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 The Beast [pv Diane]

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Tasuku
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MessageSujet: The Beast [pv Diane]   Sam 30 Avr - 23:38

http://www.youtube.com/watch?v=_MIkGQOETXg&feature=related

La bête du Gévaudan, un fléau envoyé sur terre pour châtier les hommes, de 1764 à 1767, une terrible bête démoniaque appelée Bestia, la bête, tuant les femmes et les enfants, décapitant, dévorant, mutilant, démembrant, dévêtant.
Elle avait été tuée par Jean Chastel, le 19 juin 1767, mais aujourd'hui, dans cette même contrée qui fut le Gévaudan, la bête était réapparue. Le 4 avril 1898, fut découvert dans la forêt le corps d'une jeune fille de 12 ans, dévêtue, décapitée -la tête ayant été retrouvée enterrée à six mètres du corps-, et dévorée à moitié. On songea d'abord à un fou possédant un ou plusieurs chiens. Le 9 avril, ce fut un enfant de 4 ans et sa mère, qui furent retrouvée à moitié dévorés dans les bois, toujours. Le 12 avril, deux enfant, un garçon et une fille, de 9 et 10 ans, frère et soeur, furent retrouvée dans la forêt, l'un dévêtu, l'autre décapitée, et tous deux à moitié dévorés. Le 13 avril, lors d'une battue dans la forêt, un témoin aperçut un loup géant, selon ses dires. La panique gagnait les villages alentours, de partout, on disait que la bête était revenue. Bien entendu, la congrégation de l'ombre y envoya des finders, mais le Saint Ordre des Alkystes avait été plus rapide. Tous les meurtres avaient eu lieu dans les bois autour du Malzieu, village qui fut l'un des plus touché par la bête, de 1764 à 1767. C'est donc dans ce petit village que séjournèrent les envoyés du Saint Ordre, Tasuku Fujiomi, Ace de Shanghai, et Diane d'Eglantine, Qwaser de la section de désinformation.

"Cinq victimes, un village, un loup de grande taille, un témoin. Nous allons d'abord interroger le témoin, puis nous irons vois les familles des victimes et les dirigeants du village."

Annonça Tasuku en posant ses affaires sur le lit. Ils n'avaient qu'une seule chambre d'hôtel, disposant de deux lits séparés par une cloison amovible de bois. Bien entendu, la réputation de Beast Of Lust, de Tasuku n'était peut-être pas rassurante... Enfin, il n'avait rien de pervers en tête. En réalité, il ne ferait rien à la jeune fille. Car il avait autre chose en tête. Cette histoire de bête l'intéressait fortement, lui qui avait lu quelques livres à son sujet, et l'inquiétait tout autant, sans qu'il sache pourquoi. Un étrange sentiment qu'il n'arrivait pas à cerner, et puis, il se questionnait sur l'absence de sa partenaire.
Étrangement, Hana n'était pas là. La fidèle partenaire du symphoniste était restée au QG, pour accomplir une mission donnée par Athos, le jeune homme aux cheveux blanc et à l'air hautain l'avait immobilisée au QG, et Tasuku avait des doutes sur la raison, suspectant qu'Athos voulait voir ce qu'il se passait si on séparait Tasuku de sa vierge marie et partenaire... Ainsi, faute de pouvoir s'abreuver à la source, il avait avec lui quatre gourdes de lait divin. Quatre combats, c'était le maximum qu'Hana avait pu accorder sans que sa condition physique ne devienne dangereuse.
La présence de Diane d'Eglantine, qui avait le même âge que Tasuku, était expliquée par la coutume qu'avait le saint ordre d'envoyer un membre des sections de d'information ou scientifique et médicinale, lors des missions visant à trouver une Innocence, en plus du Qwaser chargé d'assurer la protection de l'équipe. Il était aussi fréquent que la section de ravitaillement soit impliquée bien qu'elle reste en général en retrait, ne logeant pas avec l'équipe de recherche. En général, une équipe de recherche était constituée de deux à cinq personnes, section de ravitaillement non comprise, mais l'effectif dépassait rarement quatre personnes. La division des communications, partie de la section d'information, pouvait être amenée à participer, mais elle n'intervenait que dans des zones hostiles comme des chaines de montagnes ou des déserts isolés, en temps normal, son rôle était aisément assuré par la section de ravitaillement. En l’occurrence, ni la section de ravitaillement, ni la division des communications était impliquées. Tasuku Fujiomi et Diane d'Eglantine étaient les deux seuls agents dépêchés pour la mission.

