son visage aux contours rugueux qu'ont les gens qui travaille de leurs mains. Au fond, tu savais ce qu'il y avait au milieu de la foule. Tel un fantôme tu as scindé la foule, et tu l'as vu. Haku au sol baignait dans son propre sang.

- Il a affronté le Maître Suzuki en duel. Il avait du courage et de la témérité mais son insouciance lui a coûté la vie, dit l'homme qui avait apporté le corps.

Tu l'as remercié d'un mouvement de tête. Il avait treize ans et n'avait jamais touché à une arme. C'est étrange, tu ne pleures pas. Comme si tu avais enfin compris le raison pour laquelle ton frère s'est battu.
Son corps a été enterré près de celui de ta mère. Souvent tu viens leur déposé des offrandes, ainsi que des prières. Tu as pris une décision. Tu vas continuer le combat de Haku et ramener l'éventail, mais à ta manière ! Tu vas devenir Geiko.

Kyoto, quelques années plus tard.

Birei Suzuki soupira. Il s’ennuyait à mourir. Il avait tellement hâte d'être ce soir. Là, il pourrait arpenter les rues, ne plus penser aux affaires de son père, ni à son mariage prochain. Il pourrait aller dans le quartier de Gion et profiter de la compagnie de Geisha. Ces belles jeunes femmes au visage blanc lui donnait vraiment la définition du mot 'raffinement'. Il avait remarqué depuis longtemps une jolie demoiselle aux yeux bleus. Il passait beaucoup de temps avec elle.
Un jour, peut-être qu'il pourrait l'inviter chez lui. Non, bien sûr cela était impossible. On ne pouvait pas se permettre de faire une chose pareille quand on été de famille aisée.

Il jeta un coup d’œil par la fenêtre.
Il avait de revoir sa jolie fille du 'monde des fleurs et des saules' **

Lorsque le soleil fut suffisamment bas, le jeune homme s'échappa de la maison. La tête haute, il traversa les rues pleines de vie de Kyoto. Sur son chemin, il faillit se cogner à un autre japonais de son âge. Il s''excuse brièvement, sans vraiment croiser le visage rendu dur par les traits rugueux des pommettes.

Birei arriva au bâtiment des Geiko, y pénétra, et demanda à te voir. Un sourire l'éclaira quand il te vit; vêtu d'un magnifique kimono rose. Tes longs cheveux noirs sont relevés en chignon et ton visage blanc est encore plus innocent avec ces lèvres écarlates. Tu sais qu'il t'aime et tu t'en amuses. D'un mouvement, tu le salues et lui te sourie de son air d'imbécile heureux. Si seulement tu pouvais être une jeune femme de famille aisée...

Tu l'invites dans un pièce sobre. Décoration traditionnelle japonaise, miroirs d'Europe et vase de porcelaine. Birei s'installe confortablement, tandis que tu lui prépares à boire. Vous n'avez pas besoin de vous parler. C'est comme si vous vous compreniez juste par pensée. Alors qu'il sirote son sake, tu lui joues des airs au Shamisen. Tu as appris beaucoup de choses en étant Maiko. Tu as appris à jouer des instruments, à parler, à écrire à haiku. Maintenant, tu sais parler, marcher et rire comme une courtisane.

La soirée avance doucement, entre les coupes d'alcool, et les notes des instruments. Birei te demande d'arrêter de jouer pendant quelques instants. Tu obéis, les yeux baissés. Il va bientôt se marier. Après, il ne pourra plus revenir à l'établissement. Tu hoches la tête. Après tu ne pourras plus récupérer l'éventail.

Tu sens une ombre se rapprocher de toi et tu lèves ta tête poudrée. Des lèvres doucement sur les tiennes. Tu te laisses faire, c'est la première fois qu'on t'embrasse de cette manière. Lorsqu'il s'écarte, tu souris très légèrement. Un vrai sourire timide.

- Tiens Ai, un cadeau pour que tu te souviennes de moi. Un peu. Je sais que c'est égoïste...

Il te tend un objet qu'il sort de son habit. Un éventail avec des jolis plumes blanches. Tu restes ébahie, sans voix. Tu arrives à murmurer un remerciement mais il est déjà reparti. C'est dans cette pièce vide que tu te mets à pleurer. Tu pensais faire quelque chose formidable pour sauver l'honneur de ta famille mais rien de tel n'a été fait. On te l'a donné ! Tu as l'impression de n'avoir rien accomplie. Rien !

