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 Soleil, algues, sel & malédiction.

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Diane D'Eglantine
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MessageSujet: Soleil, algues, sel & malédiction.   Lun 9 Juil - 18:04

Shanghai, 10 Octobre 1998, 9:37.

Pensive, Diane referma lentement la porte derrière elle. Le regard dans le vague, elle fixa quelque instant le mur qui faisait face au bureau de Nagi. Elle je ta encore un oeil à son dossier de mission. Traverser la moitié du monde pour aller à la rencontre d'un bateau maudit, voilà qui lui plaisait bien. Les malédictions c'est toujours marrant, même si ça n'en ai jamais vraiment. En plus, elle n'avait jamais mis les pieds en Afrique, et ce pays mystérieux l'attirait beaucoup. Cependant, ce n'était pas ça qui la rendait ainsi songeuse. C'était le petit paragraphe en bas, celui accompagné d'une photo. La photo d'une jeune fille aux longs cheveux. La photo était en noir et blanc (Bromure d'argent tout ça xD), mais Diane imaginait très bien la teint doré qu'ils devaient avoir. En titre de ce paragraphe, à gauche de la photographie, se trouvait un nom. Olympia Spalanzi. Dessous, une courte description. 23Ans. Soit 5ans de plus que Diane. Père Anglais, mère française. Il s'agissait en fait d'une toute nouvelle recru, qui au passage, lui avait expliqué l'Athos, n'avait pas été simple à recruter et ne semblait pas y mettre de la bonne volonté. Et elle, Diane d'Eglantine, était chargé de l'accompagner lors de sa première mission, afin de lui inculquer les bases, mais également, c'était d'ailleurs la principale raison, de la surveiller. Nagi lui avait également confier qu'elle ne maîtrisait pas vraiment le pouvoir de son innocence, et que cela pouvait s'avérer dangereux. Diane ne se sentait pas l'âme d'une pédagogue, et tout cela lui semblait bien au dessus de ses moyens. Mais bon si Nagi estimait qu'elle pouvait le faire … Et bien il se trompait. Mais elle le ferait quand même, elle n'avait pas le choix.

Diane avança lentement dans le couloir et quitta les lieux. Le départ devait se faire dans l'après-midi, elle n'avait donc pas beaucoup de temps. Et pas le temps non plus de rencontré Olympia, ce qui de toute façon ne intéressait pas. Elle la rencontrerait bien assez tôt à son goût. Elle gagna donc ses quartier, et commença à emplir sa valise, avec les vêtements les plus légers qu'elle possédait. C'est à dire de fines chemises de coton, et des pantalons de cuir. Quoique le cuir n'était sans doute pas si léger que ça en fait … En farfouillant, elle fini par trouver deux pantalon de toile, informe et aux couleurs passées. Elle les fourra donc dans sa valise. Son instinct lui disait qu'il serait plus simple d'emporter de fine robe de dentelle, comme portait de nombreuses femme en été. Mais l 'idée de porter une robe pour voyager lui répugnait. Et puis de toutes façon, elle n'en possédait pas. Ainsi le problème était réglé. Elle songea alors à l'autre fille. Elle se demanda qu'elle façon elle pouvait avoir de se vêtir … D'après ses longs cheveux ondulés et soigneusement coiffés, son visage fin … Diane en conclu que c'était sûrement une de ces jeunes précieuses que l'on trouve en Europe, incapables de se servir de leur dix doigts, qui jouent aux intellectuelles en sortant des citations de grand penseurs, mais incapables de penser par elles-mêmes. Bref, l'idée qu'elle se faisait d'Olympia n'était pas très glorieuse, elle pensa au fond d'elle aime qu'il serait amusant qu'elle succombe au soleil africain.

Elle ferma son épaisse sacoche de cuir qui l'accompagnait dans tout ses voyages, et se rendit dans les locaux de l'intendance ou on lui remit un paquetage de provision, essentiellement des aliments séchés, des trucs assez dégueux, mais consistant, ainsi que ses titres de transports. Elles commenceraient par prendre le train jusqu'au port, et de là, elles emprunterait un bateau. Mais pas un ferry. Un voilier, un vrai de vrai, avec son équipage, rien que pour elles. Pas des tas de touristes abrutis, c'était déjà ça. Et ainsi elle irait plus vite.

Diane regarda l'heure, il lui restait deux bonnes heures avant le départ du train. Elle en profita donc pour aller s'entraîner pendant une longue heure. En sueur, mais pleine de vigueur, elle prit une douche et gagna la gare d'un bon pas.

Elle n'eut aucun mal à repérer les longs cheveux dorés, quasiment exactement la couleur qu'elle s'était imaginer, au milieu de la foule. Elle rejoignit donc se nouvelle collègue, tout en se répétant intérieurement qu'il fallait la mettre en confiance, et pour cela se montrer aimable, et faire de son mieux pour qu'elles s'entendent bien, c'était un ordre de Nagi. Et on obéit à son Athos. Elle arriva donc auprès de la jeune fille, se plaça face à elle et se présenta.

« Bonjour Olympia. Je suis Diane d'Eglantine, et on va faire ce voyage ensemble. »
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Olympia Spalanzi
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MessageSujet: Re: Soleil, algues, sel & malédiction.   Mar 10 Juil - 14:19

___Olympia fit bien attention à taper très fort des pieds en sortant du bureau de l’Athos. Au passage, elle claqua fortement la porte, pour le plaisir de déranger son supérieur. Ce fut d’une telle délicatesse, qu’elle entendit un des cadres accrochés au mur tomber et se casser. Elle partit sans dire un mot, laissant tout en plan derrière elle. Le môme qui servait de dirigeant à l’ordre l’irritait assez, alors bien sûr, elle mettrait toute la mauvaise volonté du monde dans chacune de ses actions. Une mission. On venait de la convoquer à Shanghai pour une mission. Mais qu’est-ce qu’elle pouvait s’en foutre de tout ça ! Elle avait dû reporter une collaboration avec l’un des chefs d’orchestre qu’elle estimait le plus. Et puis elle se retrouvait en Asie. Pour aller en Afrique. Tout au Sud de l'Afrique. Alors qu’elle venait d’Europe. Quelle logique... Bien sûr elle avait fait un arrêt pour Vienne. Et puis en Pologne, où elle avait pu écouter des mazurkas. et puis après bah... Le train, le train, le train, le train.... Elle en avait sa claque du train.

___Elle continua son chemin, à travers les dédales du bâtiment. Et finit, bien sûr, par se perdre. Oui, Olympia a un sens de l’orientation environ égal à -1. Mais comme son sale caractère, elle le vit plutôt bien. Elle finit, après quelques minutes d’errance par trouver une sortie. Bien sûr pas celle par laquelle elle était passée à l’allé. Mais que voulez-vous, quand on est obligé, bah on a pas vraiment le choix. La jeune fille se mit donc en quête d’un endroit tranquille, et lut à nouveau son ordre de mission. Elle embarquait le jour même pour l’Afrique du Sud, plus précisément au Cap de Bonne Espérance. Apparament, un bateau fantôme roderait aux alentours du Cap, et il serait possible que ce phénomène soit lié à une innocence. Puisqu’elle n’accordait aucune importance à l’innocence, pour elle, cela se résumait à une chasse aux pirates fantômes.