Après avoir réglé les détails sur la chambre d'hôtel, rangé leurs affaires et mis en revue leurs informations, les deux envoyés du Saint Ordre se dirigèrent vers la maison du témoin. Il s'agissait d'une bâtisse, anciennement partie d'une ferme dont le reste était condamné et laissé à l'abandon, un peu à l'écart du village, sur la bordure extérieure un peu en avant dans les bois. Une vingtaine de mètres séparaient la maison du reste du village. Ils avaient appris d'un habitant que l'homme restait enfermé chez lui tout le temps. L'éloignement de la maison par rapport au village en était sûrement la cause. Isolé et hanté par la vision de la bête, terrifié au point de ne plus mettre le nez dehors, c'est dans cet état qu'ils trouvèrent l'homme. Il leur fut difficile de convaincre le pauvre homme de les laisser rentrer et de leur parler à propos de la bête.

Edouard Fanges, tel était le nom de l'homme, était fils de cordonnier, son grand-père fut berger et c'est à lui qu'appartenait la ferme maintenant à moitié en ruine. Fanges avait lui-même tenté de devenir cordonnier comme le fut son père, mais il n'y arriva pas, car son père lui reprochait de n'être qu'un bon à rien couard et maladroit. Découragé il finit par se faire employer par le patron d'un bar qui avait pitié de lui. Son père était mort il y a de cela six ans. Fanges n'était pas réputé pour être sans peur ni reproche, c'était un homme peureux et sensible, mais les gens l'aimaient bien.
Il indiqua aux deux religieux qu'il n'avait qu'aperçut la bête, une horrible bête poilue et inhumaine, un loup d'un mètre et demi de haut, avec une gueule de la taille d'un avant-bras, aux yeux vert brillants et aux pattes puissantes. Il n'avait pas vu clairement l'animal, et se trouvait à une soixantaine de mètres quand il l'avait vu, de plus, la bête lui était apparu seulement durant une poignée de secondes, trois tout au plus.
Le témoignage ne leur apprenait pas grand chose, mis à part que la bête avait des yeux verts, et sa taille moyenne.
Ils repartirent vers le village en remerciant Edouard Fanges et en lui demandant de les contacter s'il se souvenait d'autre chose, ou bien s'il arrivait quelques évènements qui pourrait les avancer dans leur enquête.

Il furent intrigués, plus tard, lorsqu'ils entendirent parler des étranges bruits venant de la partie abandonnée de la demeure d'Edouard Fanges, la nuit. Les deux camarades s'étaient maintenant séparés dans leurs recherches, et Diane d'Eglantine s'était vu confier la tâche d'interroger la famille de la première victime, la jeune fille de 12 ans.
Marie Verlier, la victime vivait avec sa mère, Antoinette Verlier, et son frère aîné, Jean Verlier. Leur père était mort peu après la naissance de Marie, dans un accident lors de la construction du chemin de fer. La mère était effondrée et le frère nerveux, tendu et susceptible. Il n'appréciait pas que l'on se mêle des affaires de la famille et que l'on pose des questions à sa mère. Il ne semblait pas non plus porter l'église dans son coeur, orthodoxe comme catholique.

De son coté, Tasuku réglait des affaires à l'église, où il n'était pas vraiment le bienvenu. Le prêtre aurait préféré la venue des prêtres de l'ombre, envoyés du Vatican plutôt que les orthodoxes.

