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 Quand le chant atteint les âmes..

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Delfixyon
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MessageSujet: Quand le chant atteint les âmes..   Ven 13 Juil - 23:12

Voilà un moment que je n'étais pas allé à Paris, une ville intéressante certes mais pas faite pour moi, surtout à cette période de l'année. Voir toutes ces personnes sourire et s'amuser me rends mal à l'aise, ces enfants joyeux qui chantent avec bonheur, ça me dégoûte. Et dire que j'aurais pu être heureux si tout c'était bien passé, mais qui sait, peut-être n'aurais-je pas eu la chance d'aller à Paris, je ne le saurai jamais, essayons donc de profiter de cette chance. Attardons-nous à présent sur le paysage, à cette époque de l'année, la neige domine la ville et constitue une atmosphère des plus plaisantes, un froid agréable, de la neige douce, j'apprécie vraiment l'hiver. Je marche donc dans ces routes enneigée, la nuit commence à arriver et le calme avec. Les familles rentrent se reposer en allant boire un chocolat chaud, cela me fait envie... J'aimerais tellement revivre ses hivers heureux passés avec ma famille, pouvoir rire et chanter avec eux, pouvoir dire que je les aime et être sûr de les revoir le lendemain, mais cela m'est impossible, pas de joie ou de chocolat chaud pour un solitaire.

Et si j'expliquais la raison pour laquelle je me trouve ici, après quelques jours de repos Komui m'avait appelé dans son bureau, on devine facilement la raison de cette convocation. Je m'attendais encore à une recherche d'Innocence ou à l'élimination de quelques Akumas, chose que je faisais souvent à présent, je ne peux pas dire que cela me lassait de le faire, après tout, chaque Akuma éliminé me rapproche de mon but, d'autant plus que l'on ne pouvait pas me demander d'aller affronter un Noah, je me ferai éliminer bien trop rapidement et je tenais à rester en vie. Donc, lassitude ou suicide ? A quoi pouvais-je m'attendre de la part de ce fou de Komui ? Je m'asseyais pensif dans la salle, celle-ci n'avait pas changer après tout ce temps, le meuble qui lui servait de bureau était presque méconnaissable avec cet immense tas de feuilles l'écrasant. J'avais presque de la pitié pour ce pauvre Komui, toujours surplombé de travail. Une fois assis, il me sourit puis se mit à m'expliquer le pourquoi de ma convocation dans son antre. Et bien, celui-ci me surprit encore une fois, comme quoi je ne pourrai jamais être lassé entant qu'exorciste, ma mission était des plus originales, elle concernait un fantôme qui hanterait l'Opéra Garnier à Paris. De plus, ce fantôme aurait tué, ou plutôt pendu, un des employés de l'Opéra, un machiniste plus précisément. Tout ceci laisserait plutôt penser à un crime causé par un humain mais les témoins affirment que ce qu'ils ont vu ressemblait à tout sauf à ceci. Il nous restait donc une option rationnelle à nous exorcistes, cela pouvait être simplement un Akuma, mais comment un akuma aurait pu tuer un humain sans le désintégrer avec un virus ? Je ne pouvais le savoir sans aller sur place, nous n'apprendrons rien de plus dans les bureaux.

Je n'ai jamais cru aux histoires de fantômes, mais l'énigme était intéressante, ce mystère n'ayant aucune réponse rationnelle à donner, voilà qui était intéressant. J'étais donc en route vers cet Opéra, j'ai toujours aimé le théâtre mais j'avoue ne jamais avoir testé l'Opéra, la pièce qui allait se jouer ce soir s'appelait "Lakmé" de Léo Delibes. Je n'avais pas eu le temps d'en savoir plus sur la pièce, peut-être que cela me plairait, chose difficile ces temps-ci, très peu de choses avaient de l'intérêt à mes yeux, mais sait-on jamais. J'arrivais donc devant ce grand bâtiment, et quel bâtiment ! Une architecture des plus originales et idéalement placée pour qu'on la remarque au loin dans l'avenue. J'en étais devenu muet, j'aimais véritablement le style, je m'approchais pour voir tout ceci d'un peu plus près, l'édifice était construit avec des teintes s'alliant parfaitement avec des nuances blondes, des marbres de couleurs et des parties entièrement recouvertes d'or. On pourrait penser l'Opéra un peu surchargé avec toutes ces décorations, mais il gardait son élégance.

J'étais tellement absorbé par mon analyse que je n'avais pas remarqué une jeune femme à l'entrée du bâtiment, chose étonnante au vu de l'heure, j'étais plus qu'en avance. Ne la voyant que de dos, je pouvais déjà dire que la jeune femme avait un physique plutôt élancé mais on l'a remarquait surtout avec sa longue chevelure à la couleur unique, entre le brun et le blond. Ses cheveux étaient ondulés et descendaient jusqu'en bas de son dos, longueur assez impressionnante chez une femme, une peau presque aussi pâle que la mienne, on pouvait remarquer un chapeau des plus élégants surplombant sa tête, enfin, parlons de sa tenue, elle portait une longue robe rouge de couleur rouge, s'alliant parfaitement avec le paysage, on pouvait sentir la femme de bonne famille étant là pour plaire et suivant parfaitement la mode.

