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 La bibliothèque du vieux chinois

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Tasuku
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MessageSujet: La bibliothèque du vieux chinois   Dim 20 Mai - 16:56

"Arrête ou je sors le Camopod!
-Mais euh! Je veux juste faire un troisième resto pour ce midi!!
-C'est pas parce que tu es en permission que tu dois bouffer à six restos différents en un repas!
-Mais euh! J'ai faim!
-Ca suffit, morfale! On va pas t'amener tous les buffles de la ville non plus!"

La conversation était vive. Epique débat entre un Qwaser et son esprit protecteur sur "faut-il essayer tous les restos chinois de la ville -chinoise- et faire un classement juste parce qu'on a rien d'autre à faire?". Hana, la partenaire de Tasuku n'était pas en permission, elle. Ainsi il parcourait seul, avec Camo, Albert Camomille de son nom complet, les rues de Shanghai. Camo avait remporté le débat, et sans avoir à utiliser le très légendaire et très hypothétique Camopod, sorte de robot/gundam/bidule trop puissant qui tue tout dans la forêt. Ainsi avaient ils décidé de se diriger vers le petit quartier latin caché dans les méandres de la ville que Tasuku avait découvert un jour en se perdant -et il semblerait que tous ceux le connaissant l'aient découvert de la même manière-.

Dans sa quête de livres qu'il n'avait pas lu, afin de passer le temps, et de se la péter devant les responsables de la bibli de Shanghai en montrant qu'il en savait plus qu'eux, il entra dans la petite librairie du quartier, vieille bâtisse de pierres et de poutres, saluant le propriétaire -un vieux chinois aux allures de grand maître chinois fourbe et sadique-, s'inquiétant de l'air mystique qu'il prenait lorsqu'il était dans son dos -Tasuku observait son sourire louche dans les miroirs parsemés dans la pièce. On aurait pu croire qu'il s'agissait d'un système de miroirs pour observer toute la pièce depuis le comptoir ou encore pour mater les culottes des demoiselles en n’importe quel endroit de la salle, mais ce n'était pas ça. Ça ressemblait plus à un truc pour dévier la lumière lors de rituels étranges genre shamanique, sorcellerie etc... Le mystère restait entier, mais Tasuku s'en moquait, il avait plus important à faire. En effet, si l'entrée constituait une petite pièce exiguë, aménagée d'un comptoir supportant une lampe de chevet à la faible lumière rougeâtre et de trois étagères remplies de livres -qui avaient tous l'air plus vieux les uns que les autres-, la pièce suivante était bien plus intéressante.
La salle suivante communiquait avec l'entrée par une basse et étroite ouverture sans porte et ornée d'un rideau. Le couloir sur lequel elle débouchait était bordé de rayons pleins à craquer de livres, ce qui le rendait plus étroit encore qu'il ne l'était déjà. Le corridor était éclairé par une petite fenêtre aux allures de serre courant sur toute la longueur du plafond à laquelle les bâtiments proches faisaient de l'ombre.
Le couloir s'élargissait ensuite pour accueillir sur sa droite un escalier à la rampe de bois sculpté. Un mètre plus loin s'ouvrait une salle beaucoup plus grande et pleine de rayons, bordée d'une balustrade à laquelle on accédait grâce à un escalier de bois, et qui supportait d'autres rayons pleins de vieux livres.
En face de l'escalier, sur la balustrade, se trouvait une petite porte coincée entre deux rayons, qui avait l'air de n'avoir pas été ouverte depuis sa création. Le propriétaire n'avait jamais rien dit sur cette porte, elle menait sans doutes à l'appartement du vieil homme auquel on accédait vraisemblablement déjà par l'escalier du couloir.
Tasuku se dirigea vers les rayons au centre de la pièce et commença à balayer les livres du regard avant de tomber sur un livre qu'il n'avait pas lu. Il l'attrapa et le sortit délicatement du rayon -certains livres avaient l'air si vieux qu'on eût dit qu'ils allaient tomber en poussière au premier effleurement- puis il alla s'asseoir sur les marches de l'escalier de la balustrade pour commencer sa lecture, faute de chaises ou de tables. son livre était un commentaire sommaire des légendes lycanthropes européennes, il n'apprit rien de nouveau mais il n'avait que ça à faire alors il prit un autre livre au hasard et se mit à lire.
Le soleil se couchait et il commençait son troisième livre quand il leva les yeux quelques instants, abandonnant sa lecture, pour observer la lumière décliner à travers la minuscule et seule fenêtre de la pièce, à peine visible et coincée entre deux rayons, qui donnait sur une cour intérieure inaccessible au soleil.
Il n'aurait jamais cru que quelqu'un d'autre allait se perdre et atterrir ici par hasard en ce soir tranquille, comme il l'avait fait il il y a quelques années déjà.

[Voilà, je me suis permis d'indiquer vaguement les action de ton perso tu te perd et atterrit ici, à toi]


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Elysabeth A. Braüns
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MessageSujet: Re: La bibliothèque du vieux chinois   Mar 22 Mai - 9:42

    " Je crois qu'on est perdus. " fit-elle dans un murmure.

    Ses paroles furent avalées par la foule, étouffées par les bruits de pas et l'agitation de la population qui rentrait chez elle. Le soleil déclinait, le ciel s'assombrissait. Et la jeune femme, toute seule, semblait parler à une personne imaginaire. Personne ne l'accompagnait, pas même un animal de compagnie ou un petit grigri. Juste elle, dans une robe rouge à la chinoise, avec sa sacoche et ses bottines. Elle avait, de cette manière, espéré se fondre dans la masse, mais rien à faire : partout où elle était allée, malgré qu'elle parlait couramment et sans aucun accent la langue du pays, on l'appelait toujours "étrangère". C'était peut-être parce qu'elle ne ressemblait vraiment pas aux asiatiques ? Trop grande peut-être. Alors tant pis, inutile de continuer à faire des efforts qui ne serviront à rien : elle leva doucement sa main, sans s'arrêter de marcher, et retira les baquettes qui maintenaient sa longue chevelure en un chignon maladroit.

    C'était la première fois qu'elle venait en Chine, il lui semblait en tout cas, ou alors ça remontait trop loin dans ses souvenirs. Un piètre sourire s'étala sur ses lèvres. Bon, elle était vraiment perdue, loin de l'auberge où elle logeait, et dans un pays très éloigné du sien. C'était génial... Pourquoi était-elle venue ici ? Chercher des livres. Des grands, des petits, des simples, des compliqués, des bons, des mauvais, mais surtout, des livres qu'elle n'avait pas lu. Mais pourquoi se donner autant de mal ? Eh bien parce qu'elle n'avait pas le choix, voilà. Il lui fallait lire, c'était devenu un besoin naturel, au même titre que manger et dormir : oui, elle l'avouait sans problème mais elle était une droguée des mots. Bref ! Ce n'était pas cette petite réflexion qui allait l'aider à retrouver son chemin.

    " On est vraiment perdus tu sais... " murmura-t-elle à nouveau.

    * A qui la faute grosse maligne ?! Je t'avais dit de tourner à droite ! *

    Cette voix masculine dans sa tête ne dérangea pas le moins du monde la jeune femme. Habitude, habitude... Et puis, ce n'était pas par ce qu'ils allaient se disputer - encore une fois - que ça allait résoudre le problème... Le corps de la jeune femme se stoppa brusquement. Une... Une librairie ? Son pouls s'accéléra sensiblement. Dans son crâne, l'Autre poussa un soupir de mécontentement : il n'avait qu'une envie, dormir, mais c'était visiblement mal parti. D'un pas décidé, la jeune femme s'engagea vers la boutique et ouvrit doucement la porte. Elle prononça un timide bonjour en chinois au propriétaire - qui lui faisait d'ailleurs un peu peur - et se mit à fureter soigneusement dans les étagères. Dehors, une nuit fraîche commençait à tomber.

    Un livre attira son attention, et un autre, et encore un. Elle en prit donc cinq, de format et de poids différents, et chercha du regard un endroit où s'asseoir. Elle avança plus profondément dans la boutique et tomba sur un escalier, déjà occupé par un jeune homme. Qu'importe, c'était là la seule place. Donc, malgré les protestations de l'Autre, elle alla s'asseoir un peu plus haut que le lecteur déjà assis là, tout en faisant bien attention à ne pas le déranger dans sa lecture. Les marches craquèrent un peu quand elle s'assit - l'Autre en profita pour sortir une vanne idiote sur la largeur de son postérieur... - et elle ouvrit sur ses genoux un premier ouvrage.
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Tasuku
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MessageSujet: Re: La bibliothèque du vieux chinois   Mar 22 Mai - 21:45