[voilà, libre à toi d'inventer ce que tu veux pour le témoignage de la famille Verlier, sachant qu'après on se retrouve à la mairie]




Dernière édition par Tasuku le Jeu 3 Mai - 22:22, édité 2 fois
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Diane D'Eglantine
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MessageSujet: Re: The Beast [pv Diane]   Jeu 3 Mai - 18:44

Les deux camarades Alkystes se séparèrent donc. Diane observa quelques instants la silhouette de Tasuku se diriger vers l'église, avant de prendre elle-même la direction de la maison de la famille Verlier. Elle en profita pour observer le village. Il n'avait rien avoir avec l'urbanisme chinois qu'elle connaissait, ni avec celui des grandes villes européenne qu'elle avait déjà visité. Ici les maisons étaient basse, fait de grosse pierre, des murs épais. Les toits étaient bas et pentus. On lui avait expliqué que c'était pour éviter que la neige qui tombait fréquemment en hiver n'enfonce les toit. Et elle le comprenait aisément, car bien qu'il fussent en Avril, le temps était très frais. Un vent sec et froid soufflait sur les hautes herbes qui recouvraient les plaines ou passaient moutons et brebis. Il agitait les épais feuillage de la forêt, qui semblait prendre vie. Forêt qui abritait apparemment un occupant indésirable … Diane frissonna un instant puis remonta le col du long manteau de cuir qu'elle portait par dessus son uniforme.

Elle arriva bientôt à la maison des Verlier. De taille moyenne, elle était semblable à toutes les autres. Diane frappa trois coup vigoureux contre l'imposant battant de chêne et attendit qu'on lui ouvre. La porte pivota lentement laissant apparaître un jeune homme qui devait avoir environ son âge. Grand et mince, il avait les yeux sombres, profondément renfoncé dans leurs orbites. De larges cernes violettes venaient soulignées son regard désabusé.

« C'est pourquoi ? »

« Bonjour Jean. Je suis ici pour enquêter sur la bête. Puis je entrer ? »

« Ouais. »

Diane suivit donc le jeune homme à l'intérieurement de la petite demeure. Une table, un buffet et quatre chaises étaient les uniques meubles posés sur le sol de terre battu. Dans coin, un petit feu brulait dans une grande cheminée. Et auprès de cette cheminée, assis dans un vieux fauteuil grinçant, se trouvait une femme, recouverte de châle noir. Diane s'approcha doucement de celle-ci.

« Bonjour Mme Verlier. Je suis Diane d'Eglantine, je suis ici pour enquêter sur la bête. »

La femme leva lentement les yeux vers elle. La jeune Alkyste fut surprise en découvrant un visage qui malgré la douleur inscrits dans ses traits, était celui d'une femme qui n'avait pas la trentaine, et qui était encore très jolie.

« Je sais oui, je vous ai entendu vous présenter auprès de Jean. Et puis croyez moi, votre arrivée n'est pas passé inaperçu. On a rarement de la visite dans le coin. Alors vous voyez, des chinois … Je ne sais même pas ce qu'est la Chine. Pour moi c'est juste un lieu très lointain, auquel seul les intellectuels s'intéresse. Ici on a des moutons et des brebis, pas de Chine. Alors que vous veniez de là-bas … Forcément ç se remarque.  Je suppose que vous allez me poser des questions sur ma petite ? »

Diane observa quelques instants Antoinette, interloquée. Elle ne s'était pas vraiment attendu à ça. Elle ne s'attendait pas à grand chose en fait, mais elle était surprise quand même.

« Et bien, heu oui. J'aimerais savoir … »

« Laisser ma mère tranquille ! Elle n'a pas envie d'en parler ! Ne croyez vous pas que c'est assez difficile comme ça ? Pourquoi venez nous nous embêter, pourquoi ? Cela ne vous regarde pas ! Retournez chez vous, laisser nous tranquille ! On a pas de besoin de vous ! Partez ! »

« Jean, mon petit … Elle veut nous aider, ne lui parle pas comme ça … »

« Ah oui, elle veut nous aider ? C'est nous aider que de nous rappeler en permanence notre peine ? Elle ne peut pas faire revenir ma soeur à la vie ! Elle ne peut pas nous aider ! Maman, te souviens tu de ce que le médecin a dit ? Si tu veux guérir, il ne faut plus y penser, il ne faut plus que tu ressasse le passé ! »

Soudain la femme se leva du fauteuil ou elle était assise.