Pourquoi était-elle déjà devant l'Opéra ? La seule façon de le savoir était de lui demander, c'était plutôt une bonne chose pour moi, je pouvais dès à présent commencer ma mission, ce serai la première personne que j'interrogerai, et peut-être qu'elle pourra m'en apprendre plus sur les évènements plus qu'étranges qui ont eu lieu. Je m'approchais donc d'elle, dernier indice ayant son importance, elle ne portait pas de bagues, cela allait m'aider lors de ma prochaine phrase afin d'avoir le meilleur contact possible avec la personne. Je prenais une de ces expressions fausses dont j'ai le secret, puis l'interpellais avec un sourire aux lèvres :

Bien le bonsoir mademoiselle, que faites-vous si tôt devant l'Opéra ? Le spectacle n'est pourtant pas pour tout de suite !
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Olympia Spalanzi
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MessageSujet: Re: Quand le chant atteint les âmes..   Dim 15 Juil - 17:07

____Depuis deux semaines, il régnait une atmosphère étrange dans les coulisses de l’Opéra Garnier. L’ambiance était pesante, propice à l’angoisse. Olympia s’en rendait bien compte, bien qu’elle ait tout fait pour étouffer l’affaire, et rester concentrée sur ses partitions. Car même les musiciens étaient inquiets. La jeune femme avait réussi à obtenir le rôle titre de Lakmé, de Léo Delibes. C’était un opéra qu’elle aimait énormément, et elle avait réussit in extremis à être là à temps pour commencer les répétitions. Car la concurance était rude, et les producteurs auraient eu tôt fait de la remplacer. Au début, tout se déroulait plutôt bien, mis à part quelques accrochages avec le metteur en scène, qu’elle trouvait trop borné, stupide et non créatif. Elle n’avait pas eu trop de problème à s’intégrer au groupe, ayant déjà eu l’occasion de travailler avec l’Opéra de Paris, elle en connaissait quelques membres et le chef d’orchestre ainsi que la chanteuse mezzo-soprano qui interprèterait sa servante.

____Cependant un évènement imprévu avait chamboulé le déroulement des répétitions.

____C’était il y a deux semaines donc, alors que la répétition allait commencer, on s’était apperçu que l’un des machinistes manquait à l’appel. On avait cherché partout, sa famille non plus ne savait pas où il était, et l’Opéra avait été entièrement retourné. Ce fut Olympia et la Mezzo-Soprano Augustine de La Rolancy chantant avec elle qui le retrouvèrent, au cinquième sous-sol. Il se balançait tranquillement au dessus du vide, au milieu des décors suspendus, une corde autour du cou. Bon ça avait un peu choqué les deux chanteuses, pour le coup. Mais la soprano en avait vu d’autres lors de sa première mission, alors elle réussit à relativiser. Ce n’était peut être qu’un banal suicide. Ou un banal meurtre. Rien qui ne la concerne. Mais cela aurait été trop beau, passez l’expression.

____Lorsqu’elles avaient trouvé le maccabé, elles étaient resté un moment effarées devant le corps. Puis elles s’étaient regardées et avaient couru vers l’escalier, pour remonter prévenir les autres employés, qui devaient être dans le grand hall. Mais lorsqu’elles arrivèrent à la cage d’escaliers, une ombre se profila un instant devant elles. Une ombre qui aurait pu être celle d’un homme si ce n’était ses proportions étranges. Elancée, d’une maigreur à faire peur. On aurait presque pu penser à un bonhomme en fil de fer. Elle marchait de profil, et tout dans ses mouvements montrait sa détermination. À telle point que les deux jeunes femmes en déduisirent qu’il s’agissait de l’ombre du tueur. La mezzo-soprano eut un mouvement de recul, alors qu’Olympia s’élança à la poursuite de l’ombre. Aucune trace du tueur. L’ombre s’était évanoui. Pourtant, elle n’avait pas rêvé puisque elles étaient deux à l’avoir vue... Mais cela n’avait rien d’humain elle en était certaine.

____Un akuma. Cela ne pouvait être que ça. Elle rejoignit la deuxième chanteuse.

____«Je l’ai perdue de vue... Elle a tout simplement disparue. Ce qui voudrait dire...

- Que nous avons un assassin en liberté dans cet opéra, c’est bien cela ? termina Augustine, blême.»


____La soprano hocha la tête. Un assassin dans le Palais... Un akuma. De plus, il avait certainement déjà rejoint une sortie. Elles se décidèrent à remonter prévenir les autres que le machiniste avait été retrouvé.

____Les employés furent tous choqués par la nouvelle. Olympia tenta d’étouffer l’affaire de l’ombre, parce qu’elle sentait bien que le Saint Ordre lui refoulerai l’enquête sur le dos, alors autant tout faire pour que ce soit le plus rapide possible. Par la suite, des enquêteurs vinrent examiner les lieux et le corps. D’après les marques de coups et les blessures sur le cadavre, ils en conclurent à un meurtre, comme Olympia. Confortée dans ses déductions, elle partit aussitôt appeler le Saint Ordre. Qui lui refila l’enquête et le soin de se débarasser de l’akuma si c’en était bien un. Quelle plaie, comme si monter un opéra n’était qu’une promenade de santé. Elle allait devoir travailler dûr c’était certain.

____Retour au présent, c’était déjà la veille de la première représentation qu’il serait donné. Il en était prévue plusieurs, mais celle-ci était bien sûre l’une des plus importantes, des invités prestigieux étaient attendus. La répétition générale avait eu lieu la veille, mais le chef d’orchestre avait voulu faire une petite répétitions des morceaux les plus compliqués, et cela commençait dans pas plus d’une demie heure. Et Olympia se retrouvait à attendre comme une idiote devant l’Opéra, depuis une bonne vingtaine de minutes, l’air fort agacée. Si ils n’ouvraient pas les portes bientôt, elle n’aurait même pas le temps de s’échauffer. Et elle n’avait toujours pas retrouvé la créature responsable de la mort du machiniste. De plus les rumeurs aidant, l’ombre était désormais un fantôme pour la plupart des employés de l’Opéra. De quoi compliquer encore plus son enquête, songea-t-elle.

____Une voix l’interpella et la fit sortir de ses pensées. Elle se retourna et dévisagea un instant celui qui venait de lui parler.

____«Bien le bonsoir mademoiselle, que faites-vous si tôt devant l'Opéra ? Le spectacle n'est pourtant pas pour tout de suite !»