Birei marchait tranquillement jusqu'à chez lui. Il était dans la lune. Il pensait à Ai. Il était si heureux.
Il se mit à siffloter jusqu'à sa demeure.
Soudain, il se tut. Il n'y avait aucun bruit dans la maison. Il appela son père. Aucune réponse. D'un geste, il se saisit d'un katana et avança prudemment dans les couloirs. C'était mauvais signe. Très mauvais signe. Il y avait toujours des gens à parler ici. Des domestiques, son père, ou lui.
Il entra dans une pièce. Personne. Une deuxième. Silence.

Une ombre se glissa dans son dos. Avant qu'il ne puisse se retourner, une douleur indescriptible le déchira en deux et il tomba en poussière.

Kyoto, quelques jours plus tard.

Tu as gardé l'éventail caché sous une latte de plancher. Tu as presque peur de le regarder. C'est une partie de ton enfance, de la mort de ton frère. Parfois tu pense à Suzuki. Il a disparu, ainsi que que tout les habitants de sa maison. Étrange, et la police n'arrive pas à résoudre cette énigme. Qu'est-ce que tu vas devenir maintenant ? Tu vas rester ici et va travailler jusqu'à devenir trop vieille ? Un frisson te parcourir. Non, ta vie ne peut pas devenir ainsi. Tu ne peux pas rentrer chez ton père. 'Si tu reviens, je te tue !', t'a t-il crié.
Plus tu réfléchissais à ton futur, plus il devenait flou.

C'est alors qu'un bruit retentit dehors. Tu ouvris la porte de ta chambre.
Tes yeux s'écarquillent d'horreur. Une créature te fait face. Une bête qui n'a rien d'humain sauf peut-être un visage défiguré. Tu aimerais crier mais ton cri reste coincé dans ta gorge ! Tu aimerais bouger, t'enfuir mais tu es tétanisée par la peur ! Cinq canons se braquent sur toi dans un bruit métallique. Tu sautes sur le côté et tombes sur ton miroir. Tu te redresses, la joue en sang,et à quatre pattes tu vas te cacher derrière une commode.

- Ce n'est pas réel... Tout ça... est f-faux.

Mais cette chose qui se traine dans ta chambre est bien là, et les trous dans les murs n'ont pas l'air d'illusions.
Tu te cales dans un coin, te mordillant les lèvres comme une petite fille. Tu pousses un petit cri en sentant quelque chose te chatouillant la main. C'est les plumes de l'éventail. Tu le saisis et le presse contre toi. Attiré par ton cri, la chose vient de diriger ses canons dans ta direction.

- Je vous adresse mes prières... hô ancêtres. A-ayez pitié...

Le bruit que firent les obus fut assourdissant. Tu crû même que tes tympans allaient exploser. Dans un nuage de fumée tu ouvris les yeux. Ce n'est plus l'éventail que tu tiens mais une lance surmontée de longues plumes blanches. Une sorte de mur léger et brumeux te sépare de la créature. Tu gémis, n'osant pas bouger. Un autre bruit de bombardement se fait entendre et une dizaine de monstres apparaissent à la fenêtre. Ils se mettent tous en position d'attaque et... ils furent réduits en cendre.
Un homme se releva dans les débris de la chambre. Il te regarde, étonné devant cette jeune femme au visage blanc par la peur et tâché de sang.

Port de Yokohama.

C'est la première fois que tu vois la mer. Cette étendue d'eau. Immense. Tu as presque peur de ce voyage mais tu dois y aller. Parce que tu n'as pas d'autre choix d'avenir. Parce qu'un homme te l'a demandé.
Lorsque les voiles du navire se gonflèrent et qu'il quitta le port, une grue s'envola et passa au dessus du pont.

* référence à un vieux conte japonais : Urashima Taro
** référence à Mineko Iwasaki, une geisha.








Auteur
Je suis de retour (pour jouer de mauvais tour !) J'ai été vraiment étonnée que Hebi soit resté parmi vous, mais je reviens et j'espère bien réussir garder Ai !
Entre temps j'ai grandi, j'ai 17 ans désormais, et les réponses rp vont mettre du temps à cause du lycée, notamment du bac. J'ai hâte de rp avec vous !