« Jean, tu ne comprend pas ! Nous devons l'aider, l'aider afin que ta soeur soit vengé, l'aider afin que le sort tragique qu'il lui est arrivé n'arrive pas à d'autre, pour que personne d'autre n'ai à vivre avec la peine que nous portons ! »

« Mais, Maman … »

« Ne inquiète pas mon Jeannot. Tiens, va donc acheté du pain pendant que je parle avec la demoiselle, prendre l'air te fera du bien. Ne t'en fait pas pour moi. »

Un peu renfrogné, le jeune homme quitta la petite maison en grognant.

« Ne vous faite pas attention à lui mademoiselle. Il est si jeune encore, et il a déjà perdu son père et sa soeur, et il ne va malheureusement pas tarder à perdre sa mère … »

« Ah. C'est très triste. »

Diane se sentait terriblement gêner. Elle ne savait que dire à la femme, car il lui semblait que les mots de réconfort n'avait aucun intérêt lorsque l'on se trouvait devant quelqu'un qui avait connaissance de son sort et qui l'assumait de la sorte.

« Je vous embête avec tous mes problèmes, excusez moi. Alors, que vous voulez vous savoir ? »

« Et bien déjà … Comment c'est produit la mort de votre fille ? »

« Je lui avait demander d'aller chez Fanges, qui avait eu une bonne récolte de pomme de terre, afin qu'elle lui en échange quelques kilos contre un de nos agneau. C'était la fin de l'après midi, mais il faisait encore jour … Je me souviens, nous étions un dimanche, et elle portait sa robe rouge, celle que je lui avait confectionné pour ses douze ans … Puis un peu plus tard, j'ai entendu des cris. Il y a eu une grande agitation dehors, et je suis sortie. J'ai suivi les autres, et là … La j'ai vu mon Jeannot. Immobile, comme une statue. Il regardait quelque chose à ses pieds … Je me suis approchée, et j'ai vu son corps … Le corps de ma fille, ma petite … »

La femme, de nouveau submergé par le chagrin s'arrêta quelques instants. Diane la voyait faire des efforts pour contenir les larmes qui perlait au coin de ses paupières. Elle prit plusieurs inspirations, lentes et profondes.

« Fange était là lui aussi. C'est le seul à avoir vu ce qui est arrivé à ma petite. »

« Je sais, nous sommes déjà aller le voir. Votre fille avait elle des ennemis, des gens qui lui en aurait voulu pour une raison ou une autre, un garçon éconduit … ? »

« Non, je ne crois pas. Il y avait bien sûr toujours quelques chamailleries, des bêtises enfantines, mais personne qui lui aurait réellement voulu du mal … C'était une fille très gentille et très sage. Elle était toujours de bonne humeur, et se montrait courtoise avec tout le monde ! Et puis, c'était si horrible … Jamais un être humain n'aurait pu faire une chose pareil, jamais ! »

« Bien. Merci d'avoir répondu à mes questions. Puis-je revenir si jamais j'ai besoin de plus de précisions ? »

« Bien sûr, vous et votre collègue serez toujours les bienvenu ! »

« Merci beaucoup. Au revoir Madame, reposez-vous bien. »

Et sur ces mots, l'Alkyste quitta la demeure. Elle regarda quelque instant le ciel gris au-dessus d'elle. Cet entretient l'avait perturbé. Elle se sentait fatiguée, et d'assez mauvaise humeur. En effet elle avait pris depuis longtemps l'habitude de transformer sa peine en colère afin de ne jamais laisser ses sentiments la rendre vulnérable. Elle espérait que la fin de soirée et la nuit se passerait bien, car sinon Tasuku risquait de pâtir de sa colère. Ce qu'il valait mieux éviter, car elle ne souhaitait pas pâtir de la sienne.

Elle prit donc le chemin de la Mairie, ou elle retrouva le jeune homme.



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Tasuku
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MessageSujet: Re: The Beast [pv Diane]   Mer 9 Mai - 21:14

"Cessez ces questions!! Allez-vous en!!"

Lança le jeune prêtre, Louis Larret, qui n'avait, fait assez incroyable, qu'une vingtaine d'années.

"Du calme, je vous ai simplement demandé votre avis sur la situation, c'est tout, ne haussons pas la voix en ces lieux."


Répondit Tasuku.