____C’était un jeune homme assez grand, en tout cas plus grand qu’elle. Une personne très belle, elle devait bien l’admettre, mais qu’elle trouva tout de suite trop jeune pour elle. Elle ne lui donnait pas plus de vingt ans. Des cheveux noirs, assez longs pour un homme, lui descendait jusque dans le haut de son dos et encadrait un visage fin. Ses yeux, oscillant entre le noir et un bleu sombre, la fixait. Sa peau était très pâle et brillait légèrement, comme une sorte de reflet étrange... Sa peau brillait ?! Encore un truc louche dont Olympia devait se méfier. À moins qu’il ne soit tout simplement malade. Ou alors qu’il ait mis un quelconque maquillage étrange... Euh non, pas de maquillage pour un homme se reprit-elle en secouant légèrement la tête. Le jeune homme était entièrement vêtu de noir, ce qui lui rappela des habits de deuil, il aurait eu l'air sombre si il ne souriait pas, d'un sourire étrange...

____Elle se dit qu’elle devrait peut-être répondre. Bien qu’elle n’était pas d’humeur à entamer la conversation, cela l’empecherait peut être de trop stresser pour la représentation de ce soir. Elle prit un sourire incroyablement faux.

____«J’attends que ces imbéciles ouvrent les portes. Et ils feraient bien de se dépêcher... Et vous, que faites-vous là ? Vous venez visiter l’Opéra ?»
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Delfixyon
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MessageSujet: Re: Quand le chant atteint les âmes..   Lun 16 Juil - 12:16

Une fois que la femme fut face à moi, je pus voir à quoi elle ressemblait véritablement. La première chose que je remarquai sur son visage était ses yeux d'un vert luisant, limite envoûtant. Elle était bien maquillée également, celui-ci lui donnait un air plus âgé que ce qu'elle devait être à la normale, peut être voulait-elle se donner un air plus sérieux pour je ne sais quelle raison, mais passons. Je pouvais bel et bien confirmer que sa peau était pâle, peut être qu'elle avait trop abusée sur le maquillage qui sait... A cette époque, le fait d'avoir la peau pâle est signe de pureté après tout.

Elle semblait m'analyser, ses yeux verts me dévisageaient d'une telle façon que j'en fus presque gêné, mais je devais garder ce sourire faux de bonne famille, il serait bête de déjà ruiner ma couverture. Je la vis secouer la tête à un moment, quelque chose semblait l'avoir choquée chez moi, peut-être que mon sourire faux avait été découvert ou bien était-ce simplement ma peau pâle comme la lune ? Qui sait, dans tous les cas ce secouement de tête l'avait fait revenir en arrière sur les idées qu'elle semblait s'être faite donc il n'y avait pas de raisons de s'inquiéter.

Je la vis prendre un sourire faux, pourquoi dis-je qu'il est faux ? Car je suis tellement habitué à en faire que je saurais les reconnaître en un rien de temps. Si elle avait pris ce sourire, elle devait surement se douter que le miens aussi cachait quelque chose, nous étions entrain de se lancer dans un jeu de tromperie et d'hypocrisie. Mais elle me donna quelques informations intéressantes, elle semblait attendre que quelqu'un ouvre la porte, chose étonnante vu l'heure, elle devait soit être folle sans savoir qu'elle était en avance, soit la raison la plus probable, elle était employée à l'Opéra. Surement une des chanteuses, mais le rôle m'importait peu, si ce que j'avançais était vrai, elle devait savoir des choses sur le meurtre du machiniste, il fallait que j'en sache plus.

Elle me posa à son tour des questions, ces questions ressemblaient beaucoup à celle que j'avais posée, c'était la raison qui me poussait à être ici si en avance. Il est vrai que moi je lui avais posé la question, mais j'étais dans la même situation qu'elle. Je ne pouvais dire que je faisais parti de l'Opéra, après tout elle saurait qui je suis sinon, il fallait que je trouve autre chose. Une fois décidé, je lui répondais :

Je ne suis pas ici pour visiter l'Opéra, bien que l'idée de voir votre pièce m'intéresse, disons que je suis envoyé ici pour enquêter sur le meurtre du machiniste mort en ce lieu...

Je n'avais pas terminé ma phrase mais ce que je venais de voir était fort troublant. Ce n'était qu'une ombre peut être, c'était passé si rapidement que je n'en suis pas sûr, mais ce n'était pas humain, c'était bien une silhouette semblait humaine certes mais il était si fin.. De plus, comment puis-je voir une ombre sans voir la personne maître de celle-ci ? Tout cela était bien étrange, mais cette ombre venait de rentrer dans le bâtiment, et si c'était ce fantôme dont tout le monde parle ? Il fallait que je la suive, mais j'avais également besoin des informations de la dame qui était à mes côtés, c'est là que j'eus une idée. Je laissais filer un cristal sous sa forme liquide derrière mon dos, celui-ci se faufilait de sorte à ce que la chanteuse ne le remarque pas, ce cristal prenait la forme de la serrure puis ouvrait la porte.

Si vous êtes si impatiente, pourquoi ne pas rentrer tout de suite ? Il semblerait que la porte soit ouverte finalement. Cela vous dérange-t-il si je vous accompagne ? Mademoiselle hum... Puis-je savoir votre nom aussi je vous prie ?

Un plan parfait, espérons simplement qu'il fonctionne comme prévu.
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Olympia Spalanzi
Qwaser
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MessageSujet: Re: Quand le chant atteint les âmes..   Mer 18 Juil - 19:51

____«Je ne suis pas ici pour visiter l'Opéra, bien que l'idée de voir votre pièce m'intéresse, disons que je suis envoyé ici pour enquêter sur le meurtre du machiniste mort en ce lieu...»

____La chanteuse allait répliquer que les enquêteurs étaient déjà passés lorsqu’elle apperçut une ombre du coin de l’oeil. Mais ce n’était pas qu’une ombre, c’était celle du tueur. L’Homme qui marche, comme elle l’avait surnommé, s’était faufilé dans le bâtiment. Et ces fichues portes fermées... Elle commença à se casser sérieusement la tête pour trouver une solution. Et si un meurtre avait lieu ce soir, pendant l’opéra ? Elle pourrait peut être activer son innocence discrètement en chantant... Sauf qu’elle n’avait jamais essayé les airs de Lakmé avec son innocence, donc bonjour la discrétion. Il fallait qu’elle intervienne au plus vite...