___L’idée la fit sourire. Elle aimait bien les histoires de pirates. Cela lui rappela un ballet, qu’elle avait vu un jour avec sa mère. «Le Corsaire». Soudain nostalgique, elle se remit à lire, pour se changer les idées. Elle se souvint de la feuille annexe que venait de lui donner l’Athos. Elle stipulait que sa première mission serait en duo. Elle se pencha sur la photographie jointe au papier. Elle DETESTAIT cet athos arrogant. C’était un coup bas pour sa première mission. Soit il avait engagé un photographe aveugle et dénué de bon sens pour oser exercer ce métier, soit il avait délibérément laissé la photo d’identité de la personne qui l’accompagnerait exposée en plein soleil pendant au moins... quelques jours, minimum trois ou quatre ? Toujours est-il que l’image avait passée, et que la chanteuse ne distinguait plus que vaguement les traits du visage de sa collègue, puisque comme le précisait la fiche, il s’agissait d’une jeune femme. En tout cas, elle n’arriverait jamais à la reconnaître si elle la voyait en vrai. D’après les informations données, elle s’appelait Diane D’Eglantine et avait 19 ans. Un peu jeune, mais peut-être assez mature...

___Elle soupira en se relevant, arrrangea les plis de sa longue robe et réajusta son chapeau sur sa tête. Après tout, une autre personne avec elle, cela lui permettrait peut-être de se la couler douce. Elle décida de se mettre en route pour la gare, elle devait retrouver la dénommée Diane là-bas. Autant y être en avance.

___Elle repartie donc chercher sa valise dans la chambre qui lui a été temporairement attribuée au Saint Ordre. Elle avait prit soin d’emporter des robes et des tenues légères, sans oublier un ou deux chapeaux et une ombrelle en plus de celle qu’elle utilisait. Ayant déjà voyagé en pays chaud, elle savait quelle chaleur terrible il pouvait faire en Afrique. Toutefois, elle avait également pris quelques vêtements chauds, car le trajet serait tout de même un peu long avant d’arriver, et là bas, les nuits y seraient fraiches. De plus, elle avait discuté avec des marins lors de son dernier voyage aux Etats-Unis, qui étaient déjà passés par le cap de Bonne Espérance. Selon eux, il y soufflait continuellement un vent assez puissant mais les paysages était magnifiques. Alors elle avait acheté un ciré en ville, qu’elle rangea dans sa valise. Elle y déposa ensuite son éternel cartable, rempli de partitions. Elle avait déjà ses provisions de son voyage jusqu'à Shanghai, et elle ne jugea pas utile d'en prendre plus.

___Elle avait tellement la flemme de porter ses bagages jusqu'à la gare qu’elle embaucha un porteur dans la rue. En peu de temps, ils furent arrivés. Elle se renseigna à l’acceuil et se rendit sur les quais, toujours suivit de son fidèle, ou pas, porteur. Elle le remercia et le congédia, non sans lui donner un bon salaire. Et puis elle poireauta. Et s’ennuya. Et regarda passer les gens. Au bout de dix minutes, elle commença à chanter doucement. Le temps passa tout de suite plus vite. Elle sursauta vivement quand une voix l’interpella.

___« Bonjour Olympia. Je suis Diane d'Eglantine, et on va faire ce voyage ensemble.»

___Diane, puisque c’était elle, se tenait face à elle. Ses longs cheveux roux étaient attachés en chignon, avec une grande mèche retombant sur un côté de son visage marqué par des cicatrices. La rousse lui sembla être une personne expérimentée pour ce genre de missions, bien plus qu’elle en tout cas. Et puis elle se rappela que Nagi, l’athos idiot lui avait demandé de faire un effort et d’essayer d’être aimable.

___Elle se décida donc à faire un effort. Avec mauvaise foi bien sûr, après tout, pourquoi changer ses habitudes ? De toute façon, autant mettre les choses au clair tout de suite. La soprano inspira profondément, se para donc du plus radieux et insupportable des sourires dont elle pouvait être capable et prit une voix trop gentille.

___« Enchantée Mademoiselle D’Eglantine. Je suppose que le stupide athos qui doit aussi être votre supérieur vous a parlé de moi. Aussi il m’a été demandé de faire preuve d’amabilité. J’en suis malheureusement INCAPABLE et je préfèrerai donc faire preuve d’honnêteté. Ainsi, je ne suis absolument pas ravie de ce voyage, ni de cette mission, et je me fiche complètement de toute cette histoire de guerre sainte. N’y voyez aucune offense personnelle, ou voyez-en, c’est comme vous voudrez, je n’y accorde aucune importance, mais je ne prévoie pas de vous seconder dans cette mission. À dire vrai je pense plutôt à vous servir de boulet, parce que cela m’amuse bien plus. Et si jamais je devais faire quoi que ce soit pour vous aider dans ce ramassi de saintetés stupides, soyez certaine, mademoiselle, que j’y mettrai toute la meilleure mauvaise volonté dont je pourrai être capable.»
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Diane D'Eglantine
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MessageSujet: Re: Soleil, algues, sel & malédiction.   Mar 10 Juil - 20:06

Le dialogue commança plutôt bien. Enfin la première phrase fut plutôt bien. Enfin, si on faisait abstraction du ton hypocrite employé. Diane en fut capable. Donc, le temps d'une phrase, soit environ 6secondes, les choses se passèrent pas trop mal.

Puis tout dérapa.

Nagi.

Elle venait d'insulter Nagi.

Nagi ! L'Athos !

Diane resta bouge-bée un certain temps, éberluée, abasourdie, stufétaite. Elle resta interdite.
Jamais oh ! grand jamais on ne c'était permis de l'insulter devant elle.

En une fraction de seconde son bras se détendit, fendit l'air en direction du visage d'Olympia, et une fraction de seconde avant d'avoir atteint son but retourna le long du corps de la qwaser. Pas taper les collègues. Même s'ils étaient insurportables. Même si l'idée de voir leurs tripes répandues sur le quai était l'image la plus réjouissante que l'on puisse imaginer.

Après cette retenue sur-humaine, Diane repris ses esprits. La suite de la tirade parvint enfin à son cerveau.

Voyager avec des boulets, elle en avait l'habitude. Il lui suffirait de la l'abandonner dans un hôtel, de terminer la mission au plus vite, et hop, retour à la maison.

Diane fixa un instant sa nouvelle collègue d'un oeil malveillant, qui en aurait impressioné plus d'un, bien qu'Olympia et ne sembla pas en faire partie, et sans dire un mot, tourna les talons. Elle marcha d'un bon pas en direction du train, espérant secrètement perdre dès lors l'autre, bien que sur une distance si courte cela fût parfaitement impossible. Elle monta à bord du train, jeta sa sacoche sur le porte bagage, s'assis, sortit un bouquin de sa poche, et se plongea dans sa lecture, prenant bien soin d'ignorer tout ceux (et celles) qui l'entouraient. Elle avait du mal à se concentrer, et faisait de son mieux pour attendre patiemment le départ du cheval de fer.
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Olympia Spalanzi
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MessageSujet: Re: Soleil, algues, sel & malédiction.   Jeu 12 Juil - 1:17

____Le sourire de la chanteuse se fit plus grand lorsqu’elle vit que son interlocutrice avait tilté à l’insulte de l’athos. Le bras de la rousse fusa soudainement vers son visage mais se rétracta (aha ! Extension/rétraction ! et non rétractation). Olympia sourit plus joyeusement encore. Cela voulait dire qu’elle pourrait être la plus insupportable possible, elle ne se ferait pas frapper par sa collègue. Elle soutint le regard noir de la rouquine avec un air légèrement narquois. Si elle en croyait sa réaction, la soprano venait de gagner une bonne marge de liberté pour la durée de la mission. Elle monta à la suite de Diane dans le train et s’assit en fasse d’elle, après avoir sorti son cartable de sa valise qu’elle rangea sur le porte bagage. Elle s’installa confortablement sur son siège, sortit ses nouvelles partitions et commença à apprendre son texte, complètement isolée du brouhaha (Cessez ce brou-ha-ha !) ambiant du wagon.