"Peu importe nos églises, nous servons tous le même Dieu et désirons tous élucider ces meurtres. Ne croyez-vous pas qu'il faille coopérer, sans quoi ce qui a fait ça ne sera jamais attrapé?"

Le prêtre repris son calme, toisant l'Alkyste d'un air grave.

"Reprenons, voulez-vous? Que pensez vous de la situation? Pensez vous comme vos alleux qu'il s'agit d'une bête démoniaque? Ou bien êtes vous d'avis que ces horribles meurtres ont été perpétrés par un fou bien humain, comme les scientistes?"


Après un instant de réflexion, le prêtre répondit:

"Peu importe à quel point j'y réfléchit, je ne peux m’empêcher de penser qu'aucun humain n'est capable de telles atrocités.... Peut être est-ce l’œuvre d'une bête apparenté à un loup ou à un ours... Mais je ne cesse de me surprendre à croire que ce ne peut être l’œuvre d'une créature de Dieu..."

Le Qwaser passa la main sur son visage durant un bref silence avant de commencer:

"Je vois... Dites moi mon père, avez vous entendu des rumeurs étranges ces derniers temps? Avez vous eu vent de bizarrerie occurrent dans votre paroisse ou de comportements anormaux?

-Et bien, il y a ces bruits étranges que l'on entend en direction de la ferme de Fanges durant la nuit... Mais je ne vois rien d'autre en dehors de ça...

-Hum... Et y'a-t-il eu des décès avant que les meurtres n'aient lieu? Si c'est le cas, n'avez vous rien remarqué d'étrange chez les familles des défunts?"

L'expression du prêtre devint plus dure.

"En quoi cela a-t-il rapport avec ces meurtres?! Je vous prierais de ne pas vous mêler plus que nécessaire des décès de ce village, monsieur Fujiomi !"

Le Qwaser s'apprêtait à se justifier mais une autre voix s'éleva depuis les bancs derrière eux, un vieillard silencieux qui les observait depuis le début.

"Arrêtez d'chercher les ennuis! Ecoutez ce que le père Larret vous dit, on veut pas d'étrangers comme vous ici! Allez vous-en ! Vouz'êtes pas le bienvenu, et votre collègue non plus !"

Le regard du vieil homme était plein de rage. Peut-être était-il de ceux qui avaient perdu un proche dans l'affaire... L'expression du jeune prêtre, plus sévère, indiquait qu'il était temps pour Tasuku de déguerpir.
Tans pis. Peut-être aurait-il plus de chance à la mairie, de toutes façon ce n'était sans doutes pas la dernière fois qu'il franchirait la porte de cette église. Le Qwaser salua donc les deux hommes et se mit en chemin pour le lieu de rendez-vous convenu.
En chemin, il se rendit compte avec un peu de recul que Edouard Fanges, quand ils l'avaient vu, avait un air véritablement terrifié, ses traits étaient creusés par la fatigue, comme si la bête avait la gueule prête à se refermer autour de son cou à tout instant. L'homme était de nature anxieuse... Mais sa peur viscérale n'avait pas attiré l'attention de l'Alkyste au premier coup d'oeil.
Il était arrivé au lieu dit en premier, Diane était encore chez les Verlier. Il se mit à attendre en observant les habitants qui rentraient chez eux avec hâte alors que le soleil se couchait. La nuit appartient aux démons.

Enfin, la silhouette de l'adolescente parut au détours d'une ruelle. Ils étaient les seuls sur la petite place pavée devant la mairie et le soleil laisser échapper son dernier rayon avant de sombrer derrière les montagnes.

"Et, bien, tout le monde semble s'être précipité au lit. La mairie était fermée quand je suis arrivé. Que faisons nous? Rejoignons nous nos lits à l'instar des villageois, ou marcherons nous encore quelques temps dans la nuit privée de lumière?"

Demanda le Qwaser à sa collègue.




Dernière édition par Tasuku le Dim 13 Mai - 14:40, édité 1 fois
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Diane D'Eglantine
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MessageSujet: Re: The Beast [pv Diane]   Dim 13 Mai - 13:01

"Et, bien, tout le monde semble s'être précipité au lit. La mairie était fermée quand je suis arrivé. Que faisons nous? Rejoignons nous nos lits à l'instar des villageois, ou marcherons nous encore quelques temps dans la nuit privée de lumière?"