____«Si vous êtes si impatiente, pourquoi ne pas rentrer tout de suite ? Il semblerait que la porte soit ouverte finalement. Cela vous dérange-t-il si je vous accompagne ? Mademoiselle hum... Puis-je savoir votre nom aussi je vous prie ?»

____Elle ne percuta pas tout de suite, perdue dans ses pensées. Et puis, les paroles de l’homme en face d’elle arrivèrent jusqu’à son cerveau. Elle se retourna d’un bloc. Ouvertes. Les portes étaient ouvertes... Mais depuis quand ? Elle avait pourtant essayer de rentrer tout à l’heure mais sans succès... Et un employé de l’opéra l’aurait forcément reconnue... Elle fronça les sourcils... Louche c’était vraiment très louche. Olympia se retourna vers l’homme, oucrit la bouche pour poser une question, et finalement changea d’avis. Elle s’élança à la poursuite de l’ombre, sans se retourner. Autant ne pas perdre de temps.

____Elle se mit à courir jusqu’à l’escalier d’honneur et elle entrevit l’ombre le gravir. Elle monta les marches quatre à quatre. D’habitude, elle prenait son temps, mais là, elle n’avait pas vraiment le choix. Une fois arrivée au sommet, Elle regarda de chaque côté. Aucune trace de l’ombre. Que faire ...? Elle courut d’un côté puis de l’autre, voir si l’ombre n’était pas par là. Rien. La soprano avait encore perdu sa trace... Alors elle se dirigea vers un des balcons de la scène. Aucun signe de l’Homme qui marche. Les répétitions n’avaient pas encore commencées, cela lui laissait peut être un peu de temps pour aller voir au cinquième sous-sol, sur les lieux du crime... Puisqu’après tout, un assassin y revient toujours, dit-on, alors pourquoi pas un akuma ? Elle effleura la rambarde du balcon de sa main. Ce soir, ce serait sa première avec le rôle-titre de Lakmé. Et elle devait encore courir après un foutu akuma... La jeune femme soupira de lassitude, puis fit demi tour, et redescendit le grand escalier précipitamment.

____Elle se dirigea vers les sous-sols, après avoir signalé sa présence à l’accueil. La répétition se ferait sans costume, elle aurait donc largement le temps de descendre sur le lieu de la pendaison. Elle s’y retrouva rapidement, ayant pressée le pas pour être sûre d’être à l’heure. C’était une pièce vaste, comme presque tout dans cet opéra. Des décorts y étaient entreposés, en lignes et suspendus. C’était là qu’elle avait trouvé le cadavre. Pendu donc. Une mort qu’on pourrait qualifier d’ «indirecte» pour un akuma. Si le virus ne l’avait pas détruit c’est qu’il s’agissait déjà d’un akuma de niveau 2 au minimum. Elle soupira. Un akuma de niveau 2, c’était déjà beaucoup trop pour elle. Et puis, chercher des indices, enquêter tout ça, ce n’était franchement pas sa tasse de thé, le Saint Ordre aurait mieux fait d’envoyer quelqu’un d’autre. Elle avait eu beau inspecter toute la salle de fond en comble, elle n’avait pas trouvé le moindre indice. Sa seule piste, c’était l’Homme qui marche.

____Retourner la pièce encore une fois ne lui servirait à rien, aussi elle se décida à rejoindre sa loge, pour s’échauffer, et elle se rendit ensuite sur scène où étaient déjà installés une partie des musiciens. Lorsque tout le monde fut prêt, le chef d’orchestre annonça le début de leur dernière répétition.
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Delfixyon
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MessageSujet: Re: Quand le chant atteint les âmes..   Jeu 19 Juil - 11:34

Il eut comme un silence pendant un instant, la dame ne semblait pas m'avoir écoutée, elle était comme perdue dans ses pensées. Puis, elle percuta enfin, elle se retourna et vit la porte ouverte. Elle était d'abord étonnée, se demandant comment celle-ci avait pu s'ouvrir, j'espérais vraiment que je n'avais pas éveillé de soupçons, ça serait trop bête maintenant. Peut-être étais-je entrain d'agir avec trop d'empressement, mais je n'aimais pas attendre et aussi, j'aurais aimé terminé cette mission avant la représentation pour pouvoir y assister, mais cela semblait mal parti avec le peu d'indices que j'avais, cette chanteuse était donc pour le moment cruciale pour me fournir des informations.

Mais, je ne suis pas quelqu'un de chanceux visiblement, en effet, elle partie sans dire un mot mais sa démarche en disait beaucoup, elle s'était mise à courir, je veux bien qu'elle soit pressée de répéter mais tout de même ! Elle devait forcément avoir vu quelque chose, peut être l'ombre qui sait. Tout ceci était mauvais pour moi, si elle s'était mise à la poursuite de l'Akuma, je risquais de perdre ma seule source d'informations, d'autant plus que malgré moi, mon rôle est de protéger le maximum de personnes. Je n'avais donc pas le choix, je me lançais à sa poursuite en espérant la trouver rapidement.

Malheureusement j'avais réagis trop tard, une fois dans l'Opéra, je ne savais où aller, je me dirigeais jusqu'à la salle où devait avoir lieu la scène, il n'y avait pratiquement personne. J'essayais de rester discret, je ne voulais pas qu'on me pose trop de questions, je restais donc assez loin pour ne pas que l'on me voit. Mais, même d'ici, je pouvais admirer la salle, elle était gigantesque, assez de sièges pour laisser entrer un nombre incalculable de personnes. On pouvait aussi remarquer que le rouge dominait les autres couleurs dans cette salle, et le décors de la scène était entrain d'être installé. Cependant, je ne pouvais m'attarder à admirer plus longtemps cette demeure, je ne savais toujours pas où étais passée la chanteuse que j'avais rencontré sur les marches de l'Opéra.