____Le voyage se passa ainsi, silencieusement pendant la plus grande partie du trajet. Cependant, quelques kilomètres seulement avant l’arrivée, le train s’arrêta, sans aucune explication. Olympia regarda par la fenêtre. Aucun indice sur l’arrêt du train n’était visible. Elle fronça les sourcils, et son air devint soucieux. Pourvu que ce ne soit pas une attaque quelconque. Elle soupira, dans quoi s’était-elle encore embarquée ? Si les ennuis commençait maintenant, elle et Diane n’était pas sorties de l’auberge. Elle aperçut soudain un contrôleur traversant leur wagon et l’interpella, en espérant qu’il parle anglais...

____«Hey ! Excuse-me ! Mr Train Conductor !

- Miss ? demanda-t-il avec un accent chinois très prononcé.

- Do you know why the train is stopped ?

- It seems like we have a technical problem with the engine...

- Oh, I see.... How long will it take to repare it and restart ?

- It might take two hours...or more... We’re sorry for the late, but the passengers aren’t allowed to leave the train.

- Well... It’will be ok, I guess...

- It soon be midday, if you need to eat or drink, you could go to the restaurant-car.

- Yeah, thanks.»


____Le contrôleur quitta le wagon. Olympia tenta de retourner à ses partitions mais elle n’arriva pas à se concentrer, elle avait trop faim. Elle avait beau chercher à lire, son regard se détournait. Elle finit par croiser celui de Diane, qui avait suivie son échange avec le contrôleur.

____"On dirait que t'arrives pas à rester concentrée, lâcha la rousse.

- Quelle perspicacité. Je vous félicite, dit-la chanteuse d’un ton blasé.


____Le silence se réinstalla un instant, avant qu’elle ne se décide à entamer un semblant de conversation, histoire de passer le temps et de s’amuser un peu.

____« Vous avez fini votre lecture ?

- Non. Mais je peux m'arrêter, ce n'est pas vraiment pasionant.

- ...Vous lisez des bouquins dont vous ne voyez pas vous-même l'intérêt, remarqua la jeune femme, y trouvant la faille pour commencer son jeu. Qu'a-t-il bien pu vous arriver dans votre vie pour en arriver là ?

- C'est le cas de celui-ci, pas de tous ceux que je lis. Et puis, c'est pas écrit en gros en rouge dessus qu'ilm n'est pas interressant. Et ce qui m'est arrivé dans ma vie ne vous concerne pas, répondit sa collègue qui començait à perdre son calme.
»

____Olympia pouvait enfin commencer à s’amuser un peu, et pris son habituel attitude d’enfant stupide, qui elle le savait, énerverait beaucoup Diane.

____« Oooh... Mais cela m'aurait taaaaant intéressée ! C'est teeeellement dommage ...

- Ouais c'est dommage, crâcha Diane visiblement fort agacée Bon vous arrêtez de faire votre imbécile, ou je vous cogne tout de suite ?

- C'est vraaaaaai ?, demanda la soprano soudainement interessée. On peut taper ses collègues ! Ca à l'air siiiiiii amusant ! Puis-je essayer ?

- Vous comptez me frapper comment ? répliqua la rouquine d’un ton narquois et hautain. Avec vos mains d'enfants gâté ? Laissez tomber, vous risqueriez de vous briser un ongle.

-Je prends cela pour un oui !»


____‘L’enfant gâtée’ était de trop. Et de toute façon elle gagnait elle-même sa vie depuis ses dix sept ans. et elle avait travaillé dur pour ça. Olympia n’hésita pas du tout. Ce fut rapide. Elle s’appuya sur la table qui les séparait, et gifla Diane. Fort, et du dos de la main, parce qu’une Spalanzi n’y va jamais avec le dos de la cuillère, et qu’on ne prend pas les fils du bon dieu pour des canards sauvages( Une certaine prof....). Une marque rouge se forma sur le visage de la rouquine.

____"Vous êtes ridicule. Je vais plutôt aller manger, dit la rousse cachant visiblement sa douleur.

- Quelle bonne idée ! sourit insupportablement Olympia. Je vous accompagne !

- Youpi.»


Dernière édition par Olympia Spalanzi le Lun 1 Oct - 1:04, édité 1 fois
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Diane D'Eglantine
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MessageSujet: Re: Soleil, algues, sel & malédiction.   Jeu 12 Juil - 13:23

L'arrêt intempestif du train n'arrangeait vraiment pas Diane. C'était du temps en plus à passer en face à face avec l'autre. Comme si elle n'avait que ça à faire. Un contrôleur s'approcha alors. Elle avait l'intention de l'interpeler, mais Olympia fut plus rapide.

Un problème technique … Diane eut envie de frapper le contrôleur (en ce moment, elle aurait frapper n'importe qui, elle était vraiment sur les nerfs), mais ne le fit pas, parce que ce n'était pas ça faute, cela n'aurait rien changé, et puis elle est civilisée tout de même. Elle le regarda donc s'éloigner. Il avait parler de wagon restaurant … Peut être qu'un bon repas leur permettrait de discuter, et pourquoi pas de s'entendre, ou moins d'arranger les choses. Cependant, proposer gentiment à Olympia d'aller manger un bout lui semblait parfaitement impossible. Elle décida donc de commencer par entamer une banale conversation. Elle croisa alors les yeux de sa partenaire, qui semblaient avoir du mal à rester fixés sur son cahier.

« On dirait que t'arrives pas à rester concentrée.

Quelle perspicacité. Je vous félicite. 
»

Diane ressentit l'ironie dans la phrase de la jeune femme. Cependant les mots en eux mêmes n'avait rien de vraiment méchant, et Diane décida de ne pas en prendre ombrage. Cependant, elle n'avait plus du tout envie de discuter. Elle se tu.

« Vous avez fini votre lecture ? »

Tient, c'était elle qui reprenait la conversation, c'était bon signe. Sans doute qu'elle aussi, bien que Diane eut du mal à s'en convaincre, souhaitait repartir sur de meilleur base. Bien que son livre fut passionnant, elle se dit qu'il serait sans doute plus poli de se libérer pour pouvoir discuter avec sa collègue, et montrer qu'elle était ouverte.

« Non. Mais je peux m'arrêter, ce n'est pas vraiment passionnant. 

-...Vous lisez des bouquins dont vous ne voyez pas vous-même l'intérêt,
remarqua la jeune femme. Qu'a-t-il bien pu vous arriver dans votre vie pour en arriver là ? »

Voilà que l'autre, non contente de se moquer d'elle, se permettait d'aborder sa vie privée. Décidément, les choses n'allait pas en s'arrangeant. Intérieurement, Diane pria pour qu'elles n'en viennent pas aux mains. Mais, elle doutait que Dieu, tout puissant soit-il, pusse les en empêcher. Prenant sur elle, elle fit un effort colossale pour répondre d'un ton calme et pas trop cassant.

« C'est le cas de celui-ci, pas de tous ceux que je lis. Et puis, c'est pas écrit en gros en rouge dessus qu'ilm n'est pas intéressant. Et ce qui m'est arrivé dans ma vie ne vous concerne pas.

-Oooh... Mais cela m'aurait taaaaant intéressée ! C'est teeeellement dommage ... 
»

Là, s'en était vraiment trop. Diane savait qu'on ne tapait pas ses collègues, mais après tout, il n'y avait pas de raison que l'on n'ai pas le droit de les menacer. Et puis là, c'était de la légitime défense.

« Ouais c'est dommage. Bon vous arrêtez de faire votre imbécile, ou je vous cogne tout de suite ?

- C'est vraaaaaai ? On peut taper ses collègues ! Ca à l'air siiiiiii amusant ! Puis-je essayer ?

- Vous comptez me frapper comment ? répliqua la rouquine d’un ton narquois et hautain. Avec vos mains d'enfants gâté ? Laissez tomber, vous risqueriez de vous briser un ongle.

-Je prends cela pour un oui !
»

Avant même qu'elle ai eu le temps de comprendre, Diane ressentit une violente brûlure sur la joue, à laquelle elle ne s'était vraiment pas attendu. Et malgré les apparences, l'autre tapait fort. Et elle savait s'y prendre pour donner des baffes. Diane sentit des larmes lui monter aux yeux, qu'elle retint in extremis.