http://www.youtube.com/watch?NR=1&feature=endscreen&v=c461iKFAkaE

Soudain Tasuku fut prit d'un étrange sentiment. Sentiment ou pressentiment? Cette impression grandissait et le mettait mal à l'aise, une fièvre prédatrice s'élevait doucement en lui, il se sentait prêt à défaillir. Un sentiment désagréable qu'il avait déjà éprouvé par le passé, comme si sa propre substance s'élevait et une lente fuite, le démunissant et le mettant à nu. Sa respiration devint très légèrement plus forte et chaque inspiration se prolongeait un peu plus par rapport à la précédente. Son cœur s’accélérait dans son malaise alors qu'il entendait des pas résonner dans le couloir, amplifiés par sa fièvre, ils retentissaient l'un après l'autre comme un tremblement de terre. A chaque pas son malaise grandissait. A chaque pas les battements de son cœur s'intensifiaient. Sa température corporelle était maintenant trop élevée pour un être normal, et il sentait son corps consumé par la fièvre, comme léché par les flammes d'un brasier ardent, rongé par un feu intérieur, et toute sa substance s'élevait dans un frisson, un vertige guidé par les pas lents et tonnants.
Cette sensation ne lui était pas inconnue et le vrombissement de son être était accompagné de l'éveil d'une excitation croissante. Tout son être était dévoré par la peur, une peur viscérale et innée, et tout son être vibrait de cette excitation montante que rien ne saurait arrêter. Un amalgame, doux mariage de peur et d'excitation qui le poussait dans ses derniers retranchements, le faisait se mettre en garde, telle une proie acculée et sur le fil. Valsant avec la mort, à l'extrême limite, l'instant précédant la lutte désespérée.
Sa Dark Matter bouillonnait et, par enchainement logique, son innocence aussi. Tous les flux composant sa substance s’entremêlaient et vibraient dangereusement.
Et les pas retentissaient. L'être avait pénétré la pièce et son pas continuait, se rapprochant et bientôt dépassant l'Alkyste dont le regard resta figé sur les pages de son livre. Un pan de tissu et d'air frôla la joue du Qwaser avec une délicatesse irréelle.
Un sombre apôtre était là, maintenant assis derrière lui était le Noah.
Et tout son être retentissait dans une cacophonie vertigineuse, un concert malsain et désagréable prenait place au sein de Fujiomi le Symphoniste. Peut-être parce qu'il ne s'était pas abreuvé de lait divin depuis longtemps déjà, la sensation était plus forte encore que toutes les autres fois. Son sang d'Akuma palpitait. Mais plus forte encore était l'excitation. Un désir inavouable qui prenait naissance au plus profond de son être. Le combat, la chair, la mort, un jeu dangereux au risque suprême.
Mais son excitation avait prit le dessus sur sa peur et sa démence. La raison lui revenait, s'écoulant entre les flammes le consumant. Son sang-froid lui revint, bien que son corps fut toujours en feu.
A l'extérieur rien ne paraissait, seul peut-être son souffle pouvait le trahir, si il y avait une oreille assez fine pour percevoir la silencieuse clameur de son être.
Brusquement il referma son livre en soufflant. L'excitation sombra au fond de lui, toujours éveillée, attendant, en retrait, en dessous. Il releva la tête et se retourna.
Son regard se posa sur une magnifique créature, fine et gracieuse, et pourtant source de son mal. Un imperceptible sourire se dessina sur son visage.
Le Noah était plongé dans son livre. Étrangement, le Qwaser ne l'avait jamais vu. Serait-ce un nouveau né? Ou bien était il caché depuis le commencement? Si la présence du Noah faisait fourmiller sa matière noire, bien plus encore que d'habitude du fait de son manque de lait divin, les flux d'innocence ne tarissaient pas, et sa volonté propre, éveillé par l'excitation, demeurait un tuteur inflexible pour le cristal divin qui bouillait en lui. Son excitation, plus que le commandement impérial d'un Noah sur un Akuma, le guiderait et orchestrerait son être si le sombre apôtre en venait à user de sa parole maîtresse. Mais d'autres mots plus anciens leur intimaient de rester figés, les mots d'un traité au commandement absolu et inviolé.
Ainsi il avait tut son excitation qui demeurait néanmoins tapie dans son ombre et il s'apprêtait à ouvrir la bouche.

"Bonsoir. C'est un livre bien sombre que vous lisez là. Cela sied bien peu à une charmante jeune fille tel que vous..."

Énonça le Qwaser d'un air flegmatique, accoudé sur les marches.


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Elysabeth A. Braüns
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MessageSujet: Re: La bibliothèque du vieux chinois   Jeu 24 Mai - 20:18

    Fourmillements. Elle avait l'impression qu'une colonie s'était ouverte sous ses pieds et que des petites ouvrières gravissaient inlassablement ses jambes dans toutes les directions possibles. C'était hautement désagréable, et pourtant, la jeune femme ne daigna pas lever le nez du livre qu'elle avait sous les yeux. Il était preneur, horrible certes, voire même carrément immoral, mais il était témoin d'une part de l'histoire chinoise. D'ailleurs, c'était la première fois qu'elle entendait parler de ce supplice là : le lingchi. Peut-être était-ce ce qu'elle lisait qui provoquait ce malaise dans ses jambes, mais il était hors de question de s'arrêter là, à mi-chemin. Qu'importe le danger dans ce cas là, il était plus risqué de la tirer hors d'un livre en milieu de phrase que de jouer au funambule au dessus d'un bassin de lave en fusion...

    Ses yeux glissaient sur les pages, pouvant donner l'impression qu'elle ne faisait que survoler. Il n'en était rien. Chaque mot était enregistré dans un coin de sa mémoire, se faisant de la place en détruisant des souvenirs personnels. Elle connaissait quasiment par-cœur tout ce qu'elle avait déjà lu et serait même capable de les réciter sans trop de problèmes. Mais bon, quel en serait l'intérêt ? Bref, elle était déjà à la fin de la vingt-deuxième page quand elle sentit de mauvaises ondes passer dans l'air. Était-ce le vieux chinois un peu étrange ? Elle lui jeta un regard discret, mais il ne faisait rien de réellement intéressant : il époussetait ses étagères avec, parfois, une certaine maladresse due à ses grands ongles pointus. Brrr... Alors c'était ce gars, assis juste quelques marches en dessous d'elle ? Ça ne pouvait pas venir de l'extérieur, c'était trop... frais ? Elle n'avait pas d'autre mot pour qualifier l'effet qu'elle ressentait. L'allemande fit cependant comme si de rien n'était.

    * Il est bizarre, tu devrais faire attention... *

    Non, c'est vrai ? La jeune femme retint un soupir d'agacement. L'Autre était sympa, certes, mais il pouvait être lourd sans s'en rendre compte. Comme si elle ne pouvait pas le remarquer toute seule, elle était grande, adulte et vaccinée ! Les types louches, dans sa vie de réceptacle de Noah, elle en avait déjà croisé plusieurs louches.

    * Merci du conseil, Widi ♥ * lui répondit-elle mentalement avec une pointe d'ironie.

    Bien, où en était-elle ? Ah oui ! Au Lingchi. Très instructif. Bien sûr, elle ne mettrait jamais cette pratique en action, c'était vraiment trop horrible et vomitif - rien qu'en lisant elle sentait déjà son estomac se contracter - mais elle devait TOUT savoir. Pourquoi ? Elle le découvrira sans doute un jour ou l'autre, en attendant, son appétit littéraire semblait inextinguible, mais elle devait tout de même tenter de le combler. Lire était sa vie, rien d'autre ne comptait après tout. C'était ce pourquoi elle existait, n'est-ce pas ? Enfin, chassant ses pensées et reléguant Ludwig dans un coin de son esprit, Elysabeth se pencha mentalement sur son livre, bien qu'elle n'ait pas bougé d'un pouce depuis qu'elle s'était installée. Les fourmis invisibles continuaient toujours à courir...

    "Bonsoir. C'est un livre bien sombre que vous lisez là. Cela sied bien peu à une charmante jeune fille tel que vous..."

    Sans geste brusque, la jeune femme releva son visage et son regard émeraude se planta dans celui étrange du jeune homme. Elle n'avait aucune expression particulière, même pas de la surprise. Elle n'avait aucune raison de l'être, après tout, il était normal que parfois certaines personnes totalement inconnues s'adressent à d'autres, avec ou sans but particulier. Ça, elle l'avait lu dans un livre sur les relations sociales, un truc barbant, mais par lequel elle s'était senti obligée de passer. Après tout, il fallait avouer qu'elle n'était pas l'une des meilleures à ce niveau là, elle en était même loin. D'où la réponse retentissante qui suit :

    " Ah bon... "

    Elle ne fit cependant rien pour refermer ce livre, bien décidée qu'elle était à le continuer, qu'il soit terrifiant ou non. D'un coup, contrastant entièrement avec son attitude, elle apposa sa main sur le front du jeune homme. Ludwig, dans sa tête, étouffa un juron.

    " Vous êtes asthmatique ? "

    Bah oui, pour respirer comme ça, c'était qu'il devait avoir un problème. Il était visiblement loin d'une attaque cardiaque, peut-être même qu'il n'avait rien du tout. Alors elle ferait mieux de retirer immédiatement sa main... Surtout qu'il pouvait mal réagir, après tout, elle aussi était une inconnue. Bah, qu'importe ~
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Tasuku
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MessageSujet: Re: La bibliothèque du vieux chinois   Jeu 24 Mai - 20:56

" Ah bon... "

Répondit la jeune fille en toute neutralité.

*Hi hi! Elle est marrante elle!*

Tasuku dû se retenir pour ne pas rire. Cela dissipa ces dernières onces de malaise et d'excitation.
Il avait du mal à s'empêcher de rire, il souriait. Il leva les yeux au plafond, faisant le vide dans son esprit pour se calmer, mais il vit, en lieu et place du plafond, une fine et blanche main qui se posa sur son front.
Son regard redescendit pour se poser à nouveaux sur le visage de la jeune fille. Son sourire c'était mué en une surprise relativement neutre.

" Vous êtes asthmatique ? "

Sur le coup il ne comprit pas.

*ah, ma respiration... Bah la flemme d'expliquer.*

Pensa-t-il avant de répondre:

"Oh, c'est assez compliqué..."

Fait incroyable, n'est-pas? Sa flemme légendaire empêche les gens de récolter des informations dans ses pensées... C'était vraiment un cas désespéré...

"Oh my gaaaaa!!!! Not the goblin!!!!! "


Le cri sortit soudain de nulle part. Enfin, pas tout à fait de nulle part... Camo sortait de son sommeil.

"Beuh... Hng?"


L'hermine, tirée de son mauvais rêve dont je ne veut rien savoir, jeta un coup d'oeil autour d'elle depuis la capuche de l'Alkyste.

"Gné?
-T'as vraiment un don pour casser l'ambiance, hein?"

Tasuku passa la main dans ses cheveux en soupirant.

"Hum, mon nom est Tasuku Fujiomi, et cette bestiole dans ma capuche, là, c'est trop long à expliquer. En bref c'est un esprit tutélaire... Et toi, tu es?"