Mais je n'eus pas à la chercher, je la vis arriver dans la salle, surement pour répéter. Les musiciens étaient déjà installés, tout semblait être prêt. Mais au moment où ils allaient commencer, je vis une silhouette au fond de la scène, cette forme... Cela ne pouvait être que l'Ombre que j'avais vu tout à l'heure, allait-il commettre un crime avec tant de témoins ? Je n'avais pas le droit de laisser un doute envahir mon esprit, je traversais discrètement la pièce, mais arrivé dans les coulisses, certains techniciens m'empêchèrent de passer et se mirent à me poser tout un tas de questions. Je ne pouvais attendre, je n'avais pas le choix, j'activais mon Innocence et les congelais l'histoire d'un instant pour pouvoir passer. Puis je me retrouvais enfin devant l'Ombre, elle allait rentrer sur scène, mais que faire ? Je ne pouvais engager un combat ici. Par chance, l'Ombre se retourna et s'enfuit en me voyant. Plutôt étrange pour un akuma... Il ne semble pas être du genre à combattre au corps à corps, il doit surement tuer grâce à des coups fourbes comme lors de son dernier meurtre.

Enfin, nous étions tranquille pour le moment, avant de m'éloigner de la scène, je laissais échapper un chuchotement en espérant que la chanteuse m'entende :

Ne pars plus comme ça, sans quoi, je ne pourrai assurer la sécurité de tout le monde pendant la représentation.

Je libérais de mon cristal les techniciens, puis m'en allais, ils ne devraient pas trop se poser de questions, la soirée s'annonçait longue, finalement je doute que je puisse suivre tranquillement la pièce... Enfin bon, on peut dire que ce sont les contraintes de ce travail.
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Olympia Spalanzi
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MessageSujet: Re: Quand le chant atteint les âmes..   Sam 21 Juil - 0:01

____Le chef d’orchestre commença à tapoter furieusement son pupitre avec sa baguette. Olympia soupira, et joua distraitement avec une mèche de ses cheveux. Apparament, un problème de pupitre cassé pour l’un des violoncelliste avait interrompue la répétition. La jeune femme se retourna et vit d’autres pupitres, en retrait de la scène. Elle annonça qu’elle s’en occupait, et prit au passage l’objet cassé. Elle en choisit un autre au hasard. Au moment où elle allait repartir, un chuchotement lui parvint.

____«Ne pars plus comme ça, sans quoi, je ne pourrai assurer la sécurité de tout le monde pendant la représentation.»

____Elle reconnut la voix de l’homme en noir de tout à l’heure. Surprise, elle regarda dans la direction d’où elle provenait. Elle fronça les sourcils. Personne. La soprano secoua légèrement la tête et apporta le pupitre au musicien. D’où ce type se permettait-il de la tutoyer ? Et puis, elle réfléchit deux minutes et se dit qu’il y avait tout de même plus important dans les paroles de cet homme. Les enquêteurs de la police étaient déjà passés, et il paraissait bien jeune pour pouvoir en faire partie. Et puis «assurer la sécurité de tout le monde»...? Ce type devait sûrement être au courrant, pour l’akuma... Mais comment pourrait-il assurer leur sécurité ? À moins d’être un compatible avec une innocence... Et puis elle était certaine que le Saint Ordre ne lui avait pas envoyé de renfort, ç’aurait été trop généreux. Ce qui ne lui laissait qu’une possibilité. Un exorciste, de la Congrégation de l’Ombre... Elle allait devoir être prudente, très prudente.

____Le chef d’orchestre annonça la reprise de la répétition, aussi, la chanteuse se décida à se concentrer sur la musique plutôt que sa mission. De toute façon elle ne pourrait rien faire pour l’instant, et la représentation se rapprochait de plus en plus. Elle refoula le stress qui commençait à l’envahir, et se détendit. Elle devait rester calme et se replonger dans son rôle, quoi qu’il arrive.

____Le reste de la répétition se déroulait sans problèmes, lorsqu’un cri horrible se fit entendre. C’était un cri humain, celui d’un homme. Tout le monde se retourna vers l’origine du bruit, les balcons de la salle, mais sans parvenir à voir quoi que ce soit. Tout à coup un corps bascula de la rambarde d’un balcon du troisième étage, et se balança dans le vide, pendu au bout d’une corde. Le désormais cadavre bougea encore un moment, puis se stabilisa.

____Olympia, choquée, n’avait pas réagit tout de suite. Puis elle partit en trombe vers l’escalier menant au lieu du crime. Une chance qu’elle connaisse l’Opéra parfaitement. Elle se précipita vers le balcon, mais ne vit personne. Elle repartit dans le couloir, mais n’apperçut pas l’Ombre. Il n’y avait aucune trace du coupable, c’était comme si il s’était volatilisé, ou comme si l’homme s’était suicidé. Mais pourtant, il y avait eu ce cri... Il s’était donc forcément passé quelque chose.

____Elle retourna vers le cadavre. La corde au bout de laquelle il pendait était accrochée à la rambarde. Elle commença à inspecter rapidement les lieux, mais ne trouva pas d’indices. Elle regarda l’homme qui refroidissait au bout de la corde. Il avait l’air assez robuste, d’une corpulence forte, sans être obèse, il semblait assez costaud. L’Ombre avait pourtant l’air bien frêle pour pouvoir avoir put tuer cet homme... Et toujours pas de trace de virus d’akuma. La soprano était complètement larguée. Vraiment on ne s’improvisait pas inspecteur comme ça, qu’est-ce qui avait bien pu passer par la tête du Saint Ordre pour la laisser seule ? Ils voulaient sa mort ? La jeune femme tapa du pied par terre. Qu’avait-elle bien pu faire pour mériter ça ?!