"Vous êtes ridicule. Je vais plutôt aller manger, dit la rousse cachant visiblement sa douleur.

- Quelle bonne idée ! sourit insupportablement Olympia. Je vous accompagne !

- Youpi.
»

Et alors qu'Olympia se levait, Diane tendit discrètement la jambe.
Le pied de la jeune femme heurta la cheville de la rousse, et en décrivant un large mouvement parabolique, son corps rejoignit le sol, ses long cheveux volants derrière elle. Avant que sa partenaire n'est eut le temps de comprendre ce qui lui arrivait, Diane s'éloigna en direction du wagon restaurant. Là-bas il y aurait forcément du monde, et intérieurement, l'Alkyste se dit que le public éviterait qu'elles ne se battent. Parce qu'elles avaient une mission à effectuer ensemble, et que se battre avant même d'être arrivé était vraiment la pire chose à faire. Surtout que Diane savait au fond d'elle que si jamais elle s'énervait trop, Olympia finirait avec une rapière en travers du corps, et ça c'était vraiment, mais vraiment pas, vraiment pas du tout, une bonne idée.

Le wagon restaurant était en effet bondé. Elle repéra une petite table de deux place libre, et il semblait que c'était la seule. Elle commanda donc auprès du steward débordé, et alla s'asseoir.
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Olympia Spalanzi
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MessageSujet: Re: Soleil, algues, sel & malédiction.   Lun 1 Oct - 0:52

____Lorsqu’elle se leva, la jeune chanteuse sentit sa jambe heurter un obstacle. Pour le coup, elle ne comprit absolument rien. À part qu’elle venait de se fracasser magistralement par terre. Elle se retrouva sur le ventre en plein milieu de l’allée du wagon. Elle resta un moment allongée, là en plein dans le passage, le temps de réaliser ce qui venait de se passer. Bien sûr quelques un des passagers se penchèrent vers elle, et lui demandèrent si elle se sentait bien. Mais elle ne leur porta pas la moindre attention. Elle s’assit dans l’allée, remit son chapeau qui avait un peu pris de l’avance sur le chemin du wagon restaurant et éclata de rire. Un croche patte. Cette petite rousse avait osé lui faire un croche patte ! C’était tellement lâche et puéril qu’elle ne pouvait qu’en rire, malgrè certains regard réprobateur et/ou inquiets de quelques passagers. Enfin, elle ne risquait pas de s’ennuyer pendant ce voyage !

____Olympia finit tout de même par trouver le sol peu confortable, avec les cahots du train sur les rails, et elle se décida à se relever. Elle arrangea les plis de sa robe, râla un peu parce qu’elle était toute froissée, et se dirigea finalement vers le wagon restaurant. Lequel était absolument bondé, à un point qu’elle se demanda si il était bien la peine d’y entrer. Visiblement il n’y avait aucune place de libre. Ah. Si. Une. Un grand sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme alors qu’elle s’installait à la seule place vide du wagon.

____« Quel heureux hasard ! La seule place de libre est à votre table ! Nous allons donc partager ce repas dans une merveilleuse ambiance ! dit-elle hypocritement à la rouquine assise en face d’elle.»

____Elle appela un steward et passa sa commande. Puis elle fixa sa voisine, toujours le sourire aux lèvres, malgrè un léger malaise. Elle n’aimait pas cette foule, mêlée à toutes ces odeurs, et tout ce brouhaha( l’An-nez) la rendait un peu crispée. Elle engagea donc la conversation pour déplacer le centre de son attention de l’environnement qui l’entourait. Et puis, vu l’interlocutrice, ce serait sûrement amusant.

____« Mademoiselle d’Eglantine, vous m’avez fort étonnée tout à l’heure, vraiment, déclara la soprano, son sourire s’étirant. Ce croche pied, c’était...C’était d’une lâcheté ! À faire rougir le diable.»

____Et en même temps qu'elle prononçait ces mots, elle écrasa vivement le pied de la petite rousse sous la table. Le sourire d'Olympia était maintenant tout à fait rayonnant. Oubliée toute crispation due à la foule environnante !
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Diane D'Eglantine
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MessageSujet: Re: Soleil, algues, sel & malédiction.   Ven 5 Oct - 19:59

« Quel heureux hasard ! La seule place de libre est à votre table ! Nous allons donc partager ce repas dans une merveilleuse ambiance ! »

Diane ne fit pas de commentaire lorsque sa camarade de fortune s'assis en face d'elle. Apparemment cette jeune femme souhaitait se faire détester, et a priori elle s'en était déjà drôlement bien sortie. Ce n'était sans doute pas la peine d'insister. Alors qu'elle entreprenait de manger son plat fort peu consistant comparé au prix, et dont l'aspect ne lui disais rien qui vaille, Olympia pris la parole.

« Mademoiselle d’Eglantine, vous m’avez fort étonnée tout à l’heure, vraiment, ce croche pied, c’était...C’était d’une lâcheté ! À faire rougir le diable.»

Diane fut surprise de cette comparaison quelque peu blasphématoire. Mais malgré qu'elle fut pieuse, elle ne put s'empêcher de se sentir flatter de la comparaison.

C'est alors qu'un violent élancement lui traversa le pied. Malgré les épaisses bottes en bottes en cuir qu'elle portait, la sensation du talon d'Olympia s'enfonçant dans son pied fut d'une douleur extrême. Cela lui évoqua les visisons quelque peu cauchemardesque qu'elle voyait parfois en salle de torture, lorsque l'on glissait du sable sous les paupière des suspects, ou bien lorsqu'on leur arrachait un à un les ongles.
Ces comparaisons était sans doute quelque peu éxagérer, mais n'ayons pas peur des hyperboles. Elle n'en pouvait plus de cette horrible peste qui se trouvait en face d'elle, et elle était acculer au plus extrêmes limites. Jamais elle n'aurait cru en arriver là, et ce qu'elle s'apprétait à faire la traumatisait elle-même.

Elle héla alors le steward et lui commanda un grand verre de Whisky. C'était une boisson alcoolisé européenne à laquelle elle n'avait jamais gouter, étant donné qu'elle ne buvait pas d'alcool, mais c'était fort réputé, et elle se dit que c'était l'occasion.

Celui-ci la regarda avec des yeux rond, puis s'en fut chercher la commande sans dire un mot. Dès que le verre lui fut servit, Diane le bu cul sec. Elle eut l'impression que sa gorge entrait en fusion, et se dit fugitivement que c'était sans doute la sensation que ressentait un volcan lors d'une éruption.

Mais malgré les larmes qui lui montaient aux yeux et le rouge aux joues, elle fit mine de rien.

« Faire rougir le Diable, en voilà une expression pas très orthodoxe ma p'tite dame, et 'vais vous dire moi … »

Une douleur violente se répandit dans son corps lorsqu'elle se mordit la langue suite à une secousse du wagon. La seconde secousse les jeta toute deux, et une partie majoritaire des passagers et du personnel au sol, dans un amas de membre, de nourritures, de vaisselle, de cris, assez indescriptibles.

Le train était repartie, en direction du mystérieux bateau maudit…
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Olympia Spalanzi
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MessageSujet: Re: Soleil, algues, sel & malédiction.   Dim 4 Nov - 17:37

____Olympia observait attentivement sa camarade. Elle avait commandé un GRAND verre de whisky. La chose qui ne se commande pas. De l’alcool ok. Un grand verre de vin ? Pourquoi pas. Un grand verre de whisky... La blague quoi. C’est donc très logiquement que la jeune femme déduisit que la rouquine ne savait absolument pas ce qu’elle faisait. Et qu’elle n’avait jamais du boire de sa vie ou presque. Du vin à la limite, le sang du Christ.