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Dernière édition par Ai Nanase le Lun 23 Sep - 22:45, édité 30 fois
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Nagi Kanda
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MessageSujet: Re: Ose me regarder en face. Si ce n'est pas mon regard qui te désarçonne ce sera mon sourire   Ven 20 Sep - 22:28

Re-bienvenue Doudou Ai-chan. Bonne chance pour la suite de ta fiche (et ne repars plus T.T) J'ai hâte de pouvoir re-rp avec toi ^^
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Solomon Grundy
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MessageSujet: Re: Ose me regarder en face. Si ce n'est pas mon regard qui te désarçonne ce sera mon sourire   Sam 21 Sep - 17:32

Rebonjour! ♫

Jolie fiche, belle écriture, pas d'incohérences, tout ça me parait bien. Juste une chose: L'histoire est incomplète, et comme elle s’arrête au milieu d'un mot, je me dis que c'est peut être un problème d'ordre technique. Dans tout les cas, tu es bien sûr la bienvenue. Préviens moi quand ton histoire sera complète, et, si il n'y a pas de problème, je te valide. Voila voila, au plaisir!

(P.S.: Pas de code du reglement, mais personnellement ça ne me dérange pas, vu que tu es une revenante.)

(P.P.S: Je t'avais pas eu sur Skype le jour même, et après j'ai oublié, alors je te souhaite un bon anniversaire plein de culpabilité et de honte. Au final j'y aurai quand même pensé. C'est tout ce qui compte... N'est-ce pas?)
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Ai Nanase
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MessageSujet: Re: Ose me regarder en face. Si ce n'est pas mon regard qui te désarçonne ce sera mon sourire   Sam 21 Sep - 20:14

Merci Solomon ! Je suis contente que la fiche soit bonne.

Oui en effet, l'histoire... Je ne l'ai pas terminé. Je la ferai ce soir ou demain ou encore la semaine prochaine. (désolé)

Merci beaucoup ! *câline fort* Oui, c'est l'attention qui compte !
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Tasuku
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MessageSujet: Re: Ose me regarder en face. Si ce n'est pas mon regard qui te désarçonne ce sera mon sourire   Dim 22 Sep - 14:26

Très bonne fiche!
Un personnage qui colle avec l'époque mais... C'est de la folie!

Très bien écrit et un personnage intéressant. J'attends la fin de l'histoire.
Garde néanmoins en tête que le Japon de DGM est en proie à une insécurité grandissante à cause des akumas, et que la situation empire de jour en jour et s'aggrave rapidement au fil des années jusqu'à aujourd'hui. Le pays est fermé aux étrangers, mais ton marchant d'Europe peut venir des quelques relations qu'entretiennent le Saint Ordre et le Comte, un flux de personne et de marchandises voyage notamment d'Hokkaido aux îles plus au Nord, ainsi que par les territoires plus au Sud.
La congrégation et les autres organisations par contre n'en ont aucune idée.


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Ai Nanase
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MessageSujet: Re: Ose me regarder en face. Si ce n'est pas mon regard qui te désarçonne ce sera mon sourire   Dim 22 Sep - 17:53

Merci beaucoup ^^

J'ai terminé l'histoire !
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Tasuku
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MessageSujet: Re: Ose me regarder en face. Si ce n'est pas mon regard qui te désarçonne ce sera mon sourire   Lun 23 Sep - 0:27

Et bien pour moi il n'y a pas d'incohérences, la fiche est de très bonne qualité, on a un personnage très intéressant, je te valide!


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Ai Nanase
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MessageSujet: Re: Ose me regarder en face. Si ce n'est pas mon regard qui te désarçonne ce sera mon sourire   Lun 23 Sep - 12:35

Youpi ! Merci !
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Solomon Grundy
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MessageSujet: Re: Ose me regarder en face. Si ce n'est pas mon regard qui te désarçonne ce sera mon sourire   Lun 23 Sep - 23:50

Du même avis que Tasu, la fiche est bien faite, je ne vois pas de raison de ne pas t'acceuillir une fois de plus parmi nous.
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MessageSujet: Re: Ose me regarder en face. Si ce n'est pas mon regard qui te désarçonne ce sera mon sourire   

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Ose me regarder en face. Si ce n'est pas mon regard qui te désarçonne ce sera mon sourire

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