____Elle repensa à l’homme en noir. Si il était vraiment là pour enquêter sur le meurtre, ou plutôt les meurtres maintenant, il devrait sûrement arriver d’un instant à l’autre. Peut-être qu’il arriverait à trouver quelque chose. De toute façon, ce ne serait pas compliquer d’être plu compétant qu’elle, et elle avait déjà son rôle de soprano colorature à assumer... Elle était déjà fatiguée de toute cette histoire... Elle s’assit sur un des sièges et soupira. Autant attendre un peu, vu l’agitation qui régnait en bas, ça ne reprendrait pas tout de suite.
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Delfixyon
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MessageSujet: Re: Quand le chant atteint les âmes..   Lun 23 Juil - 11:30

Je ne pouvais retourner m'asseoir comme si de rien n'était, je me mis donc à poursuivre l'Ombre dans l'Opéra. Enfin, pour le poursuivre faut-il encore le trouver, cet akuma était extrêmement discret, chose étonnante venant d'eux, et sa silhouette... Il était vraiment à part, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais, il ne semblait pas posséder d'armes, il paraissait donc facile de l'éliminer une fois que j'aurai mis la main dessus.

Le bruit des répétitions était de moins en moins perceptible au fur et à mesure que je m'enfonçais dans les sous-sols de l'Opéra, lieux qui contrastaient vraiment avec ce que j'avais pu voir avant, mais, même ici, toutes les salles restaient imposantes. Et c'est là que j'arrivai dans une salle où des décors étaient installés, tout semblait normal jusqu'à que je vois, bien que nettoyée, une tache au sol. Cela ne faisait aucun doute, c'était du sang, c'est ici qu'avait eu lieu le premier meurtre visiblement. Malheureusement, il n'y avait plus rien à analyser, je ne pouvais en apprendre plus ici.

Il y a bien une chose qui me tourmentait, pourquoi cet akuma s'acharnait à tuer des personnes de cette façon, que recherchait-il et pourquoi tenait-il tant à ne pas se faire repérer ? Un akuma ne fait jamais dans la finesse, il détruit tout sur son passage sans se soucier du nombre de victimes, mais celui-ci faisait le contraire, avec délicatesse et technique, on pourrait comparer cela à un art. Cela ne pouvait être que ça, ce monstre se refusait de tuer si facilement, il voulait élaborer chacun de ses meurtres, faire en sorte qu'il se voit et qu'on le compare à un fantôme, il devait prendre ça pour un jeu. Mais tout ceci ne sont que des suppositions, la seule façon d'en être sûr était de lui demander... Mais qu'est ce que je raconte ? Pourquoi me fatiguerais-je à comprendre un akuma ? Non, il fallait juste que je l'élimine et que je rentre, comme d'habitude, je n'avais pas le droit à ces distractions.

Ce sont pendant ces réflexions que j'entendis un cri venant d'en haut. C'est là que j'eus une sueur froide en pensant à ce qu'il venait de se passer, il fallait que je remonte au plus vite. Quel idiot ! Pourquoi serait-il retourné en bas, il n'avait plus rien à y faire ! Il était resté en haut depuis le début, mon erreur venait surement de coûter la vie à une autre personne. En plus de ça, j'étais assez loin, le temps que j'allais mettre à arriver suffisait largement à l'Ombre pour se cacher de nouveau, enfin, on ne sait jamais. J'arrivais de nouveau dans la salle de spectacle, je regardais autour de moi quand je vis un attroupement fait au niveau des balcons.

Une fois là-bas je pouvais voir le cadavre, il était là, pendu, pâle, mais il n'y avait aucune trace de virus d'akumas... Mais il ne semblait y avoir aucun indice sur le cadavre, cependant, j'eus pu voir des enfoncements sur le mur un peu plus loin, des affaissements, comme des traces de pas mais contre le mur, cela ne pouvait être que l'Ombre. Mais je ne pouvais en parler aux autres, ils ne pouvaient s'approcher de cet akuma sans prendre le risque de mourir. Mais il me fallait une personne qui connaisse les recoins de l'Opéra, c'est là que j'eus l'idée de lui parler, à elle.

Je m'approchais donc de la chanteuse, et je me mis à lui demander d'un air neutre, ni froid ni joyeux :

Je pense pouvoir suivre la trace du meurtrier mais il me faudrait quelqu'un qui connaisse bien le bâtiment, voudriez-vous me suivre Mademoiselle hum... Je ne connais toujours pas votre prénom, mais ce n'est pas très important.

Je lui montrais du doigt les traces de pas sur le mur, j'espérais qu'elle comprenne rapidement.
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Olympia Spalanzi
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MessageSujet: Re: Quand le chant atteint les âmes..   Dim 29 Juil - 22:33

____Un attroupement s’était formé vers les balcons. Un regroupement de curieux mais aussi de membres du personnel, chargés de récupérer le corps. La police avait déjà était prévenue, semblait-il, car la jeune chanteuse avait pu appercevoir un instant l’uniforme d’un policier parmi la foule. Mais tout ce monde ne l’empècha pas de le voir arriver, l’homme en noir. Il s’approcha.

____«Je pense pouvoir suivre la trace du meurtrier mais il me faudrait quelqu'un qui connaisse bien le bâtiment, voudriez-vous me suivre Mademoiselle hum... Je ne connais toujours pas votre prénom, mais ce n'est pas très important.»

____Il avait parlé d’un ton neutre, pas vraiment froid, ni cassant, sans pour autant être chaleureux. Son nom n’avait pas d’importance hein ? Elle apprécia la charmante attention du jeune homme à son égard, et regarda ce qu’il lui montrait.

____Un renfoncement dans le mur. Comme des traces de pas. Des traces de pas, celle de l’Homme qui marche ? Comment une ombre pouvait-elle laissait des marques de ce genre ? C’était complètement stupide. Elle maudit une fois de plus ce monde de fous, dont elle aurait tant voulu ne pas faire partie, et examina plus attentivement le sens des traces de pas. Chose assez complexe vu que l’Homme qui marche avait apparement des pieds pour le moins....Spéciaux. En effet, il lui fut impossible de discerner l’avant de l’arrière, et elle pris donc une direction au pif. De toute manière, ils resteraient sur les traces du tueur. Du moins, elle l’espérait. Elle suivit ainsi ce marquage étrange à travers plusieurs couloirs. Et plus elle avançait, plus elle se disait que ces marques étaient vraiment étranges. Elle arriva ensuite à un carrefour. Les marques partaient de deux côtés différents. Elle crut d’abord à une blague et se rapprocha pour examiner les traces.