____Avec effroi, la chanteuse vit la rousse vider son verre cul sec. Effroi oui. Parce que le verre, c’était presque une chope. Bon ok, sans exagérer, un verre à vin remplit. Au moins. Et bientôt l’alkyste pourrait être surnommée Jésus, vu l’alcool qu’elle aurait dans le sang. Olympia commença à paniquer. Miséricorde divine, mais qu’allait-elle faire pour se tirer de là ? Et vu comme l’autre tenait trop bien la boisson, elle était à peu près sûr que dans vingt minute, quand l’alcool se ferait le plus ressentir, la jeune fille ne tiendrait plus sur ses jambes, voir ferait carrément un coma.

____Elle vit plus qu’elle n’entendit la rouquine se pencher vers elle et lui parler, mais lorsque le train redémarra, elle sortit brutalement de ses pensée, en même temps qu’elle atterrissait sur le sol. Bon. C’était déjà ça, le trajet sur les rails touchait à sa fin. Elle aida sa non-amie à se relever, donna l’argent à un serveur encore par terre, et entrepris d’acheminer son lourd fardeau jusqu’au bout du wagon.

____Une fois la porte du wagon refermée, elle amena sa compagne entre deux wagons, histoire que l’air frais lui garde les idées à peu près en place. Peine perdue visiblement. Elle fit asseoir la rousse sur sa valise que bien sûr elle, Olympia Spalanzi, espoir du chant lyrique français avait transporté avec elle en plus de ses propres bagages, comme un simple valet. Haha. Elle se vengerait, et commençait déjà à élaborer quelques plans, en regardant le paysage défiler entre les parois des voitures. Lorsque le train arriva, elle descendit rapidement, fit trois allés retours, un pour ses bagages, un pour la valise de Diane, et un pour Diane, qui ne pouvait même plus marcher toute seule.

____Olympia soupira. Cette fille, c’était quand même vraiment un cas. Elle accompagna/ traîna la rousse jusqu’à un banc où celle-ci s’avachit avec une grâce éblouissante, et commença à réfléchir sérieusement. Le bateau partait aujourd’hui et l’autre idiote ne pourrait pas l’aider à le trouver vu son état car visiblement, elle n’était pas prête de décuver avant la nuit. La soprano soupira, et se dit qu’elle le faisait vraiment trop souvent ces temps-ci. De toute manière elle devait trouver le bateau avant la nuit. Mais impossible de laisser l’autre abrutie toute seule, vu son état. Et elle ne parlait pas chinois, donc difficile de demander de l’aide à quelqu’un. Monde cruel. Puisqu’il le fallait, elle se pencha vers Diane.

____«Mademoiselle d’Eglantine, pouvez-vous vous lever ? Il nous faut partir le plus rapidement possible, je cuide que les marins préfèreraient lever l’ancre avant la nuit.»

____Pas de réaction de la part de la rousse qui se contentait de bégayer devant un malheureux papillon. Enfin, papillon d’après la rousse, qui devait avoir de sérieux problème de vue, pour en confondre avec une mouche.

____« Mademoiselle ! Levez-vous ! Allez ! Debout !»

____Tentative vaine. Olympia commençait sérieusement à perdre patience et tentait de secouer le pochetron qui lui servait de coéquipier

____« OH DIANOUILLE BOUGE TOI ! RIBAUDE ! MECHANTE ! RACLURE !»

____Le tout hurlé tout en tirant l’alkyste de toute ses forces, elle parvint à la faire difficilement tenir debout. Maintenant, comment la faire avancer alors qu’elle ne pourrait pas la porter, à cause des bagages ? Une idée vint à l’esprit de la chanteuse. Elle avait une innocence, pourquoi ne pas s’en servir ? Mais avec son pouvoir aléatoire... Elle allait avoir quelque problèmes... Enfin, après tout , autant essayer.

____La soprano chercha alors plusieurs airs de son répertoire parlant de marche ou d’avancer

____« "Je marche sur tous les chemins !" chanta la jeune femme. Pas d’effet, tant pis.... « Où va la jeune indoue, fille des parias ?» AAAH !»

____Elle s’arrêta très rapidement lorsqu’une armée de clochettes en tout genres apparut en face d’elle et commença à tinter. Elle désactiva son innocence et les grelots et autres cloches disparurent. Puis elle recommença à chercher un air pour faire avancer son mollusque de coéquipière. Au bout d’un quart d’heure, elle désespéra, ayant passé tout son répertoire en revue. Elle ne pourrait jamais être au port avant la nuit.... Elle tourna la tête vers Dianouille la pasta qui était retombée sur son banc, et se prit la tête dans les mains en voyant que l'autre s’était endormie. À moins qu’elle n’ait fait un coma. Mais peu importait, le résultat était le même : Pasta aux fruits de mer saucée au somnifère. Soudain un éclair de génie traversa l’esprit de la chanteuse. Elle réactiva son innocence et repris les bagages.

____« Un kilomètre à pieds, ça use, ça use, un kilomètre à pieds, ça use les souliers !»

____La pasta aux fruitx de mer pas frais du tout se leva d’un coup, toujours inconsciente, et fit deux pas en direction de la voix. Olympia continua donc à chanter, tout en portant les bagages, et traversa la ville ainsi jusqu’au port. Elle trouva le bâteau assez rapidement, Le Prince Paul était un bâtiment plutôt imposant de taille tout à fait respectable, et les matelots semblait s’activer sur le pont. Celui qu'elle supposa être le capitaine, debout sur le quai entrain de fumer un cigare la regarda bizarrement lorsqu’il les vit arriver.

____«Deux cent quatre vingt treize kilomètres à pieds, ça use, ça use, deux cent quatre vingt treize kilomètres à pieds, ça use les souliers.»

____Oly posa les bagages par terre et fit s’asseoir Dianouille pasta dessus dans une position assez stable pour qu’elle ne finisse pas par terre dans son inconscience. Puis elle s’avança vers le capitaine qui prit la parole, en français pour le grand étonnement de la chanteuse.

____«Eh bien, voilà une arrivée pour le moins originale Mademoiselle. Je suppose que vous êtes celles qui embarqueront avec nous ? Je suis le Capitaine de ce navire, je me nomme Willibald De Fanfan la Sauterelle.»

____Elle retint difficilement son rire. Willibald. Haha. De Fanfan la Sauterelle. Elle n’avait jamais rien entendu d’aussi ridicule. D’abord, Willibald, c’était un prénom Allemand. Et puis De Fanfan la Sauterelle, c’était une blague... Mais visiblement non, d’après l’air enjoué mais tout à fait sérieux du Capitaine. Capitaine qui avait d’aileurs l’air étrange. Des cheveux longs tombant jusqu’au milieu de son dos, lisses, oscillaient entre le blond et le châtain. Et sa moustache, pour le moins étrange le rendait... disons, spécial. Original ? Bancal peut-être. Intemporel ? Ou perdu à mi-chemin entre les mignons et l'archimignon d'Henri III de France dont il ne lui manquait finalement que la fraiseet la cape, et l'époque présente. Cet aspect était accentué par sa tenue vestimentaire. Un genre de mélange entre Renaissance, avec son pantalon court, que les anglais appelaient short, bouffant, ses bas blancs et ses chaussures noires à boucles et la tenue vestimentaire actuelle, soit une veste de style officier redinguote cependant de satin bleu et brodées de perles, qui lui mit tout de suite un air dans la tête... Ah qu’elle aimait les militaire. En tout cas, Willibald avait tout l’air d’un type un peu dérangé. Sympa, mais dérangé.

____«C’est exact. Je suis Olympia Spalanzi, enchantée de faire votre connaissance Capitaine. Quant à cette arrivée étonnante soyez sûr qu’elle était de force forcée.

____- Mais je n’en doute pas. Nous allons monter vos bagages et vous conduire à votre cabine. Nous aimerions partir au plus tôt.