Demanda-t-il.


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Elysabeth A. Braüns
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MessageSujet: Re: La bibliothèque du vieux chinois   Mar 29 Mai - 20:56

    Un silence surpris eut le temps de s'installer, la jeune femme clignait des yeux sans avoir l'air de trop comprendre ce qui se passait. Une hermine qui parle ? D'accord, elle avait déjà vu un parapluie parlant, mais c'était la première fois qu'elle se retrouvait confrontée à cela, esprit tutélaire ou pas. C'était tout bonnement étonnant de voir un animal, un stupide et inconscient animal se mettre à parler comme un être humain bien constitué. Bref, cinq bonnes secondes passèrent sans qu'il n'y eut d'autre réaction chez la demoiselle que son air abasourdi. Et puis, d'un coup, son visage s'illumina d'un sourire joyeux. Si seulement elle pouvait le disséquer et voir comment il fonctionnait de l'intérieur ♥ Mais c'était impossible de demander ça au jeune homme, qui n'accepterait sans doute pas. C'était drôle l'attachement que certaines personnes pouvaient porter à ces petites bestioles sans grand intérêt.

    " Il est vraiment adorable ! On dirait une peluche. "

    Elle avait éludé la question, en espérant le faire avec assez d'habileté pour que ce Tasuku ne le remarque pas. Lui aussi s'était permis de ne pas lui répondre précédemment, elle pouvait très bien en faire de même ! Certes, ce n'était pas très poli de sa part, et une discussion sans réponse ne risquait pas de s'éterniser. Avait-elle envie de papoter avec ce jeune homme ? Peut-être. Mais elle était certaine d'une chose : elle voulait toucher cette hermine, sentir son pelage fin entre ses doigts et plonger un joli petit scalper dans son ventre- Elle coupa court à ses pensées. Cela ne lui ressemblait pas. Widi s'amusait sans aucun doute à la perturber, ce ne serait pas la première fois qu'il mélangerait ses mauvaises pulsions du côté de son réceptacle.

    Machinalement, ses mains avaient refermé le livre sur le Lingchi, le déposant sur la pile que formaient les autres ouvrages, posés sur la marche d'escalier où elle se trouvait. Ses yeux ne quittaient pas le petit animal, et son sourire ne s'éteignait pas. C'était assez rare de la voir ainsi, elle qui était d'ordinaire tellement neutre et froide comme du marbre. Mais ce petit être la fascinait bizarrement.

    " Est-ce que... je pourrais le prendre sur moi ? " demanda-t-elle timidement.

    Ses joues rougirent légèrement d'elles-même. Elle n'aimait pas avoir à demander quelque chose à une personne, encore moins à un inconnu. Mais là, c'était une occasion en or. Un esprit tutélaire. Elle ne savait pas ce que c'était, alors il lui fallait le découvrir au plus vite ! C'est-à-dire immédiatement, car dans un tel état, il lui était difficile de patienter comme à l'accoutumée.
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Tasuku
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MessageSujet: Re: La bibliothèque du vieux chinois   Mar 29 Mai - 23:52

" Il est vraiment adorable ! On dirait une peluche. "

S'écria-t-elle soudain après quelque secondes de silence. Ce n'était pas la première fois que quelqu'un -qu'une fille- s'extasiait sur l’apparence de l'hermine. Quand elle ne volait pas de sous-vêtements, elle était plutôt mignonne, comme une hermine, quoi. Néanmoins en général ces moments d'extase ne duraient jamais très longtemps, grâce à la sournoiserie de l'hermine qui aura tôt fait de se glisser dans le col de ces dames...

" Est-ce que... je pourrais le prendre sur moi ? "

Demanda la jeune fille d'un air enchanté, toute souriante -ce qui ne laissait pas le Qwaser totalement indifférent-.

"Bien sûr mademoiselle"

Répondit le garçon. L'hermine s'apprêtait à ajouter un 'bien sûr bébé, c'est gratuit aujourd'hui', mais son maître continua:

"Mais permettez moi de vous faire remarquer que vous n'avez pas répondu à ma question. Cela dit je suis inexcusable, car c'est bien moi qui ne me suis pas présenté en premier."

Anonça-t-il.

"Je me nomme Tasuku Fujiomi, Qwaser du Saint Ordre des Alkystes. Et vous, demoiselle Noah?"

Camo s'arrêta un instant. Il avait bien dit noah? Ça craint, Camo ne disposait d'aucune information sur cette fille... Mais si Tasuku l'avait identifié en tant que tel, ce devait être vrai... Un nouvel arrivant? Rapidement, l'hermine transmit discrètement ses coordonnés, des images et un rapport de la situation à la section logistique.
Aucun de ceux qui étaient dans la pièce, pas même l'alkyste, n'avait pu le remarquer, les communications des esprits tutélaires, contrairement aux modèles de golems mécaniques, ne peuvent être interceptées.
Comment allaient réagir les autres?


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Elysabeth A. Braüns
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MessageSujet: Re: La bibliothèque du vieux chinois   Mer 30 Mai - 0:20

    "Bien sûr mademoiselle"

    Cette réponse positive fit accentuer le sourire de la jeune femme. Allez, viens petite hermine étrange et adorable ~ Tu dois avoir tellement de secrets, un véritable petit filon de connaissance qui restait à travailler et à extraire. Dire qu'elle ne savait strictement rien sur les esprits tutélaires, qu'est-ce que ça pouvait bien être ? Une sorte de golem ? Ça ne ressemblait pas à ceux qui accompagnaient les Exorcistes, mais bon, peut-être que le principe était le même. Elle commençait à tendre gentiment ses mains vers l'hermine en signe d'invitation mais les phrases qui suivirent la firent s'immobiliser immédiatement.

    Il s'était présenté à nouveau, et lui avait encore demandé son identité. Mais d'une manière beaucoup plus... déplaisante. Comment avait-il pu deviner sa nature ? Juste comme ça, en lui adressant quelques mots ? Alors elle s'était relâchée, n'est-ce pas ? Habituée à cohabiter avec des humains, elle n'avait sans doute pas fait attention à bien filtrer son aura... Et maintenant, elle était mal, très mal. Enfin, ils quoi. Mais ça, cet... Alkyste - c'est bien ça comme nom ? - ne pouvait pas le deviner. Enfin, il était trop tard pour lui faire croire qu'il se trompait : cela faisait déjà plusieurs secondes qu'elle ne bougeait plus, son cœur battait follement et son sourire avait disparu, remplacé par une expression de surprise désagréable et de... peur ? Non, pas vraiment, de la tristesse peut-être. Il aurait été difficile de mettre un sentiment sur ce qu'elle ressentait réellement.

    Ce fut Ludwig qui la fit réagir.

    * Barres-toi ! Vite ! *

    Elle abaissa ses mains et les ramener près d'elle, croisant les bras sur son ventre, habitude défensive qu'elle avait lorsqu'elle était mal à l'aise. S'enfuir ? A quoi bon. Il était un soldat, et elle un rat de bibliothèque. Lui savait courir, pas elle. Il la rattraperait en moins de deux et ce sans aucun problème. D'ailleurs, il faudrait d'abord qu'elle descende ces marches sans se tordre la cheville, alors c'était même plus la peine d'envisager de fuir.

    Que lui restait-il comme solution ? Négocier, répondre à sa question sans trop en dévoiler, et espérer qu'il se montre clément. Elle avait eu le temps de créer un lien, quelques minutes plus tôt, lorsqu'elle lui avait touché le front. Mais c'était trop risqué. Le vieux chinois leur avait jeté un regard de coin, histoire de vérifier que tout allait bien. Il ne pouvait pas deviner que tout était au pire pour la demoiselle.

    " Je m'appelle Raëlle. Maintenant laissez-moi s'il-vous-plaît. " répondit-elle finalement.

    Elle ne mentait pas - elle détestait cela -, Raëlle était bien l'un de ses prénoms, et c'était tout ce qu'elle voulait lui dire. Il ne fallait pas qu'il cherche à aller plus loin sinon...

    * Ely', laisse-le moi, j'en aurai pas pour longtemps. *

    Sa voix était puissante et résonnait comme un ordre dans la tête de la jeune femme. C'en était un, d'ordre, mais il ne fallait pas qu'elle le suive. Qui sait ce qui pourrait arriver à tous ces livres ?
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Tasuku
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MessageSujet: Re: La bibliothèque du vieux chinois   Dim 3 Juin - 12:41

" Je m'appelle Raëlle. Maintenant laissez-moi s'il-vous-plaît. "

Dit la demoiselle en se préparant à quitter la salle.

"Et bien ce fut de courte durée, mais ce fut un plaisir..."

http://www.youtube.com/watch?v=iAme1GnVgh8&feature=related

Lança l'Alkyste, un peu surpris.
Mais soudain un grand flash lumineux éblouit toute la salle, et au fond, d'un grand et violent coup de vent, les portes d'entrée claquèrent.

"Qu'est-ce que...!?"

S'exclama le Qwaser, pris au dépourvu et surpris, alors qu'il couvrait ses yeux de son bras.

Une silhouette se dessinait dans leur champ de vision qui revenait à la normale, une silhouette perchée sur un rayon au centre de la pièce, enrobée d'une grande cape usée.
L'Alkyste raffermit sa garde et lança:

"Qui es-tu?!"

La silhouette autour de laquelle planait un air fantomatique, annonça alors:

"Je suis Maducanta, Prêcheur des ombres, maîtres des archives."

"Haaa?... Tu m'as l'air bien inhumain pour un archiviste."


L'Alkyste, qui était habitué depuis sa plus tendre enfance à trainer à coté de mages noirs, de créatures issues de la magie noire et autre joyeuseries interdites en temps normal par l'église pouvait sentir un quelque chose de magique dans cette silhouette. Ce devait être lié aux miroirs du vieux. Tasuku n'avait jamais vu pareille magie noire, intéressant... Cette nouvelle forme de magie noire... Il la voulait, il voulait la comprendre et assimiler son essence.