____«Mais qu’est-ce que c’est que cette blague encore ?»

La jeune femme trouva la dite blague d’un mauvais goût exquis. Elle réfléchit un moment, et arriva à la conclusion que soit le tueru était revenu sur ses pas, soit il y en avait deux. Et deux akumas, ça lui compliquerait vâchement la tâche... Elle retourna légèrement en arrière pour vérifier son hypothèse. Elle commença à examiner un peu mieux les marques lorsqu’elle se rendit compte d’un légère problème. Les traces disparaîssaient, comme par enchântement. Assez lentement certes, mais ils feraient mieux de se dépêcher. Elle se retourna alors vers l’homme qui l’avait accompagné.

____«Les traces commencent à disparaître. Et là, -elle pointa le carrefour du doigt- On a deux possibilités, comme vous vous en doutez sûrement. Soit un tueur revenu sur ses pas, soit deux. Alors, soit on se sépare, soit on court pour essayer de faire un premier chemin qui ne devrait pas être trop long et revenir ensuite voir le deuxième. C’est vous qui voyez, moi je pencherai plutôt pour la deuxième, je n’ai pas envie de tomber seule sur le tueur...»

____Si l’autre avait répondu, elle n’entendit pas sa réponse. Son attention s'était entièrement focalisée sur l’étrange ballet qui avait lieu devant elle. Une sorte de danse des ombres, avec celle de l’Homme qui marche courrant de gauche à droite, l’air visiblement perdu. Cela faisait déjà trois fois qu’elle la voyait passer au carrefour. Elle repassa encore une fois, s’engagea dans une voie. Puis finit par revenir sur ses pas, s’arrêta au carrefour, recula un peu. Et s’engagea dans la seconde voie. Pour retourner une fois de plus sur ses pas. Ridicule. C’était ridicule. La chanteuse vit l’ombre se prendre la tête et se torde dans tout les sens, l’air complètement désespérée... Si elle avait pu parler, l’ombre se serait sans doute mise à hurler d’énerverment. Elle commença à se rouler sur le sol, tout en tapant des poings et des pieds par terre, enfin c’était ce que supposait la soprano puisque des marques apparaissaient au fur et à mesure.

____Olympia ne put se retenir plus longtemps et laissa éclater son rire chantant.
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Delfixyon
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MessageSujet: Re: Quand le chant atteint les âmes..   Mar 31 Juil - 10:49

La dame se leva et se mit à examiner les traces de pas sur le mur. Elle semblait intriguée par la forme de celles-ci, il est vrai qu'elles étaient pour le moins étranges, on ne pouvait distinguer l'avant de l'arrière. Si on ne pouvait distinguer ceci, comment pouvait-elle savoir d'où l'Ombre venait ? Personnellement je n'aurais pas pu le savoir mais elle par contre, elle semblait avoir trouvée le chemin à suivre par je ne sais quel moyen. Je la suivis donc pressément jusqu'à qu'on arrive à un carrefour, nous étions devant deux voies et les marques étaient présentes de chaque côté. Elle analysa de nouveau les marques, je me demandais bien ce qu'elle allait pouvoir en déduire car moi-même j'étais un peu perdu.

Les traces étaient les mêmes des deux côtés, ce qui laissait pensé qu'on avait à faire à un seul et même akuma, mais dans ce cas, par où passer ? La jeune femme ne tarda pas à revenir me voir en m'exposant la situation. Nous avions donc deux possibilités, soit on se séparait, soit nous testions rapidement l'un des deux chemins pour revenir vers l'autre si jamais nous nous trompions. Je ne pouvais bien sûr pas laisser une humaine normale seule avec l'Akuma donc l'idée de se séparer était à exclure, nous allions donc devoir prendre la deuxième solution en choisissant à l'aveuglette l'un des deux chemins, chose qui me déplaisait fortement.

Avais-je eu raison de l'emmener avec moi ? Pour le moment elle ne m'avait pas été d'une grande utilité, et plus on avançait, plus je doutais si elle savait ce qu'elle faisait. A chaque fois que nous avions dû faire un choix, on aurait pu croire qu'elle choisissait au hasard, cela commençait vraiment à m'agacer.

Et bien, vous m'êtes vraiment d'une grande utilité. Dis-je d'un ton ironique et agacé.

Mais la chanteuse ne semblait par avoir écouté ma réponse, elle était entrain d'admirer quelque chose des plus étranges, je vis l'Ombre entrain de revenir d'un chemin pour aller dans l'autre, pour ensuite revenir sur ses pas puis encore une fois reprendre le même chemin... Etait-ce possible ? L'Akuma s'était perdu dans le bâtiment ! Il semblait être désespéré, il cherchait sa route depuis un long moment visiblement. L'Ombre finit par se rouler sur le sol en tapant sur celui-ci d'énervement, cela semblait être de cette manière que les traces s'étaient formées, vraiment ridicule, on aurait pu croire à une blague de mauvais goût.

Ce spectacle me désespérait au plus haut point, surtout que la soprano était entrain de s'esclaffer de rire, un rire qui ressemblait plus à un chant qu'autre chose. De toutes les missions que j'avais pu faire jusqu'à maintenant, celle-ci était la plus pitoyable de toutes, je me retrouvais avec comme ennemi un Akuma qui n'avait pas le sens de l'orientation et avec une aide plus inutile que jamais... Je soupirais un bon coup, puis, d'un geste d'énervement, je lançais mon épée contre le mur, là où semblait être l'Ombre.

Je commence à en avoir marre de cette mascarade !