« Bin heu… j'sais pas moi. »

L' Alkyste prit le temps de la réflexion. Elle fronça légèrement les sourcils et plissa les lèvres. Cruel dilemme que de devoir choisir entre la solution de facilité et aller dormir, ou faire du zèle et aller bosser. La question était de savoir si elle était fatiguée ou pas. D'un côté ils n'avaient pas fait grand chose de cette journée, seulement le voyage et quelques questions aux villageois. Mais en même temps écouter l'histoire de Mme Verlier avait été éprouvant. D'un autre côté, Diane n'étant pas super forte en sentiment, elle n'était pas vraiment éprouvée. Enfin bref, Diane ne savait pas si elle était fatiguée ou pas. Cependant, Tasuku ne semblait absolument pas fatigué lui. Donc, si elle-même s'avouait fatiguée, alors cela signifierait qu'elle était plus faible que ce dernier. Et ça c'était un peu la honte. Donc, elle n'était pas fatiguée. C'était évident.

« J'pense que nous marcherons encore quelques temps dans la nuit privée de lumière. »

Répondit elle à son collègue.
Les deux Alkystes partirent donc pour une ballade au clair de Lune, accompagnés par le chant des grillons. Ils ne savaient pas vraiment ou se diriger. La forêt ne semblait pas vraiment une bonne idée, étant donné qu'il faisait nuit et que sa géographie leur était inconnue, les chances de s'y perdre étaient élevées. Ils prirent donc la direction de la maison de Monsieur Fanges, afin d 'aller écouter de plus près les étonnants bruits qui émanaient de sa grange.
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MessageSujet: Re: The Beast [pv Diane]   Dim 26 Aoû - 18:24

http://www.youtube.com/watch?feature=endscreen&NR=1&v=ZFZjegvE6OA

« J'pense que nous marcherons encore quelques temps dans la nuit privée de lumière. »

"Et bien soit."


Répondit l'Alkyste. Leur chemin évita la forêt et les deux silhouettes sombres et encapuchonnées marchèrent sur la route de la maison Fanges.

Le silence régnait. Leur allure aurait put paraitre menaçante pour les villageois s'il en restait encore dehors à cette heure-ci.
Soudain plusieurs coups de feu retentirent, ainsi que des cris, hurlements d'hommes enragés, d'apeurés et d'autres désespérés. Tasuku stoppa son avancée et resta immobile un instant, fixant le vide devant lui.
Son regard lointain et sombre, ses yeux limpides et ses sourcils froncés, étaient éclairés par une lune rousse magnifique. Il sembla un instant à sa compagnonne que quelque chose passa dans le regard de l'Alkyste aux nombreuses batailles: des flammes, des morts.
Tasuku n'avait que trop entendu ce genre de cris, ces coups de feu. Il baissa le regard l'instant d'après, revenant à la normale.
Il se retourna soudain vers la forêt, Diane voulut sans doutes faire de même en voyant son camarade, mais la seconde d'après une silhouette sortit avec précipitation des bois à l'endroit où était posé le regard de Tasuku. Prise d'une soudaine peur, la silhouette pointa un fusil sur les deux envoyés d'Athos et se figea.
La lune révéla alors les traits déformés par la rage et la peur d'un homme d'une cinquantaine d'années à la carrure respectable. Originellement effrayé par l'apparition des deux Ombres encapuchonnées, il finit par les reconnaitre et baissa son arme. Il ouvrit alors la bouche mais l'Alkyste parla avant.

"Que ce passe-t-il?

-La bête!!!! La bête est là!!! Elle a encore tué!! Nous la traquons dans les bois, je l'ai vue de mes propres yeux!! Un loup monstrueux! Et ces yeux vert luisants... C'est un démon!!!!
-Hâtons-nous."

L'Alkyste s'engouffra dans les bois.
Mais déjà les coups de feu s'éloignaient dans la montagne.
Ils n’apercevaient rien à part les lointain points lumineux qu'étaient les torches des paysans.
La battue n'était pas organisée et la bête leur échapperait inexorablement.
Mais soudain quelque chose surgit devant eux. Un loup au pelage sombre venait de traverser le chemin.
Diane allait sans doutes le poursuivre -de même que le paysan- mais le bras de l'Alkyste se mit en travers de son chemin et heurta sa poitrine avec force, la stoppant net.