____- Bien sûr.»

____La soprano regarda distraitement les matelots emmener les valises ET la pasta, qui visiblement devait compter dans le lot.

____«Puis-je savoir ce qui est arrivée à votre amie ? demanda le capitaine qui avait suivi son regard.

____- Eh bien, elle a bu un verre de whisky.

____- Excusez moi ?

____-Elle a bu un verre de whisky. Cul sec bien sûr ajouta-t-elle en souriant quand le capitaine éclata de rire.

____- Un simple verre ?! demanda-t-il en riant.

____- Oui. Mais elle avait commandé un GRAND verre de whisky. On lui a emmené un verre à vin, pour dégustation de grands bordeaux je pense. Remplit cela va de soi. Il devait bien faire 80cl je pense.... précisa la chanteuse. Mais je me demande pourquoi ils avaient ça dans ce train.

____- Haha ! Voilà qui lui promet un bon mal de tête en se réveillant demain. Enfin, peut être que cela lui empèchera de sentir un mal de mer ?»

____Olympia sourit et suivit le capitaine jusqu’à la cabine qui lui serait attribuée. Elle était assez spacieuse assurément, mais elle la partagerait tout le long du voyage avec Diane Pasta, laquelle avait été reposée dans l’exact position où on l’avait ramassée, c’est à dire assis sur sa valise. La chanteuse accepta poliment l’aide du capitaine pour déplacer la pasta rouge, et remercia Willibald. Elle déclara qu’elle était assez fatiguée par ce voyage, et que si possible, elle désirait se reposer jusqu’au lendemain.

____Le capitaine quitta la pièce après l’avoir salué. Une fois la porte refermée, La jeune femme alla la fermer à clef. Elle regarda ensuite la rousse abrutie, et se dit qu’il valait mieux l’allonger correctement dans son lit, histoire qu’elle ne tombe pas malade, car il ne faisait pas si chaud que ça dans cette cabine. Elle lui ôta donc ses bottes et ses gants et la recouvrit avec la couverture. Ensuite, elle entreprit d’installer correctement ses affaires, puisque le voyage devait durer un petit moment. Elle rangea ses vêtements dans la malle et l’armoire près de son lit. La cabine étant 'partagée’ en deux, Diane avait les mêmes meuble à côté, C’est à dire une petite armoire, une malle, un bureau et deux chaises.

La musicienne était vraiment fatiguée par le voyage, et l’utilisation non stop de son innocence pour déplacer sa camarade avait aggravé son cas. Sentant en plus qu’un mal de tête commençait à la prendre, elle décida d’aller se coucher. Au pire se dit elle, elle se réveillerait au milieu de la nuit, mais elle aurait toujours de quoi travailler. Elle se changea donc et alla dormir dans son lit, lequel était à la limite de l’inconfortable. Mais bon, elle avait un lit, elle n’allait pas s’en plaindre, c’était déjà ça. Elle s’endormit rapidement, bien qu’il ne fut que trois heures de l’après midi.
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Diane D'Eglantine
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MessageSujet: Re: Soleil, algues, sel & malédiction.   Dim 4 Nov - 19:50

Willibald de Fanfan la Sauterelle marchait tranquillement dans son navire. Il aimait faire le tour de son fameux bâtiment. Il aimait le Prince Paul comme sa propre vie. Alors qu'il se trouvait à l'intérieur, là ou se trouvait les cabines, et qu'il admirait en souriant, faisant ainsi mouvoir son élégante moustache de façon comique, les rousse boiseries de son navire, un grand bruit le fit sursauter avec violence.

« Qu'est ce ? C'est les ennemis ! Tous sur le pont ! Nous sommes attaqués ! »

Avec un grincement sinistre (tient, il faudrait penser à faire huiler cette porte) une porte s'ouvrit sur sa droite. Willibald tourna prudemment son visage courroucé dans cette direction, la moustache frémissante.

Il vit alors un visage passer par l'ouverture de la porte. Sous les yeux se trouvaient d'immense cernes sombres. Le teint était pâle presque verdâtre. Des cheveux flamboyants l'encadraient. Hypnotisé par cette effrayante apparition, Willibald ne bougeait pas, attendant qu'une voix caverneuse sorte de cet être monstrueux pour lui hurler une malédiction.

C'est pourquoi il fût surpris de la voix pâteuse et fatiguée qui s'adressa à lui.

« Pas d'attaque. C'est moi qui suis tombée. Désolée. Je m'sens pas très bien… »

Le visage sembla devenir plus vert encore. Et soudain la porte se ferma violemment, et des pas précipités résonnèrent. Le Capitaine n'eut pas envie d'en savoir plus et continua sa promenade, gagnant le pont.

Diane resta encore quelque instant accoudée au hublot. Le liquide visqueux et verdâtre qui flottait encore à la surface des vagues fini par disparaître, dissout dans l'étendue aqueuse. Mais son goût et son odeur restait présent dans la gorge de Diane. Décidément, cette journée commençait très, très, très mal. Elle venait de dégobiller, avait le pire mal de tête de sa vie, et comble du malheur, elle n'avait pas la moindre idée de l'endroit ou elle se trouvait. Enfin si, elle se trouvait sur un bateau. Et Olympia devait s'y trouver aussi puisqu'il y avait ses bagages. Par contre elle n'avait absolument aucune idée de la façon dont elle s'était retrouvé là. Elle se souvenait vaguement du train, d'être tombé et puis rien… Tout cela était mauvais signe. Surtout que la seule personne qu'elle avait vu depuis son réveil semblait complétement timbré. Quel drôle hurluberlu. Enfin bon.

Elle referma le hublot et se dirigea vers la bassine d'eau posé sur un petit bureau de bois clair. Elle en vu une grande quantité puis se frictionna le visage. Elle se sentait déjà un peu mieux. Elle ôta ses vêtement… et failli cracher de nouveau ses entrailles en les voyants. Elle n'eut même pas envie de savoir comment ils s'étaient retrouvés dans cet état.

Elle prit donc dans son sac quelque chose d'un peu plus décent. Une chemise crème, une longue veste carmin à la coupe militaire, et un pantalon de velours noir. Elle frotta de son mieux ses bottes de cuir et les enfila. Elle se résigna à ne pas porter ses gants aujourd'hui. Jetant un oeil au fond de son sac, elle constata qu'il ne lui restait plus que son uniforme d'Alkyste. Cela devait faire des siècle qu'il moisissait là au fond, tellement elle rechignait à le porter. Bon elle verrait les détails plus tard.

Pour l'instant son cerveau semblait avoir doublé de volume et avoir l »intention de lui faire exploser le crâne. C'était vraiment douloureux, mais supportable. Trouver un médecin serait donc sa seconde priorité. Et manger serait sa première. Elle s'était rarement sentie aussi affamée.

Elle sortit donc de la petite cabine en fermant la porte derrière elle. Elle juta et se retrouva à genoux. Le sol tanguait terriblement. Normal, dans un bateau. Mais il semblait que son corps tanguait plus que le sol en fait. Ses jambes la portait avec difficulté, et elle avait du mal à voir net. Enfin bon, personne n'était là, et elle se releva. Elle marcha avec le plus de dignité possible, une main le long de la parois, afin de réussir à marcher droit. L'intérieur du bâtiment était vide. Elle fini par atteindre la sortie. L'air marin lui mis une gifle. Après la surprise, elle apprécia pleinement la brise légère. Cela lui remis quelque peu les idées au clair.
Elle se dirigea donc vers le premier matelot qu'elle trouva et lui demanda ou l'on pouvait se restaurer. Celui-ci la regarda avec un air incompréhension total.

« Heu sorry… don't speak le chinois… pas comprendre. »

Tient, un français ? Ainsi elles se retrouvaient sur un navire français. Dine sourit. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas parler cette langue qu'elle affectionnait particulièrement.