J'avais perdu mon sang froid, et j'avais agis inutilement en plus vu que l'Ombre ne semblait pas avoir été touchée, cela nous apprenait au moins une chose, l'Akuma ne pouvait être touché que lorsqu'il se matérialisait, c'est à dire seulement au moment où il s'apprêtait à tuer.
Je repris mon épée, l'Ombre avait disparu à présent, cela ne servait plus à rien de rester ici. J'eus un long soupir puis dis à la femme qui était toujours avec moi.

La représentation va bientôt avoir lieu, vous feriez mieux d'aller vous préparer.

Je n'attendis pas sa réaction, je remontais en premier pour assister à la représentation qui pourrait peut être calmer mes nerfs, du moins je l'espérais.
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Olympia Spalanzi
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MessageSujet: Re: Quand le chant atteint les âmes..   Jeu 6 Sep - 0:36

Spoiler:
 

____Un coup d’épée brutal et une exclamation de colère fit redescendre la chanteuse sur terre. Ah oui, oups, à la base, elle devait neutraliser l’ombre, et selon son plan magnifique et surtout totalment improvisé... Bon ok, à vrai dire quasiment inexistant, (quasiment seulement), elle avait décidé, après s’être pseudo-longuement concertée avec elle même, qu’elle laisserait faire le jeune homme pour toute la partie ‘réalisation concrète/capture/massacre' (au choix). Mais avant, elle devait enquêter de son côté, pour trouver l’innocence avant lui, (si innocence il y avait) car tel était le discours des grands manitous de là-bas au Saint Ordre. M’enfin au pire, elle s’en fichait complètement.

____Le type en noir lui fit remarquer que l’heure avait tourné, avant de partir comme un sauvage, après avoir fait fuir leur cible d’une manière assez stupide et irréfléchie. Surprise, Olympia regarda sa montre. Elle avait encore un peu de temps devant elle mais pris tout de même le chemin des coulisses, réfléchissant aux derniers évènements. Soit, un second meurtre par pendaison, un assassin perdu dans les couloirs, et un type bizarre habillé en noir genre jour de deuil. Ce dernier ayant l’air, au vu de ses remarques très très aimables, voir même a-do-rables selon la chanteuse, particulièrement rabat-joie. Elle soupira alors qu’elle atteignait la portes de la salle où étaient rangés les costumes. Vu comme c’était parti, sa mission se déroulerait sans doute dans une bonne humeur incroyable, avec une ambiance genre pompes funèbres.

____Elle prit une grande inspiration et ouvrit la porte. Pour le moment, le plus important pour elle, c’était cette représentation. Le reste ne compterait plus jusqu’à la fin de l’opéra. Après avoir poliment salué les costumière, elle prit ses habits de scène et partie se changer dans sa loge. Elle prit son temps pour se maquiller et se coiffer, demanda de l’aide à son amie Augustine pour fixer ses quelques parures, et commença sa routine d’échauffement et de répétition. Le stress commençait à monter, et la chanteuse avait désormais sérieusement la pression.

____Et puis, l’heure arriva, et on vint frapper à la porte pour venir la chercher. Elle se leva lentement. Elle avait répété toutes les parties les plus compliquées, à commencer par l’Air des Clochettes et le Duo des Fleurs. Elle se dirigea vers son amie Mezzo-soprano, qui l’attendait dans le couloir.

____«Alors, fin prête pour te suicider par amour ? demanda la brune avec un grand sourrire.»

____- Et comment ! répondit la soprano»

____Mais au moment où elle allait enchainer sur une répartie bien placée pour la face d’Augustine, elle apperçut une ombre se faufiler dans le couloir. Cela ne dura qu’un instant. Elle cligna des yeux puis plus rien. Elle espérait vraiment que ce n’était qu’une impression... Mais de toute façon à deux minutes du début de l’opéra, elle ne pouvait plus rien faire. Elle pria pour que rien ne l’interrompe, alla se placer sur scène, et respira un grand coup. Le rideau se leva.

____Tout se passa sans encombre, même les airs les plus difficiles. Aucun problème majeurs pendant l’entracte non plus... Et puis, arriva la fin de la pièce, avec son suicide, et tout se déroula parfaitement. Ce qui lui paru complètement fou, bien qu’elle essaya de ne pas trop y penser. Vinrent ensuite les salutations, où ils furent tous beaucoup applaudis. Visiblement, la mise en scène, simple et efficace, avait plu au publique, ainsi que les différents chanteurs et l’orchestre.

____Elle finit par retourner vers sa loge avec un grand sourire. Tout s’était parfaitement bien passé et elle aimait beaucoup son rôle. Elle quitta son costume de Lakmé pour retrouver ses habits normaux et se leva pour aller discuter avec les autres musiciens. Mais en sortant dans le couloirs, surprise ! Plus personne. Elle soupira, après tout, elle le savait bien, c’était trop beau pour être vrai. L’opéra ET la soirée qui l’accompagnait ne pouvait pas avoir lieu sans problème. Elle se dirigea vers la source de bruit qui lui parvenait, à l’autre bout du couloir. Elle descendit un escalier; et s’arrêta. Les musiciens, machinistes et costumières était attroupés autour d’un corps pendu à une poutre, alors que deux personnes tentaient de le décrocher.

____Olympia chercha rapidement du regard les traces que l’Ombre auraient logiquement du laisser. Une fois repérées, elle traversa la foule, avec quelques difficultés, puis se mit à les suivre. Elle arriva rapidement à un autre escalier, qui, elle le savait la mènerait dans un autre partie du bâtiment, où elle pourrait aussi accéder au sous-sol. C’était là que devait se cacher l’ombre, car à l’intersection où l’homme en noir et elle l’avait apperçut, l’une des deux voies y menait directement.

____La chanteuse se mit à courir quand elle vit les traces commencer à disparaître. Elle descendit les escaliers du sous sol quatre à quatre, suivit les traces de pas jusqu’à un couloir. Elle avança autant qu’elle put, mais s’arrêta lorsque le couloir ne fut plus éclairé. Au moins, elle savait où chercher. Elle remonta plus lentement, aucune trace n’était désormais visible. Elle retourna dans les coulisses avec les autres musiciens.
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