"Ce n'est qu'un loup ordinaire."

Indiqua-t-il. Trop tard, le paysan avait déjà tiré. Le loup s'écroula.

"Perte de temps!!"

S'écria l'alkyste, se préparant à continuer sa course. Mais il s'arrêta dans son élan.

"Tch, la bête a déjà fuit à des lieues d'ici! Nous ne pourrons pas la rattraper. Rappelez les hommes."


Indiqua-t-il au paysan.
Il se retourna et souffla. Son regard se posa sur le loup sans vie, un regard apitoyé et déçu.
son expression devint plus douce, désolée. Il se retourna vers sa camarade qui se tenait la poitrine, le coup avait été assez fort.

"Je suis désolé de t'avoir fait mal."

Dit-il. Il porta sa main à son visage pour réfléchir un instant. Il avait un mauvais pressentiment et cela transparaissait à travers son expression.

"Fanges. Allons voir Fanges."


Reprit-il.

"Il était avec les hommes de la battue? demanda-t-il au paysan
-Non, je ne l'ai pas vu...
-Évidemment... Diane, on retourne chez lui."

Annonça-t-il.


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Diane D'Eglantine
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MessageSujet: Re: The Beast [pv Diane]   Lun 12 Aoû - 19:51

Alors qu'ils marchaient tranquillement en bordure de la forêt, des cris et des coups de feu retentir. Alors tout se passa très vite et elle se retrouva à courir dans la forêt derrière Tasuku, après un hypothétique loup démoniaque. Et soudain sa course fut stoppé nette. Ainsi que sa respiration. Le monde papillonna un instant devant ses yeux avant qu'elle ne reprenne ses esprits. Le bras de Tasuku lui barrait le chemin, et venait également de lui défoncer les poumons. Elle se tint la poitrine serre dans les bras, essayant d'atténuer la douleur, ce qu'i n'était pas forcément efficace, mais bon.

"Ce n'est qu'un loup ordinaire."

"Perte de temps!!"

Le paysan qui se trouvait avec eux venait de tuer un loup. Un délicat filet de sang s'échappait du trou béant, venant salir la fourrure soyeuse. Diane se sentit quelque peu apitoyé par la bête. Puis elle se dit que tant de sensiblerie était futile, et pensa à autre chose.

"Tch, la bête a déjà fuit à des lieues d'ici! Nous ne pourrons pas la rattraper. Rappelez les hommes."

Puis il se pencha vers sa camarade.

"Je suis désolé de t'avoir fait mal."

Elle ne dit rien, n'ayant pas vraiment encore retrouvé son souffle. Mais intérieurement, elle se dit que c'était la moindre des choses de s'excuser, vu qu'il venait limite de lui péter les côtes et de lui exploser les poumons, sans compter les ecchymoses qui allaient certainement apparaître sur sa poitrine, mais passons.

"Fanges. Allons voir Fanges."

"Il était avec les hommes de la battue? demanda-t-il au paysan
-Non, je ne l'ai pas vu...
-Évidemment... Diane, on retourne chez lui."

Elle ne répondit rien, et lui emboîta le pas, tout en se tenant le buste. Ils marchèrent donc à vive allure vers la maison. Ils se dirigèrent vers la porte. Seulement, de celle-ci il ne restait que quelques morceaux de planches déchiquetés. Apparemment quelqu'un ou quelque chose était sorti ou entré précipitamment des lieux. Il poussèrent donc le ce qu'il restait du battant, et entrèrent dans l'habitation, vide.
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MessageSujet: Re: The Beast [pv Diane]   Jeu 15 Aoû - 0:10

Ils se hâtèrent à la vieille ferme et lorsqu'ils arrivèrent, ils trouvèrent la porte défoncée.
Poussant le battant, ils pénétrèrent dans la bâtisse pour y trouver la silhouette de dos d'un jeune homme tenant une hache.
En face de lui, allongé contre le mur et tremblant de tous ses membres se trouvait un homme sanglotant, terrifié.