« Bonjour monsieur, ou peut on se restaurer sur ce navire ? »

« Ah ! He bien, suivez-moi, je vais vous mena à la cantine. »

Diane suivit le jeune homme en silence, concentrée sur ses pas afin de marcher le plus droit possible. Elle remarqua bien quelque regards amusés des marins qu'elle croisait, mais elle n'en pris pas ombrage.

Son jeune guide la laissa devant la porte et s'en retourna à ses affaires. Elle poussa et entra doucement. La salle semblait vide, à l'exception de la table du fond. Il semblait que cette table fusse plus luxueuse que les autre. Elle n'eut pas d'hésitation quant aux personnes qui s'y trouvaient. Olympia le moustachu fou.

Elle s'approcha donc d'eux. Au bruit de ses pas Olympia se retourna et l'attendit en souriant.
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Olympia Spalanzi
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MessageSujet: Re: Soleil, algues, sel & malédiction.   Lun 5 Nov - 2:08

____http://www.youtube.com/watch?v=D7Yw402F-Gc

____Olympia courrait. Elle courrait le plus vite possible. Une armée d’oeufs la poursuivait. Elle tentait vainement d’échapper à ces créatures de satan, lorsqu’elle buta sur quelque chose. Ce «quelque chose» avait une forme étrange. Très étrange. Une forme de.... Coquillette ? Non... Les coquillettes sont les suppôts du Diable ! Fuyons !

____En tout cas telle fut la pensée de la chanteuse. Laquelle reprit donc sa course, poursuivit par une armée d’oeufs et une coquillette. La dite coquillette grandissant à une vitesse alarmante. Mais ! Ô joie ! L’antre des Spaghettis ! Les spaghettis, bénédiction ! Elle piqua un sprint jusqu’à la grotte sacrée. Des branchages un peu bas emportèrent son chapeau. Elle se retourna pour voir si elle pouvait le rattraper mais la coquillette était trop proche. Et bien trop grande. Et elle sautillait beaucoup trop vite. Alors Oly se jeta la tête la première dans la caverne, et tomba dans un trou très très très profond.

____L’atterrissage, un peu brutal certes, ne le fut cependant pas autant que ce à quoi elle s’attendait. En effet, elle avait atterrit sur... des pâtes ! Les pâtes rouges sacrées !

____« Pasta Divina ! PASTA DIVA !»

____Elle se réveilla en sursaut. Pasta. Pasta. Pasta. PASTAAA ! Pourquoi ?! Monde cruel ! Qu’avait-elle fait pour rêver ainsi de pâtes ? DE PÂTES ! C’était encore de la faute à Dianouille Pasta. Vraiment cette fille...Une plaie. Une plaie, et infectée. La soprano se leva, assez furax d’avoir fait un rêve débile comme celui-là. Pasta Diva. Haha. Elle alla chercher les deux bassines d’eau que les marins avaient pris soin de déposer devant la porte de la cabine et en posa une sur le bureau de la Pasta et une sur le sien. Puis, elle sortit un gant de toilette de son armoire, se lava rapidement et se changea. Elle choisit une robe rouge, simple et confortable.

____Une fois prête, elle fit son lit, rangea ses affaires et sortit de la cabine, en chantonnant l’air de son rêve. En arrivant sur le pont, elle n’y trouva que quelque matelots. Elle s’appuya au rebord du pont, et observa l’étendue d’eau qui les entouraient. D’un côté, la terre était encore visible. Il semblait que le Capitaine ait choisi de longer les côtes pour le moment. Ce n’était pas plus mal pour le moment, mais le voyage promettait d’être long, très long... La voix de Captain Willibald parvenant à ses oreilles, elle se détourna du bord et se dirigea vers lui. Visiblement son apparence folle était quotidienne...

____«Bonjour Capitaine ! lança-t-elle au bonhomme moustachu.»

____Elle se sentit un peu stupide lorsqu’il la regarda avec un air éberlué. Comme si il avait zappé son existence. Un léger malaise plana un instant. Puis le visage de Fanfan la Sauterelle s’éclaira.

____«Mademoiselle Spalanzi ! Bonjour ! Je vous avais oublié ! Avez-vous bien dormi ?

____- Oui, merci capitaine.

____- Il me semble avoir vu votre camarade tout à l’heure. Elle avait l’air sacrément mal en point. J’ai d’abord cru à un fantôme, c’est vous dire ! Hahaha !

____- Je crois en effet qu’elle doit avoir une belle gueule de bois ! répondit-elle en souriant poliment.

____- En attendant que diriez-vous d’un bon petit déjeuner ? Je crois savoir que vous n’avez rien manger hier soir...

____- En réalité depuis hier matin, notre repas de midi ayant été quelque peu...perturbé. Ce serait donc avec plaisir Capitaine.»

____Elle suivit donc le capitaine jusqu’à la cantine du bateau, où elle s’assit à sa table tandis que l’homme étrange alla chercher le repas. Elle profita de l’absence du Fanfan la Sauterelle pour observer plus attentivement les lieux. La salle était plutôt grande, située au niveau du pont principal du bateau. un escalier menait aux niveaux inférieurs. Plusieurs tables étaient agencées, mais celle où elle était, placés à côté des hublots semblait plus luxueuses, et les sièges avaient l’air plus confortables. Les deux matelots présent étaient partit quand le capitaine revint avec leur repas. Olympia le remercia, et ils attaquèrent de manger en discutant.

____« Et donc, vous dites que cette affaire et familial c’est bien cela ? demanda-t-elle. Vous êtes marins de père en fils ?

____- Oui, c’est exact. Etant français, j’ai d’abord travailler dans la marine française avant de reprendre le bateau de mon père, lequel m’a appris à le manoeuvrer. La navigation ma petite dame, on l’a dans le sang !

____- Je n’en doute pas !»

____Elle avait d’autre question à poser, mais elle s’interrompit lorsqu’elle entendit des bruits de pas. Elle se retourna, et vit qu’il s’agissait de Diane, laquelle avait le teint très pâle et l’air franchement malade. Elle sourit à la rousse qui s’avançait vers eux.

____«Bien dormit mademoiselle Diane ? J’espère que vous n’avez pas le mal de mer, avec votre gueule de bois ça ne doit pas être évident. Mais venez donc vous installer avec nous !»


Dernière édition par Olympia Spalanzi le Dim 25 Nov - 19:04, édité 1 fois
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Diane D'Eglantine
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MessageSujet: Re: Soleil, algues, sel & malédiction.   Mar 6 Nov - 1:09

«Bien dormit mademoiselle Diane ? J’espère que vous n’avez pas le mal de mer, avec votre gueule de bois ça ne doit pas être évident. Mais venez donc vous installer avec nous !»

Tient, sa collègue semblait de bonne humeur ce matin. Intérieurement, Diane pria que la veille ne fusse q'un cauchemar, et que les choses iraient mieux aujourd'hui malgrè son terrible mal de crâne.

« Heu… merci. Je n'ai pas le trop le mal de mer, enfin je ne crois pas… Mais en effet je ne me sens pas hyper bien»

« C'est bien normal vu la dose de whisky que vous avez bu... »

Whisky… A présent elle se souvenait. Le Whisky. Elle comprenait soudain mieux son douloureux état.

« Vous désirez sans doute manger quelque chose ? Je vais vous chercher votre repas.
 »

Elle tourna la tête vers l'étrange bonhomme qu'elle avait déjà croisé le matin-même. Il souriait et semblait à son aise en compagnie de la Soprano. Elle avait du se montrer plus charmante qu'avec elle.

« En tout cas, vous avez de la chance que j'ai trouvé un moyen de vous déplacer quand vous étiez ...Comateuse.
 »

« Heu, oui je veux bien quelque chose à manger s'il vous plait… »

« Merci Olympia. »

Diane se tourna alors vers l'ecxentrique moustachu qui tardait à aller chercher son repas.