"Et qu'est-ce que tu veux, Maducanta?"

Demanda l'Alkyste.

"Ce que je veux? Dans tous les cas je ne veux pas de vous."

Lança la silhouette.
Soudain, le sol plia sous leurs pieds, les murs et les rayons se distordirent et tout s'écoula le long des murs qui eux-même s’effacèrent.
C'était incroyable, du jamais vu. Ils avaient totalement changé de lieu. Les voici maintenant sur une plateforme posée au milieu du vide, aménagée d'une table et de quelques chaises, dont partaient deux chemins aux rambardes de bois ciselé, qui rejoignaient sans doutes d'autres plateformes. Tout autours d'eux, des milliers de rayons pleins à craquer de livres, des rayons empilés tels des tours, d'autres agencés tels des remparts dont on ne voyait pas la base, d'autres épars, en haut, en bas, à droite, à gauche, devant, derrière... Dans toutes les directions il n'y avait rien, rien à part le vide, et tout était posé, immobile, comme en lévitation sur ce vide. Les rayons les plus éloignés s'estompaient dans ce qui semblait être de la brume.
*Un Espace Fantasmagorique?!! Impossible!! Ce n'est pourtant pas une illusion... Les lois de la magie noire ne le permettent pas!! C'est génial!!! Je le veux!!! Je veux cette magie!!!! Tout de suite!!!*
Pensaient l'Alkyste, alors qu'un sourire dément se dessinait sur ses lèvres, sans que la jeune fille derrière lui ne puisse le voir.
Mais un sentiment foudroyant qu'il n'avait jamais éprouvé le tira de ses songes avec violence. Il en perdit l'équilibre et tomba à genoux.
Une chaleur insupportable s'éveilla dans sa poitrine, se répandant immédiatement dans chacune de ses veines, chacune de ses artères, comme si du métal en fusion s'écoulait dans ses vaisseaux sanguins. Il lui semblait que chacun de ses nerfs était en feu, telle une lame à blanc que l'on sort de la forge pour la tremper. S'il lui fallait donner un nom à ce métal, ce serait sans doutes l'or. Il y avait quelque chose d'impérial dans cette sensation, quelque chose de noble. Cet or en fusion qui s'écoulait dans ses veines, il réalisa ce que c'était. Il ne sentait plus sa dark matter, comme si elle avait disparu. Ce flux ardent et intense qui brulait son échine et son système nerveux, c'était son innocence qui se répandait dans tous son corps, délivrée de l'éternelle lutte contre la dark matter. Mais pourquoi? C'était sans doutes lié à cette nouvelle forme de magie. Camo était inconscient. Il semblerait que cet espace annule tout autre forme de magie noire. C'était la magie noire qui liait l'âme de Camo, esprit tutélaire, au corps de l'hermine, et c'était la magie noire qui liait une âme à un squelette métallique d'akuma, lui-même issu de la magie noire. La dark matter était donc, en quelque sorte, issue de la magie noire et, dans cet espace où toute autre forme de magie noire était supprimée, elle n'était plus.
Tasuku redécouvrait son innocence comme jamais il ne l'avait ressentie. Comme si elle avait fait peau neuve. C'était comme si son système nerveux, ses os, ses veines venaient d'être reforgées. Il sentait en lui une puissance incomparable et immaculée, l'innocence, c'était donc ça?...
Il se releva, faisant face au vide infini.


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Elysabeth A. Braüns
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MessageSujet: Re: La bibliothèque du vieux chinois   Dim 3 Juin - 22:13

    La sortie était là, juste à quelques pas. Elle allait passer devant le vieux chinois, déposer sagement ce qu'elle avait emprunté et partir loin, le plus rapidement possible et... Et puis non, elle n'en eut pas le temps. La porte d'entrée s'ouvrit claquant furieusement et des trombes de vent stoppèrent net la progression de la jeune femme. Instinctivement, elle serra fortement les livres contre sa poitrine, de peur qu'ils ne soient aspirés par le souffle brutal. Un flash lumineux la força à plisser les yeux et elle recula bêtement, revenant sur ses pas. Finalement, elle pu rouvrir ses yeux, et c'est alors qu'elle vit l'étrange silhouette.

    Sa curiosité fut piqué au vif : c'était la première fois qu'elle voyait une telle étrangeté. Elle l'écouta se présenter, analysant mentalement sa voix, son aura, mais ne pu le comparer à quoi que ce soit. Bizarrement, elle ne prenait pas peur, au contraire même, ses yeux brillaient d'excitation et son cœur battait follement. Ludwig s'inquiétait un peu : il savait que c'était le mot 'archiviste' qui l'avait rendu comme ça. Tout ce qui se rapprochait plus ou moins des livres et de la connaissance avait cet effet sur elle : il lui fallait savoir de quoi il en retournait, qu'importe le prix à payer. Comme hypnotisée, elle commença à faire un pas en direction de la créature, ne la lâchant pas du regard.

    * Ely' ! Déconne pas ! *

    Elle passa outre, s'engageant pour un deuxième pas. Cette chose savait sûrement des choses qu'elle ne connaissait pas, alors elle la ferait parler et... Le changement brusque du décor la rappela à la raison, lui faisant cligner vivement des paupières comme si elle venait de s'éveiller d'un rêve. Même si là, pour le coup, avait plutôt l'impression d'être dans le plus merveilleux des songes. Des livres ! Des livres à pertes de vue et de chaque côté ! Des étagères pleines à craquer de connaissances ! Cela ne pouvait pas exister, même sa propre bibliothèque personnelle - qui ne rougissait pas de son nombre imposant d'ouvrages - faisait pâle figure comparée à tout cela. C'était le paradis, tout simplement.

    Oh, c'était certain qu'elle adorerait les atteindre, mais la plateforme où ils se trouvaient était trop éloignée des étagères qui lévitaient étrangement dans ce vide infini. Son pouls demeurait rapide, mais l'allemande n'était pas replongée dans son état hypnotique d'un peu plus tôt. Elle avait parfaitement conscience de l'Alkyste qui se trouvait quelques pas devant elle. Il ne disait rien, ce qui était assez étrange du fait qu'il lui avait paru assez grande gueule... Devait-elle s'approcher de lui et essayer de voir avec ce qu'il se passait ? Ou alors le liquider et plutôt essayer de sympathiser avec ce Maducanta ? Dans les deux cas, il y avait du danger. Et puis qui ne disait pas que ce Maducanta avait pour but de les éliminer tous les deux, sans chercher à les écouter ?

    * Je fais quoi, Widi ? *

    * Ça y est ? T'es décidée à m'écouter maintenant ?! *

    Elle acquiesça mentalement, s'attendant à ce que le Noah lui donne la bonne ligne de conduite à suivre. Manque de pot, il lui demanda simplement d'attendre la suite des évènements. ... Pour des conseils comme cela, il pouvait aller se faire voir ailleurs, mais bon. Prenant son courage à deux mains, elle s'avança vers l'Alkyste - c'était quoi son nom déjà ? Ta-quelque-chose... - et lui tapota doucement l'épaule pour attirer son attention. Au contact de la peau du jeune chinois, elle sentit ses poils se hérisser le long de son bras, mais n'y tint pas compte.

    " Euh... Est-ce que, par hasard, vous sauriez où on se trouve ? "

    Un petit air mutin et sérieux avait pris place sur son visage, et il était vrai que malgré l'abondance des livres, l'atmosphère était loin d'être réconfortante ou agréable.
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MessageSujet: Re: La bibliothèque du vieux chinois   Lun 11 Juin - 22:52

" Euh... Est-ce que, par hasard, vous sauriez où on se trouve ? "

Demanda soudain la Noah en posant sa main sur l'épaule de l'alkyste. Ce contact le surprit. une étrange et vive sensation, un peu comme de l'électricité statique. L'innocence réagissait au Noah... Il ne s'en inquiéta pas plus que ça.

"Hin... Je n'en sais rien, mais en tout cas, ce n'est pas une illusion, c'est bel et bien la réalité, mais elle m'a l'air différente de celle que nous connaissons..."

'Différente de celle que nous connaissons', effectivement, en temps normal les rayons de bibliothèque ne flottent pas dans un vide infini, mais ce que voulait réellement dire Tasuku, c'était que cette réalité là ne correspondait pas avec celle d'origine, on pouvait affirmer sans grande chance de se tromper qu'il s'agissait d'une réalité alternative, en gros.
Soudain, la voix de l'être retentit.

"Créatures de l'un et de l'autre, je vous condamne et vous maudis! Vous périrez l'un comme l'autre dans vos propres tréfonds. Vous faites déjà partie des mes archives."

Il voulait donc se débarrasser d'eux. Pour quelle raison? Cela n'intéressait pas Tasuku, il voulait en apprendre plus sur cet endroit.
Il se releva, examinant ses mains, resserrant les poings comme pour jauger sa nouvelle puissance. Il releva les yeux vers l'horizon et réfléchit un instant. Il ferma alors les yeux et imagina quelque chose devant lui, et le toucha du bout des doigts comme pour vérifier son existence. Satisfait, il se retourna vers la Noah.

"Bien, mademoiselle, on dirait que nous sommes coincés ici. Nous devons retrouver l'archiviste, c'est, je pense, le moyen de sortir de cet endroit. Il est difficile de savoir par où commencer -à moins qu'il ne vienne à nous de lui-même- mais une chose m'intrigue. Je vois là-bas un livre en retrait, posé horizontalement sur le dessus des autres tomes, bien au fond de l'étagère, sur ce rayon en face, troisième colonne en partent de droite, quatrième ligne depuis le haut."

En effet, à l'endroit indiqué par l'alkyste, un livre avait été mis en retrait par rapport aux autres. Afin de le cacher? En tous cas un archiviste n'adopterait pas un tel comportement...