A ce moment, le nuage qui cachait la lune laissa passer la lueur de l'astre qui dévoila les visages de Jean Verlier, haletant fortement, la main serrée sur le manche de sa hache, et de Fanges, recroquevillé dans son coin de pièce.

"Doucement! Que ce passe-t-il?"

Clama Tasuku.
Le visage de Verlier se retourna vers eux. Son regard était celui d'un garçon paniqué et qui avait perdu la raison.

"Lâche ton arme. Maintenant."

L'expression de Tasuku était autoritaire et froide. La main de Verlier se resserra sur le manche de l'arme.

"Non... Il a tué Marie! Je le sais! C'est lui la bête! C'est un loup-garou! Un démon déguisé en humain!! Je... Je dois le faire!!! ...Pour venger Marie!!"

Dans son coin, le pauvre Fanges était terrorisé, protégeant sa tête avec ses bras frêles et maigres, tremblant comme une porte ouverte abandonnée au vent.
Tasuku déduisit des dires du jeune homme qu'il s'agissait de Jean Verlier, le frère de la première victime, Marie Verlier.
Soudain, des cris déchirèrent le silence illusoire.

"La bête! Elle est revenue ici! Attrapez-là!"

Dans le lointain, les hommes de la battue hurlaient à la bête. Peut-être n'était-ce qu'un loup, mais cela arrangeait bien l'alkyste.

"Ça suffit Jean. Tu vois bien que ce n'est pas la bête. Ce n'est qu'un pauvre homme faiblard et froussard."

Tout en parlant, il s'approcha à un certain rythme.

"Tu sais qui nous sommes. Nous venons envoyés par l'église pour tuer la bête. Tu dois avoir vu ma collègue ce matin, tu t'en souviens?"

Le regard du jeune homme indiqua à Tasuku qu'il avait deviné juste. Soudain, il fit un pas plus rapide et désarma son adversaire avant qu'il n'ait eu le temps d'abattre sa hache.

"On est là pour résoudre ces meurtres, ok? On est là pour vous aider, alors calme-toi. Ce n'est pas Fanges qui a tué ta soeur."

L'autre ne se calma pas pour autant. Mais au moins, il avait l'air d'avoir abandonné l'idée de se battre ou de tuer Fanges.

"Nous... Nous aider...? Vous foutez pas de moi!! Marie est morte!! On peut plus rien faire pour elle maintenant!! Et vous, vous êtes venus me le rappeler!! Vous pouvez pas nous aider! Alors allez vous-en!!"

Hurla Jean de désarroi.

"En effet. On peut pas ramener ta sœur à la vie. Mais on peut faire en sorte que survive, toi et tous les habitants de ce village. La bête court toujours, et ce n'est pas Fanges."

Lâcha sèchement Tasuku. Il lâcha le jeune homme et recula d'un pas. Ce dernier semblait s'être calmé, réalisant peu à peu l'étendue de ce qu'il venait de faire, ou du moins de ce qu'il avait tenté de faire. L'alkyste signifia d'un mouvement de tête à sa partenaire de s'occuper de Fanges.

Tasuku passa la main sur son visage pour réfléchir un instant, mais il resta silencieux encore un petit moment. Qu'allaient-ils faire de Verlier? Ils ne pouvaient pas interroger Fanges devant lui, surtout s'il risquait d'être la bête.

"Bon, Jean, je vais te ramener chez toi. Viens avec moi."

Ordonna l'alkyste. Le jeune homme était totalement désorienté. Ils ne pouvaient que le ramener chez lui. Avec la battue et toute cette agitation, il n'y aurait personne à la mairie où au poste de police -s'il y en avait un-. A vrai dire, Tasuku hésitait entre le ramener chez lui ou l'amener à l'église. Le prêtre n'était pas un mauvais bougre, et il comprendrait sans doutes la situation, quand à la maison Verlier, l'alkyste ne savait pas si ses autres habitants seraient capables de le garder là-bas sans tenter de le cacher ou que savait-il encore.
Il se retourna vers sa partenaire qui avait déjà visité les lieux, et chercha du regard son approbation quant à ramener Jean chez lui.


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The Beast [pv Diane]

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