« Excusez-moi, mais … qui êtes-vous ? »

L'homme lui adressa alors un sourire aimable et lui répondit.
« Ah je suis désolé, je ne me suis même pas présenté, je manque à tous mes devoirs. Je suis le capitaine de ce navire. Je me nomme Willibald De Fanfan la Sauterelle. »

« Ah… Heu c'est un nom, heu charmant. Et original aussi. Vous êtes français ? »

La question était un peu stupide, étant donné qu'elle se trouvait sur un bateau ou tout l'equipage semblait français, et ou tout le monde parlait en français. Mais bon, ç'aurait aussi pu être des belges, il est vrai.

« C'est exact. J'ai même servi dans la marine française avant de reprendre le bateau familial. »

« Aaaah… d'accord. Je suis désolée, j'ai peut-être interrompu une conversation… »

« Mais non ce n'était pas de grande importance, n'est-ce pas mademoiselle ? »

« Oui, c'est vrai. »

« Bon vous devez avoir faim je vais chercher de quoi vous restaurer. »

Dés que le Capitaine eût quitter la pièce Diane se tourna vers sa camarade. Elle avait besoin d'explications.

« Olympia… On est où là ? C'est qui se type ?! »

Celle-ci lui répondit tout sourire :

« Sur le bateau qui nous emmène en Afrique du Sud ma chère. Vous avez fait un coma éthylique à cause de la dose de whisky que vous avez prise. Du coup vous étiez inconsciente lorsque je vous ai amené au port et que nous avons embarqué. Et ce type c'est bien le Capitaine du bateau.... Aussi fou qu'il puisse avoir l'air. Mais bon voyons le bon côté des choses : Il est poli et a l'air 'sympathique'. »

« Ah bon bah, merci de m'avoir amené alors. J'espère que le voyage va bien se passer… »

« Mais de rien ma petite Diane. Oh, et comme vous l'avez remarqué, nous partagerons la même cabine pour toute la durée du voyage.
 » lui répondit-elle sans se départir de son sourire.

A cette nouvelle Diane eut une vague inquiétude. Autant de temps enfermé avec la jeune femme risquait d'être douloureux. Mais bon on verrait bien ce qu'il en adviendrait.

Le Capitaine fit alors son retour triomphale, un grand plateau garnit de victuailles dans les bras et vint le déposer avec délicatesse devant l'Alkyste. Celle-ci remarqua alors sa somptueuse chevelure à laquelle elle n'avait pas encore prété attention. Pour autant excentrique que fut cet homme, il avait des cheveux magnifiques.

Il reprit sa place à table, et le repas se poursuivit calmement.
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Olympia Spalanzi
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MessageSujet: Re: Soleil, algues, sel & malédiction.   Jeu 8 Aoû - 3:18

___Olympia observa Diane un petit moment, tout en finissant son repas. Elle sourit en voyant les regards perplexes que sa camarade lançait au capitaine, qui de reste, ne les méritait pas peu. Avouons-le, le personnage était absurde. Voir carrément débile. Bon il était sans doute intelligent dans son domaine, c’est-à-dire la mer et tout ce qui touchait à la navigation. Mais sinon, une quiche. Elle avait essayé de lui poser quelques questions, de tester son sens de reflexion pour tout ce qui restait hors de la marine. Des clous. Du coup elle avait abandonné : comme il restait plutôt sympathique et extraverti, il pouvait bien être un peu débile sur les bords.

___Le voyage se passa plutôt calmement. Elle passait peu de temps dans sa cabine, se levait généralement un peu après la pasta, mangeait juste après elle, allait se coucher en première. Bref, elle faisait son possible pour ne pas la croiser. Histoire de ne pas lui taper dessus, pour faire bonne figure quoi. En plus, elle avait trouvé un coin tranquille sur le bateau, où personne ou presque ne passait, et elle pouvait chanter un peu. Du coup, tout se déroula paisiblement jusqu’en Afrique du Sud.

___L’Afrique elle connaissait, mais n’y avait jamais mis les pieds. En même temps ce n’était pas là-bas qu’on donnait le plus d’opéra. L’Afrique du Sud, c’était donc pour elle une grande première. Avant de passer le cap de Bonne Espérance, le capitaine avait décidé de faire une escale de deux ou trois jours. Histoire de remplir les vivres et les munissions. La jeune femme aurait donc l’occasion de poser pied à terre. En effet, pour les deux Alkystes, ce serait l’occasion de se renseigner au près des habitants et des marins du port, à propos de ce fameux bâteau fantome.

___C’est pour celà qu’elle se décida à aller parler à sa collègue, tandis qu’on amarrait Le Prince Paul au quai. La chanteuse trouva Diane sur le pont, entrain de regarder les marins travailler.

___« Mademoiselle D'Eglantine, appela Olympia en s’approchant. Il me semble que nous devrions aller interroger les marins des environs pour obtenir quelque renseignement sur l’objet de la mission. Souhaitez-vous que nous partions chacune de notre côté ? Ou préfèrez-vous que nous enquêtions ensemble ?»
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Diane D'Eglantine
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MessageSujet: Re: Soleil, algues, sel & malédiction.   Lun 12 Aoû - 0:43

Le voyage sur le Prince Paul se déroula calmement. Olympia semblait éviter Diane ce qui était plutôt pour l'arranger. Celle-ci disparaissait quasiment toute la journée, sans que personne ne semble savoir ou elle se trouvait. Diane quant à elle passait du temps avec les marins. Elle prenait de l'assurance en mer, et elle ne vomissait plus dès lors que le vent se levait. L'équipage du Prince Paul lui avait appris quelque base en navigation, et elle prenait grand plaisir à les aider lorsqu'elle le pouvait. Mais ce répit fut de courte durée. En effet, le capitaine De Fanfan la Sauterelle avait décidé de faire escale avant de passer le cap de Bonne Espérance, l'occasion pour les deux Alkystes d'enquêter un peu sur le fameux navire fantôme.

Diane observait les marins manœuvrer pour amarrer le Prince Paul lorsque Olympia vint vers elle.

« Mademoiselle D'Eglantine, Il me semble que nous devrions aller interroger les marins des environs pour obtenir quelque renseignement sur l’objet de la mission. Souhaitez-vous que nous partions chacune de notre côté ? Ou préférez-vous que nous enquêtions ensemble ?»

Diane fit semblant de réfléchir un instant.

« Et bien, ç'aurait été un grand plaisir d'enquêter à vos côté, mais Willibald souhaite repartir demain matin à l'aube. Nous avons donc peu de temps, et nous serons sans aucun doute plus efficace chacune de notre côté. »

Elle accompagna sa réponse d'un sourire aimable. Un léger choc les fit toutes deux vaciller. Le bateau était à quai, et déjà les matelots avaient sorti la passerelle et descendait gaiement, heureux à l'idée de retrouver le sol, et surtout, de la soirée de beuverie qui les attendaient. Les deux junes femmes leur emboitèrent donc le pas.

Le port était très vivants. Des gens allaient et venaient vivement entre les bâtiments. Certains déchargeaient des navires, tandis que d'autres, au contraire les chargeaient. Il y avaient des matelots et des hommes d'affaire, des chercheur d'or, des aventuriers farfelus et des artistes, le tout se mélangeant dans un joyeux brouhaha. Il y avait de toutes les origines, tant sociales qu'ethniques. Interroger les bonnes personnes n'allait pas être facile.

Les alkystes se séparèrent donc. Diane longea le port. Elle finit par trouver ce qu'elle cherchait. Loin des imposants navires de transports se trouvaient des embarcations plus modeste, et l'odeur de poisson qui régnait dans l'atmosphère ne laissait planer aucun doute sur leur fonction. D'un pas assurer elle s'approcha d'un homme à la mine revêche.
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Soleil, algues, sel & malédiction.

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