"Je m'en vais vérifier de quoi il s'agit, m'accompagnerez-vous?"

Demanda-t-il en tendant la main à la jeune fille.


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MessageSujet: Re: La bibliothèque du vieux chinois   Ven 15 Juin - 19:23

    Allons bon, elle n'avait plus trop le choix maintenant : ce Maducanta avait clairement énoncé son désir de les détruire, elle ne pouvait donc plus espérer pouvoir parlementer avec lui. Restait l'Alkyste. Sincèrement, Elysabeth n'aimait pas la situation, elle avait horreur de se retrouver au sein d'un conflit, mais quand on a pas de chance... Bref, ils allaient devoir trouver un moyen de regagner leur propre réalité, non pas que celle-ci ne déplaisait pas à la jeune femme, mais l'atmosphère oppressante n'était pas des plus engageante. Tous ces livres, contenaient-ils des données sur les précédentes victimes du Maducanta ? Après tout, il avait bien dit vouloir les intégrer à ses archives, serait-ce sous cette forme ? Elle frissonna. Ce lieu paradisiaque lui apparu brusquement comme un enfer : devenir elle-même un livre était un cauchemar.

    Légèrement surprise, la jeune femme fit un pas en arrière, sur la défensive, quand l'Alkyste se tourna vers elle. Son air satisfait la rassura, pendant un instant elle avait cru se faire attaquer... Elle l'écouta parler, et, ce faisant, chercha du regard le livre qu'il indiquait. Oui, en effet, c'était assez étrange. Un archiviste digne de ce nom ne laisserait pas traîner comme cela un ouvrage, à moins que cela ne soit volontaire. Un piège ? Ou peut-être une porte de sortie ? Ils n'avaient pas d'autre choix que d'aller jeter un œil. Peut-être même qu'elle pourrait en profiter pour feuilleter les autres livres de l'étagère, juste histoire de vérifier si sa théorie était la bonne. Elle n'avait nulle envie de se voir transformée en livre, vraiment.

    "Je m'en vais vérifier de quoi il s'agit, m'accompagnerez-vous?"

    Elysabeth reporta ses yeux sur le visage du chinois, une pointe d'étonnement dans les yeux. Elle fixa pendant quelques secondes la main qu'il lui tendait, ne sachant quoi faire ou quoi dire. Dans sa tête, Ludwig s'énervait. Pas contre elle, mais contre ce malotrus qui osait agir ainsi envers son réceptacle.


... Fais attention à la marche ...

    Relevant brusquement les yeux, la Noah adressa un sourire gêné au porteur d'Innocence et tourna les talons en direction du chemin qui semblait mener à une plateforme plus proche du livre qu'ils cherchaient, délaissant cette main. Encore cette maudite phrase mécanique et sans chaleur qui résonnait dans sa tête. Elle l'entendait toujours quand quelque chose clochait, dans la réalité ou dans ses rêves. A force, elle devrait y être habituée, mais rien à faire : à chaque fois, elle se sentait toujours troublée et embarrassée, comme si elle venait réellement de louper une marche en public.

    Elle prit cependant sur elle, se tourna à moitié vers l'Alkyste en lui adressant un sourire plus serein.

    " C'est vous qui m'accompagnez. " répliqua-t-elle d'un ton assuré et un tantinet moqueur.
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MessageSujet: Re: La bibliothèque du vieux chinois   Dim 17 Juin - 12:19

La Noah hésita un instant puis délaissa la main du Qwaser.

" C'est vous qui m'accompagnez. "

Dit-elle alors.
Tasuku sourit.

"Pas besoin de faire un détour."

Indiqua-t-il en reculant. Son pied se posa dans le vide qui s'étendait derrière lui.
Mais il ne chuta pas. Son autre pied se posa à son tour dans le vide. On eût dit qu'il marchait sur l'air.

"Le chemin n'est jamais plus sûr que celui que l'on s'est soi-même tracé."

Annonça-t-il. Il retendit la main à la jeune fille.

"N'ayez crainte, ce chemin est bien réel et sûr, j'ai solidifié l'air jusqu'à cette étagère. Il s'agit de mon pouvoir. Seul un monstre serait capable de laissez tomber une jeune fille dans le vide."

Continua-t-il d'un air décontracté.

"Honnêtement, si c'est ça qui ce qui vous inquiète, je n'ai aucun intérêt à attaquer un Noah. Déjà, des accords conclus entre nos deux organisations interdisent les combats entre nous, mais plus personnellement, je trouve que se battre contre un adversaire du niveau d'un Noah est bien trop fatiguant, et puis, je les trouve plutôt sympa, moi les Noahs..."

Finit-il en souriant.


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MessageSujet: Re: La bibliothèque du vieux chinois   Mer 20 Juin - 20:26

    Quand elle le vit poser un pied dans le vide, Elysabeth ouvrit des yeux grands comme des soucoupes et faillit se jeter dans sa direction, même si l'espoir de le rattraper était plus que faible. Son corps se figea quand elle réalisa qu'il ne tombait pas. Ses capacités étaient étonnantes, elle avait vraiment cru qu'il était devenu fou et qu'il allait se jeter dans le vide... Mais bon, il n'avait pas tort, le chemin tracé était sûrement bourré de trappes, ou bien était-il lui-même un piège. Mieux valait donc suivre l'Alkyste, même si elle ne lui faisait pas confiance. Pourtant, d'un certain côté, elle se sentait enchantée à l'idée de pouvoir marcher sur l'air, malgré le risque qu'il y avait. Qui n'a jamais rêvé de pouvoir voler ? Enfin, elle ne volerait pas, mais ce serait tout comme.

    Elle fit donc demi-tour s'avançant vers le bord de la plateforme. Vraiment, il n'y avait aucun danger ? Elle leva vers le jeune homme un regard interrogateur. Il l'avait attendu et lui avait même à nouveau tendu la main. Cette fois, cette vision ne déclencha rien dans l'esprit de la demoiselle, à son grand soulagement. Cela arracha juste à Ludwig une énième protestation.

    * Tu penses vraiment pouvoir lui faire confiance ? C'est un ennemi Ely' ! Ouvre les yeux, scheiße ! *

    Mais l'allemande passa outre. Oui, il avait raison. Ce Tasuku - elle n'était pas sûre du nom... - était un porteur d'Innocence, mais quoi ? Pour le moment, ils avaient un but commun : échapper à cet étrange esprit archiviste, alors pourquoi ne pourraient-ils pas s'entraider ? Il n'y avait pas de mal à cela, certes l'image des Noah en prenait un coup (mais ça elle s'en fichait pas mal), néanmoins il n'y avait personne pour le répandre partout. Et de toute manière, elle n'avait pas le choix. L'autre chemin avait quatre-vingt dix pour-cents de chance d'être piégé, si ce n'était plus.

    "Honnêtement, si c'est ça qui ce qui vous inquiète, je n'ai aucun intérêt à attaquer un Noah. Déjà, des accords conclus entre nos deux organisations interdisent les combats entre nous, mais plus personnellement, je trouve que se battre contre un adversaire du niveau d'un Noah est bien trop fatiguant, et puis, je les trouve plutôt sympa, moi les Noahs..."


    Surprise par de tels propos, elle ne pu cacher son étonnement, ni dans ses yeux, ni sur son visage. Elle n'était pas au courant de ces accords - en même temps, il y avait belles lurettes qu'elle n'avait pas rencontré le Comte - et puis surtout, comment pouvait-il dire qu'il trouvait "sympa" les Noah ? Vraiment, elle n'en revenait pas. Elle se contenta donc de sourire et de hausser les épaules avant de poser sa main dans celle qu'il lui tendait. Elle le regarda ensuite de ses grands yeux émeraude et se décida à lui avouer sa position. Après tout, elle n'avait rien à gagner en lui dissimulant le fait qu'il était quand même en danger avec elle... Et ce même si elle savait d'avance qu'elle ne voudrait en aucun cas se battre, contre lui ou contre n'importe qui d'autre.

    " Je ne suis pas concernée par ce pacte vous savez, je ne travaille pas pour le Comte. Mais bon, vous ne risquez rien, tant que vous ne vous mettez pas dans mon chemin~ "

    Cela pourrait sonner comme une menace, mais le sourire de la demoiselle montrait bien qu'elle plaisantait. Certes, elle n'apprécierait pas si un Alkyste ou qui que ce soit d'autre lui damait le pion dans ses recherches, mais il y avait peu de chances que cela arrive. Et puis, pour le moment, ils se partageaient le chemin, pourquoi se feraient-ils obstacles ? La route était assez large. D'ailleurs, en parlant de route... Elysabeth finit par oser poser un pied dans le vide, puis le deuxième. C'était... étrange. Et pourtant tellement plaisant ! Jamais elle n'aurait cru pouvoir faire cela un jour ! Certes, elle n'était pas très rassurée : elle avait instinctivement serré la main du jeune homme et s'était rapproché de lui, sans pour autant cesser de fixer ses pieds. Bon sang, c'était juste génial !
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MessageSujet: Re: La bibliothèque du vieux chinois   Mer 27 Juin - 15:20

" Je ne suis pas concernée par ce pacte vous savez, je ne travaille pas pour le Comte. Mais bon, vous ne risquez rien, tant que vous ne vous mettez pas dans mon chemin~ "

Tasuku fut surpris.
Ho ho... Un Noah indépendant? Le comte ne s'était pas rendu compte de sa naissance? Pourtant la demoiselle n'avait pas l'air d'être un nouveau-né... Quoi qu'elle puisse être, c'était intéressant.

"Marchez bien derrière moi."

Indiqua-t-il.
La main était une sécurité. Il la rattraperait si elle tombait, et elle l'emporterait avec lui s'il la laissait tomber.
Il arrivèrent devant le rayon et Tasuku se saisit prudemment du livre. Rien ne se passa, ce n'était pas un piège.

"Attention à la marche, posez vos pas dans les miens, on monte."

Lança-t-il à la demoiselle. En effet il matérialisa un escalier devant lui et monta sur le dessus du rayon.
Alors qu'il utilisait son innocence et modelait l'air devant lui comme on forge une lame, une agréable sensation l'envahissait. L'innocence, c'était vraiment incroyable, il pouvait sentir l'aspect divin du cristal, comme s'il palpait l'essence de Dieu. Une douce chaleur apaisante et noble, qui lui rappelait une certaine personne: ces nuits de terreur et de réconfort, la découverte de ses pouvoirs et l'obtention de l'harmonie parfaite entre les essences.
Il s'en retrouvait tout joyeux, presque béât. Et ce sentiment multipliait la douceur de la sensation qui lui faisait éprouver la main de la jeune fille.
L'innocence, c'est carrément le pied! pensait-il.
Mais il gardait son sérieux et ne relâchait pas sa garde. Il était maintenant devant le haut du rayon, vu comme ça, le bois paraissait assez solide pour supporter le poids des deux jeunes gens. Il s'arrêta néanmoins et leva lentement son pied au dessus de la planche, puis le posa délicatement sur le bois, avant de faire basculer son poids sur son pieds avec prudence. Pas de piège. Il testa la résistance du bois en appuyant plusieurs fois de tout son poids dessous et, satisfait, il dit:

"Cette étagère est sûre, vous pouvez venir."

La planche en question était assez large , un mètre vingt de largeur environ pour trois de long. Les deux faces du rayon comportaient donc des étagères garnies de livres.
L'Alkyste s'assit en tailleur et examina la couverture du livre. Il ne portait pas de titre et n'était pas signé. La reliure était tenue fermée par une sangle de cuir. Le livre en lui-même semblait parfaitement neuf, sans aucune éraflure.
Alors que son regards était penché sur le livre, il s'aperçut soudain d'autre chose.

"Hey! Regardez en bas! il y a plein d'autres rayons!"


En effet si l'on jetait un coup d'oeil dans le vide on pouvait s'apercevoir qu'un nombre impressionnant de rayons étaient rassemblés, et, contrairement à ceux de leur niveau, ils étaient très proches les uns des autres, comme une forteresse de livres -bien que ça n'en ait pas l'apparence-.
C'était comme des reliefs et des montagnes de rayons, cela indiquait peut-être la présence d'un sol -ou pas-.
Les rayons étaient suffisamment rapprochés pour qu'on puisse sauter de l'un a l'autre dans certains endroits, et la solidité de la planche sur laquelle ils se trouvaient à ce moment semblait signifier que les rayons étaient faits pour qu'on marche dessus.
Depuis la plateforme de tout à l'heure, on ne pouvait pas voir cet 'édifice' de rayons.

"Hum... Que fait-on? On ouvre ce livre tout de suite ou on attend encore un peu et on descend là-bas?"

Demanda l'Alkyste, partagé entre l'envie d'examiner le livre et l'envie d'explorer les montagnes de rayons.


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MessageSujet: Re: La bibliothèque du vieux chinois   Mer 4 Juil - 0:08

    Quelle agréable sensation ! Vraiment ! Il y avait bien longtemps qu'elle n'avait pas sentit autant de bonheur, d'émerveillement et d'excitation pour quelque chose d'autre qu'un livre. Bizarrement, elle se sentait comme un enfant qui vient d'apprendre à marcher et qui se rend compte qu'il peut faire ça. Certes, cela n'était dû qu'au pouvoir de l'Alkyste, mais c'était tout comme ! Voir ses pieds se poser ainsi, dans le vide, sans chuter, c'était juste divin.

    " Marchez bien derrière moi. "

    Vivement, Elysabeth releva la tête, regardant le jeune homme avec une pointe d'étonnement, comme si elle venait de sortir d'un songe et qu'elle n'avait pas clairement compris ce qu'il lui disait. Néanmoins, elle avait parfaitement tout entendu. Allez, un peu de concentration ! L'adrénaline du moment plaisant fini par retomber et la jeune femme recouvrit parfaitement le contrôle de ses sentiments : son visage se ferma légèrement, sans pour autant bannir son sourire, et son corps se raidit un peu. Sa main se desserra, mais ne lâcha pas celle du chinois, après tout, c'était le seul moyen qu'elle avait d'être assurée qu'il ne la laisserait pas tomber. Étrangement, elle se sentait pourtant en confiance et quelque chose en elle tentait de la persuader que, même s'il en avait l'occasion, l'Alkyste ne chercherait pas à lui nuire. Ou tout du moins, pour le moment. Il pouvait contrôler l'air apparemment, pourquoi ne pourrait-il pas aussi créer autour de lui une aura capable de mettre en confiance ceux qui l'approchent de trop près ? D'accord, elle cherchait la petite bête, mais avec ces porteurs d'Innocence, on était jamais sûr de rien.

    Finalement, ils arrivèrent devant le rayon en question. Elle aurait aimé tendre la main la première mais le jeune homme fut le plus rapide... Tant pis, elle pourrait lire le bouquin après, rien ne pressait, ce n'était pas comme si un drôle de démon les avait envoyé dans une autre dimension pour les détruire. Un mouvement d'air la fit sortir de ses pensées et elle sentit que Tasuku s'était remis à marcher, ou plutôt à monter car il avait visiblement formé un escalier.

    " Attention à la marche, posez vos pas dans les miens, on monte. "

    Les premiers mots la firent frémir et son regard se figea pendant deux longues secondes, le reste de la phrase se perdit dans le chaos de son crâne. Juste quatre mots qui se battaient dans sa cervelle et- Ses yeux clignèrent brusquement et elle se remit en route, suivant silencieusement son guide. Elle avait instinctivement pris soin de ne marcher que là où il avait posé ses pieds, et finalement, sans trop savoir comment, Ely' reprit pleinement conscience alors qu'elle venait de s'asseoir en tailleur à côté de l'Alkyste, en haut de l'étagère.

    Quand il lui demanda si elle voulait ouvrir le livre immédiatement ou si elle préférait partir à l'aventure, la Noah se contenta de lui prendre doucement l’œuvre des mains et d'essayer de l'ouvrir. Malgré son acharnement, la sangle de cuir ne voulut pas céder. Il y avait bien une serrure, mais il leur manquait la clé... Alors elle soupira, se leva et haussa les épaules.

    " Je pense qu'on a pas le choix. "


    Elle lui tendit alors la main en souriant, pour l'aider à se relever. Elle se sentait frustrée de ne pas pouvoir connaître le contenu du livre, mais cela ne l'empêchait pas de rester polie.
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MessageSujet: Re: La bibliothèque du vieux chinois   Mer 25 Juil - 18:27

" Je pense qu'on a pas le choix. "

Indiqua la jeune fille en tendant la main à l'alkyste.
Ce dernier sourit et l'attrapa.
De l'autre main il rangea le livre à l'intérieur de son manteau.

"Hum, il va y avoir courant d'air, prenez garde."


Dit-il en resserrant l'emprise de sa main autour de celle de la jeune fille.
soudain il posa un pied dans le vide. Sauf que rien ne le retint et il chuta dans le vide, emporta la jeune fille avec lui.
Rapidement sa main libre attrapa celle de la jeune fille surprise et ils prirent une position horizontale, face à face, mains dans les mains, le vide au dessous d'eux, vide qu'ils voyaient entre leurs bras.
Le vent puissant fis voler leurs cheveux, cette sensation était assez incroyable. Ils chutaient, mais l'alkyste savait ce qu'il faisait, et ils admiraient le sol de rayons se rapprocher dangereusement à une allure folle.
Bientôt l'alkyste lâcha la main gauche de la jeune fille, passa son bras à sa taille et il se retrouvèrent debout, comme un couple de valseurs. Leur chute perdit en vitesse et ils sentaient à leur pieds comme des coussins d'air qui éclataient doucement les uns après les autres, ralentissant la chute.
Le vent les posa tout doucement sur le dernier coussin et leurs talons touchèrent le sol.

"Ca faisait longtemps que je ne l'avais pas fait..."

Dit le jeune garçon à lui-même. Son bras était toujours passé derrière la jeune fille et leurs mains jointes.
Il laissa la main de la jeune fille s'échapper délicatement et retira son bras pour poser ses mains sur ses hanches, lançant un regard circulaire sur les environs.

Beaucoup de livres portaient le nom d'une personne, et beaucoup d'autres ne portaient aucun titre. Tous étaient fermées par des sangles de cuir, mais leur age variait du tout au tout. La classement n'était pas fait par ordre alphabétique, mais par date, au vu du dégradé des reliures âgés vers récentes.
La section qu'ils pouvaient voir ne représentait sans doutes qu'une infime partie de la bibliothèque. Ils ne connaissaient le nom d'aucune des personnes qui faisaient office de titres aux livres intitulés. Et ils ne trouvèrent pas de livre nommé 'Maducanta', évidemment.

"Tous ces livres possèdent une serrure. Il doit y avoir un lieu où sont rassemblées toutes les clés. D'après ce que je vois, il est possible qu'il y ait une clé maitresse, un passe-partout, et ce ne sont pas des serrures ou clés magiques. Maducanta ne peut vraisemblablement pas porter toutes les clés sur lui, il doit posséder la clé maitresse -peut-être y en a-t-il plusieurs?- et conserver les autres quelque part, à moins qu'il n'y ait que des clés maitresses."

Ils se trouvaient en ce moment dans une sorte de cuvette, dans les quatre directions ils étaient cernés de murs de rayons, ces murs ne formaient pas un carré mais une forme asymétrique aux angles droits(comme une tache de pixels géants ou un assemblage de cubes). Le niveau des murs était élevé à certains endroits, bas à d'autres.


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MessageSujet: Re: La bibliothèque du vieux chinois   Lun 30 Juil - 16:46

    Si elle avait su ce qui allait se passer, elle l'aurait quand même suivit, rien que par curiosité. Certes, ses sens étaient en alerte, son coeur vibrait et lui criait d'écouter cette petite voix qui s'appelait 'mauvais pressentiment'. Et pourtant, elle se laissa aller à la suite de l'Alkyste. Elysabeth s'était retenue de lui demander si elle pouvait garder le livre, après tout, elle n'avait rien sur elle pour le ranger. Et puis, il n'était pas prévu qu'ils se séparent. Ils s'approchaient du vide, l'homme prononça quelques paroles et la jeune femme sentit qu'il resserrait sa main sur la sienne. Elle voulut lui demander de s'expliquer, de lui dire de quoi elle devait prendre garde, mais sa gorge se noua lorsqu'elle se sentit happer par le vide à la suite du porteur d'Innocence. Aucun cri ne lui échappa, elle était trop choquée pour cela.

    L'air lui fouettait le visage, faisant larmoyer légèrement ses yeux restés grand ouverts. Elle aurait aimé s'accrocher à quelque chose, même au cou de l'Alkyste, mais elle n'en fit rien. D'une part parce qu'elle sentait qu'il contrôlait la situation, d'autre part parce qu'elle ne voulait en aucun cas se montrer faible. Ce n'était pas parce qu'elle était pacifique qu'elle pouvait se permettre d'afficher son malaise devant n'importe qui. Elle se contenta de simplement tenir fermement la main du chinois et de fermer les yeux. Ah ! Elle détestait cela mais, à cet instant, elle ne pouvait que lui faire aveuglément confiance. Doucement, elle sentit qu'ils prenaient une position verticale et que leur chute ralentissait miraculeusement. Ses pieds frottaient sur des sortes de coussins d'air, encore le pouvoir du cristal. Sans bruit, ils atterrirent doucement, et elle rouvrit les yeux. Sa main se porta machinalement à son oreille droite, et l'allemande remarqua qu'elle avait perdu sa fleur. Tant pis, elle en avait d'autres chez elle.

    Sans faire attention à ce qu'il venait de dire, Elysabeth se glissa hors de son étreinte, profitant d'être en sécurité momentanée pour remettre sa chevelure en place. Leur descente un peu rapide avait un tantinet désordonné la masse de cheveux, emmêlant certaines mèches entre elles. Rien de bien grave cependant, le tout fut rétabli en seulement une poignée de secondes. Après quoi la jeune femme observa les alentours. Sa gorge se dénoua et son esprit se tranquillisa à la vue d'autant de livres, il y avait là de quoi rivaliser avec sa propre bibliothèque personnelle. Mais ici, rien à voir avec ses propres livres, ceux-ci portaient tous des noms, et étaient ordonnés de manière chronologique. S'approchant un peu, la Noah fut découragée de constater que tous les ouvrages étaient fermés de la même manière que celui qu'ils avaient précédemment trouvé. La voix de l'Alkyste la fit se retourner dans sa direction.

    " Tous ces livres possèdent une serrure. Il doit y avoir un lieu où sont rassemblées toutes les clés. D'après ce que je vois, il est possible qu'il y ait une clé maitresse, un passe-partout, et ce ne sont pas des serrures ou clés magiques. Maducanta ne peut vraisemblablement pas porter toutes les clés sur lui, il doit posséder la clé maitresse -peut-être y en a-t-il plusieurs?- et conserver les autres quelque part, à moins qu'il n'y ait que des clés maîtresses. "

    L'hypothèse se tenait. Mais si une telle pièce existait, elle devait être soit bien gardée, soit secrète. Dans les deux cas, il restait le problème de ce Maducanta : pour le moment, il ne les avait pas encore ennuyés, mais ils ne connaissaient encore rien de ses capacités au combat. Ils étaient donc en désavantage. Son regard se perdit dans la contemplation d'un des rayons, signe qu'elle se plongeait dans ses pensées et qu'elle réfléchissait. Si elle se basait sur l'hypothèse de l'Alkyste... Ses yeux s'animèrent de nouveau et se concentrèrent sur l'homme.

    " Si on part du principe que cette pièce existe, on pourrait sans doute y trouver un livre sur Maducanta. Il ne se balade sans doute pas avec, c'est trop risqué, surtout s'il se fait attaquer. Le livre doit donc se trouver dans une pièce sécurisée, donc sans doute celle des clés. Mais après, tout cela n'est que pure supposition... "

    Un drôle de sentiment sembla se réveiller tout à coup dans un coin de son esprit. Elle connaissait cette sensation, mais pas dans ce genre de situation. Ses mains la démangeaient, ses tripes bouillaient, et son cerveau paraissait attendre quelque chose, comme un ordre. Un ordre ? Mais lequel ? La voix de Ludwig s'éleva dans son crâne.

    * Trouve ce livre Ely'. C'est ça ton ordre, non ? *

    Aussitôt, la jeune femme leva les yeux dans une direction bien précise, fixant une plateforme planant à plusieurs mètres au-dessus de leurs têtes. Oui, cette sensation, c'était la même que celle du Monde des Souvenirs, comme lorsque son Noah lui demandait de lui trouver un livre précis. Pourtant, cette capacité n'était pas censée se déclencher dans le monde réel... D'un autre côté, il ne s'agissait pas ici du monde réel, alors pourquoi pas. Elle fixa de nouveau l'homme et lui indiqua la direction du doigt.

    " Il nous faut aller là haut. "
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MessageSujet: Re: La bibliothèque du vieux chinois   Dim 19 Aoû - 23:49

" Si on part du principe que cette pièce existe, on pourrait sans doute y trouver un livre sur Maducanta. Il ne se balade sans doute pas avec, c'est trop risqué, surtout s'il se fait attaquer. Le livre doit donc se trouver dans une pièce sécurisée, donc sans doute celle des clés. Mais après, tout cela n'est que pure supposition... "

Expliqua la jeune femme.

"Si un tel livre existe..."

Répondit aussitôt l'Alkyste, assis sur une pile de livres, sa tête posée sur sa main, il jouait avec des billes de métal de l'autre main -billes qu'il gardait toujours sur lui au cas où il tomberait dans un endroit dépourvu de métal, une sorte d'arme de secours-
La jeune femme, elle, était debout, réfléchissant. Elle leva soudain le bras après un instant d'immobilité. Son doigt pointait une plateforme.

"Il nous faut aller là haut. "


Indiqua-t-elle. L'Alkyste leva le regard alors que les billes de métal tombaient au creux de sa main.

"Je peux vous y mener."

Dit-il. Il se leva et se dirigea vers la jeune fille, lui tendant la main.

Une fois arrivés sur la plateforme ils lâchèrent leurs mains. La pièce était semblable en tous points aux autres. Des murs de rayons, pas de plafond, des livres empilés avec soin sur des morceaux de tissu recouvrant le sol.
Parmi tous les livres, un seul semblait étrange. Il paraissait plus vieux que les autres. L'Alkyste se dirigea vers le tome en question, et l'attrapa délicatement.
Pas de piège ou autre. Le livre ne portait pas de titre sur la tranche mais seulement sur la couverture.

« ソオウ '' »

"Soou... Je suppose que ces apostrophes signifient qu'il s'agit du tome deux."

Murmura l'Alkyste. (Soou se prononce so'o-, le dernier o étant un o long).
Il examina le livre et constata qu'une serrure le scellait à l'instar des autres tomes.
Mais soudain, alors qu'il retournait le livre, il s'ouvrit tout à coup.
Un grand flash lumineux les éblouit un instant et lorsqu'ils retrouvèrent la vue une silhouette apparut.
Il s'agissait d'un garçon d'une quinzaine d'années aux cheveux bleus et longs, portant une veste grise, des lunettes et un sac en bandoulière. Armé d'une lame courte, il se mit immédiatement en garde, bondissant sur Elysabeth.



[si tu ne sais pas quoi répondre signale le moi, j'e rallongerai le post]


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MessageSujet: Re: La bibliothèque du vieux chinois   Ven 24 Aoû - 15:42

    En rouvrant les paupières suite au désagréable flash lumineux, Elysabeth eut juste le temps de remarquer qu'une lame fonçait sur elle, visant avec précision son cou et donc le point vital qu'était la carotide. Elle recula de surprise et, par chance, buta sur un tas de livre et chuta en arrière, évitant ainsi d'être tranchée. Enfin quelques-unes de ses mèches n'eurent pas la même aubaine et furent impitoyablement séparés du reste de la chevelure. C'était quoi ce bordel ?! D'où venait cet agresseur ? En parlant de lui, la jeune femme le détailla brièvement, même si cela ne lui était d'aucune utilité. Après tout, il revenait déjà à la charge. Elle eut le réflexe de tendre la jambe au bon moment, lui envoyant ainsi son pied dans le ventre. Cette contre-attaque fit se stopper son assaillant, laissant le temps à l'allemande de se relever et de s'éloigner prudemment. Un sentiment de culpabilité lui serrait la gorge, même dans une telle situation, elle abhorrer devoir faire mal à quelqu'un, même si ce dernier semblait en vouloir à sa peau.

    * Passe moi les rênes, tu n'as rien pour te défendre ici. Et ne t'inquiètes pas pour l'Alkyste, je lui ferais rien. *

    Le ton de Ludwig était posé, et même plutôt sérieux, ce qui ne lui ressemblait guère. Mais de toute manière, il avait raison. Elle n'avait rien sous la main, ni poêle, ni pelle, ni quoique ce soit qu'elle pourrait utiliser comme bouclier. Il y avait bien l'autre chinois, mais bon, elle n'était pas sûre qu'il désirait se manger des coups à sa place. Enfin, pour le moment, l'étrange garçon aux cheveux bleus s'était détourné d'elle, fixant l'Alkyste tout en resserrant sa prise sur son arme. Pourquoi ne passait-il pas à l'attaque ? Elysabeth fronça les sourcils, prête à échanger sa place avec son alter ego au moindre geste suspect à son égard. Le stress commençait à l'envahir doucement, lui donnant l'impression qu'un étau comprimait sa poitrine. Certes, elle avait confiance en Ludwig. Mais est-ce que cela fonctionnerait ? Après tout, ils étaient dans un monde de magie noire, si elle avait bien compris, il était tout à fait possible que certains trucs ne se déroulaient pas de la même manière, comme par exemple le fait de d'échanger.

    Alors, elle se rendit compte que le gamin ne fixait pas l'Alkyste en lui-même mais plutôt le livre qu'il tenait. Est-ce que son apparition avait un lien avec le flash lumineux ? Si c'était le quoi, la jeune femme se disait qu'ils n'étaient pas au bout de leurs surprises, loin de là.
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MessageSujet: Re: La bibliothèque du vieux chinois   Dim 26 Aoû - 17:38

Le jeune garçon ne fit pas mouche et fut, au contraire, repoussé. La demoiselle avait de la chance, beaucoup de chance.
Tasuku avait vu dans la technique du garçon une maitrise parfaite et beaucoup d’expérience. Ainsi avait-il anticipé le pied de la jeune femme et amoindri le choc.
Il se retourna vers lui, immobile quelques secondes, il fixa le livre, puis les environs.
Ses mâchoires se resserrèrent de dépit et sa langue claqua.

"Tsk! Il s'étend encore... Saloperie!"

Son expression se changea en un sourire légèrement dément.

"Hin, me revoilà à la surface, hein?"

Il y avait dans ces paroles quelque chose qui présageait que ce qu'il disait n'était pas tout à fait vrai.
Sans qu'il ne s'en soient rendu compte la lumière autours d'eux avait légèrement changé de ton.
Il se retourna vers l'alkyste qui l'observait fixement.

"Monsieur, madame, vos expressions me disent que vous n'êtes pas très renseignés sur l'endroit où vous êtes. Je suis Soou, la source des milles."

"Je serais curieux de savoir quel est ton lien avec ce livre, Soou, et d'où vient ton surnom.... Mon nom est Tasuku Fujiomi, le Symphoniste, l'inquisiteur d'hérétiques absolu, Atomis."

Demanda alors l'Alkyste en délivrant son identité.

"Oh, ce livre n'est plus d'aucune utilité, ce n'est plus qu'un assemblage de feuilles vierges et obsolètes. Le contenu du livre s'est répandu dans cet espace, de même que moi. Ironiquement, la raison de cet 'infection', c'est moi. J'essaie de stopper l'expansion et de sortir d'ici.
Je suis désolé d'avoir attaqué mais j'étais en plein combat lorsque le livre c'est ouvert. Il va d'ailleurs falloir partir d'ici en vitesse."


Répondit l'autre, scrutant les environs à la recherche de quelque chose.
Son regard se posa alors sur la demoiselle.


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MessageSujet: Re: La bibliothèque du vieux chinois   Ven 21 Sep - 15:13

Mal à l'aise, la jeune femme croisa légèrement les bras devant elle, créant ainsi une barrière rassurante, bien que totalement inutile et invisible, entre le garçon et elle. Son regard lui déplaisait. En vérité, elle craignait qu'il ne lui saute de nouveau à la gorge, sans prévenir, et que cette fois, elle ne puisse se ressaisir à temps. Au lieu de cela, il demeurait immobile, la fixant de ses yeux perçants, comme s'il cherchait à ... lire en elle ? Non, elle ne parvenait pas à savoir ce qu'il voulait. En tout cas, tout ceci était tellement fou et tiré par les cheveux ! Un gamin qui sort d'un livre et qui prétend qu'il y combattait ? Mais c'était quoi cet endroit ?! D'abord ce sorcier bizarre qui les envoyaient sans raison dans cette dimension, et maintenant ça. Sa gorge se tendit légèrement alors qu'elle déglutissait avec peine. Elle détestait être dans l'incapacité de contrôler les évènements, c'était sans doute dû à son côté Noah, la plupart de ses confrères étaient ainsi, mais là, il fallait avouer qu'il y avait de quoi être inquiet face à tout cela.

Pour arranger le tout, son cœur avait choisi d'organiser un petit concert de percussions, gardant un rythme soutenu et épuisant. Elle devait se calmer. Si seulement elle pouvait s'asseoir confortablement et se distraire en lisant quelque chose. Mais non. Quand on n'est pas né sous une bonne étoile, c'est toute sa vie qu'on souffre de malchance, peut-être avec des périodes plus heureuses, mais dès que le destin à l'occasion de vous faire une crasse, vous pouvez être sûr qu'il ne vous loupera pas. Finalement, il serait sûrement plus raisonnable de lâcher la bride à Ludwig la prochaine fois qu'elle se faisait attaquer par surprise, vu qu'elle ne pouvait pas compter sur l'Alkyste pour réagir. Enfin, elle n'allait pas l'en blâmer, il n'était pas au courant que ses compétences guerrières étaient plus que médiocres.

Elysabeth détourna la tête, cherchant à esquiver le regard de ce Soou. Elle avait beau réfléchir, le sens de ses paroles continuait de lui échapper. De quelle infection parlait-il ? Elle aurait aimé pouvoir lui poser des questions qui lui brûlaient les lèvres, mais l'attitude, même accidentelle, qu'il avait eu à son égard quelques minutes plutôt ne l'encourageait pas à l'aborder. Au lieu de cela, elle chercha le regard de Tasuku, lui demanda muettement s'il comprenait quelque chose à tout ce charabia.
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MessageSujet: Re: La bibliothèque du vieux chinois   Ven 7 Déc - 0:53

Le regard de la jeune fille se posa sur Tasuku, on l'eut dit teinté de détresse.
L'Alkyste lui sourit en retour, comme pour la rassurer. Puis son regard se porta vers le garçon aux cheveux bleus.

" 'La surface'? Tu es sorti d'un livre, ca signifie qu'il y a des gens enfermés dans des livres et peut-être même d'autres enfermés dans des livres enfermés dans d'autres livres?"

Demanda-t-il.

"Exact, tu comprends vite, Mais l'infection se répandant ici, cette espace est en train de devenir un livre, la surface s'éloigne d'un cran. Le vieux a dû calculer le coup pour vous enfermer plus profondément. Quoi qu'il en soit il faut dégager rapidement, où tout un tas de truc pas cool va venir nous chercher!"

S'exclama le garçon en se mettant en marche pour rejoindre l'entrée que les deux autres avaient utilisé quelques minutes auparavant. 'Le vieux' devait désigner Maducanta.
Ces éléments de réponse attisaient encore plus la curiosité de Tasuku. Étaient-ils en train de sombrer au plus profond de cette bibliothèque, passant de livre en livre? Une prison très bien pensée... Néanmoins il restait un nombre incroyable de choses à comprendre sur cette espace à priori issu d'une magie inconnue...
Tasuku se mit également en marche, se retournant un instant pour inviter la demoiselle à faire de même. Ces 'trucs' dont parlait ledit Souou n'avaient pas l'air inoffensifs...

Mais Elysabeth remarqua quelque chose sur le rayon d'à coté. Une sorte de substance d'un noir parfait entre deux livres, qui coulait jusque devant les reliures, s'étendant sur l'étagère comme une sorte de gelée. Soudain, deux petits yeux s'ouvrirent dans la substance. Cela semblait irréel. Cette chose avait l'air parfaitement inoffensive, et par-dessus tout, c'était vraiment 'mignon'. Ces deux petits yeux fixaient Elysabeth sans bouger, passivement. Sans savoir pourquoi, la jeune fille ressentait une envie irrésistible de prendre cette chose dans ses mains, exactement comme si c'était un tout petit chat noir -ca en avait le regard intrigué- ou un oisillon au plumage d'ébène. Elysabeth tendait inconsciemment les bras vers la chose.

"Ne touches pas à ça!!!!"

S'écria Souou qui s'était retourné pour voir si les deux autres suivaient.
Trop tard. Le doigt de la jeune fille venait d'effleurer la chose. Sans qu'elle n'ait eu le temps de réaliser ce qu'il se passait, Souou prit sa main et l'entraina avec elle. Elle put voir qu'un grand nombre de petites choses exactement semblable à celle qu'elle venait de toucher sortaient d'entre les livres, les unes après les autres, pour s'immobiliser en fixant le groupe de leurs yeux de chaton.
Souou sauta dans le vide, entrainant la jeune fille avec lui. Tasuku suivit.

"Ce sont des observateurs, s'ils te regardent trop longtemps, ils t'identifient et donnent ta position aux autres, mais si tu les touches, c'est instantané! Ce n'est pas un problème en soi, mais après y'a d'autres trucs bien plus chiant qui se pointent!!"

Ils chutaient dans le vide et un sol de rayons s'approchait à grande vitesse. Mais au moment de le percuter, Souou plaça sa main devant lui et, sans qu'Elysabeth ne comprenne comment, ils étaient sur le sol, sans aucune blessure ni trace du changement de vitesse. Tasuku atterrit sans mal à l'aide de son innocence, devançant Souou qui allait l'aider. Cela intrigua le garçon.

"C'est quoi ça? Un pouvoir?"

Demanda-t-il. Il était évident pour l'un comme pour l'autre que la possibilité de la magie noire était exclue d'office, aussi la question qui se posait était de savoir quel autre pouvoir pouvait subsister ici. Ils étaient tous deux intrigués par le pouvoir de l'autre.

"C'est le pouvoir de l'Innocence, un cristal divin offert aux hommes par Dieu, et le dernier rempart de l'humanité contre le faiseur."


"Quoi?"

Pas le temps de tergiverser, Souou n'attendit pas d'explications, il avait repris sa course, entrainant Elysabeth avec lui. Et le bougre courrait vite.

"Je peux vous porter si vous le désirez."

Murmura Tasuku à l'oreille de la jeune fille.


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